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Groupe EEUdF Oratoire

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Logo js.jpg    En France, ce groupe fait partie d'un des neuf mouvements pratiquant officiellement l'accueil de scoutisme.
Oratoire du Louvre

Savoir, Vouloir, Pouvoir

Savoir, Vouloir, Pouvoir
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Groupe mixte

Fondation : juillet 1923 et octobre 1925
Fondateurs : William Benignus, Jacqueline Blanc
Fermeture : {{{fermeture}}}
Chef(s) actuel(s) : Meute du Louvre : Akela

Meute des Pyramides : Rikki
Troupe : Muntjac
Compagnie : Marozi

Coordonnées
Adresse : 4, Rue Oratoire
Paris 1e
Téléphone :
E-mail :
scouts_(at)_oratoiredulouvre.fr
Site web :
http://oratoiredulouvre.fr/scout/
Unités
  • Meute du Louvre (nº136)
  • Meute des Pyramides (nº386)
  • Troupe (nº365)
  • Compagnie
  • Aînées et routiers
  • Anciennes unités :
    • Troupe II « Tribu de Cassiopée » (nº415)
    • Troupe III (nº573)
    • Compagnie
    • Meute « Fleur de Mowha » (nº181)
    • Meute à la Clairière (nº201)

48° 51' 41", 2° 20' 25"




L’Oratoire est actuellement un important groupe Unioniste, fort de deux meutes d’une trentaine de louveteaux chacune, d’une troupe de quatre patrouilles, d’une compagnie de quatre clans, et d’un groupe d’ainées et routiers.

Le groupe est attaché à une certaine tradition, qui se manifeste par l’absence de co-éducation horizontale en Branche Moyenne (troupe et compagnie séparées) et d’avoir conservé la pédagogie des étoiles et des brevets pour les louveteaux (au lieu des pistes).

Sa devise est : Oratoire : Savoir, Vouloir, Pouvoir !

Histoire

La paroisse


Searchtool.svg Voir l’article détaillé : wp-fr:Temple protestant de l'Oratoire du Louvre


Il est important de dire un mot sur la paroisse de l’Oratoire. L’église (temple) fut donnée aux protestants en 1811 par Napoléon. Depuis l’Oratoire du Louvre est en quelque sorte un lieu symbolique et une « vitrine » du protestantisme en France. De ce fait le paroisse jouit d’une forte population en plus d’être idéalement situé à Paris, ce qui n’est pas à négliger sur l’historique purement scoute.

Avant guerre

En juillet 1923 est annoncée dans les circulaires de la paroisse, la création d’un groupe d’éclaireurs par messieurs Thiers et Olivier Monod. Mais la troupe ne semble pas avoir été affiliée. Le scoutisme arrive donc tardivement à l’Oratoire, les troupes de Passy (1912 et 1921), Étoile (1917) et Luxembourg (1921) entres autres, existent déjà depuis longtemps à Paris.

Octobre 1925, après une année à Passy, Jacqueline Blanc crée la première Meute (nº136). En octobre 1926, une deuxième meute voit le jour. Cette même année, Willi Benignus, dont le totem est « Cagou », fonde la première Troupe (nº365).

La troupe campe deux années de suite avec la troupe de Passy, en 1928 à Malbuisson (Doubs), puis à Saint-Cénery-le-Gérey (Orne). Lors de ce camp, les éclaireurs viennent à bout d’un feu qui s’était déclaré dans une grange[1].

Très vite le groupe voit l’apparition d’éclaireuses et petites ailes, puis une deuxième troupe en 1929 (nº415).

En janvier 1930, le groupe est ainsi constitué : (EUF)

  • Oratoire I, foulard vert bordé blanc.
    • Meute nº136 — CM : Gabby Hermann (épouse William Benignus le 6 mai 1931)
    • Troupe nº365 — CT : Georges Faure.
  • Oratoire II, foulard vert bordé blanc.
    • Meute « Fleur de Mowha » nº181 — CM : Odette Kastler.
    • Troupe nº415 dite « Cassiopée » à partir de 1935 — CT : Pierre Marcel.
  • La Clairière, foulard gris bordé bleu.
    • Meute nº201 — CM : Reine Roulet.

Le pasteur est André-Numa Bertrand, qui sera par la suite Président du Mouvement. En comptant les éclaireuses et petites ailes, le groupe compte 300 jeunes.

En 1931, la première Équipe (nº32) de routiers apparaît.

25 éclaireurs de l’Oratoire participèrent au camp national de Walbach 1936, le chef de troupe Kastler était aussi chargé d’accueillir les éclaireurs étrangers du sous-camp. On compte cette année là 244 jeunes.

Le groupe local pris l’habitude d’organiser une grande fête annuelle dès 1928. Le plus grande fut surement celle du 21 février 1937 : les 13 unités firent de nombreux numéros, dont Le Bourgeois Gentilhomme dont Jacques Guérin-Desjardins, alors routier, régla la mise en scène. Ces fêtes ont généralement lieu à l’Union de Paris.

En mars 1937, la troisième troupe est affiliée (nº573)

En 1939, le groupe compte 3 meutes, 3 troupes, et 4 équipes de routiers (sans compter les unités féminines). Les locaux sont 1, rue de l’Oratoire et 38, rue des Jeûneurs pour les troupes.

Baden-Powell à l’Oratoire

Le 13 décembre 1936, Robert et Olave Baden-Powell sont à Paris, ils participent au culte à l’Oratoire avec 1500 EUF. Ce voyage marque les 25 ans des mouvements EUF et EDF.

Il fut salué par François de Witt-Guizot, président des EUF et le pasteur AN Bertrand, vice-président. Lors de ce weekend, BP recevra la grand-croix de la Légion d’honneur. L’interprète officiel est Jacques Guérin-Desjardins qui vient de transmettre sa fonction de Commissaire National des EUF au pasteur Jean Gastambide.

Le dimanche après-midi, le couple Baden-Powell sera accueilli par 25 000 scouts, éclaireurs, guides, éclaireuses, louveteaux, petites-ailes et routiers dans l’espace de la foire de Paris (porte de Versailles).

Troupe Cassiopée

En 1930 la troupe (aussi appelée tribu de Cassiopée) est composée de trois patrouilles « archi-combles » : Chamois, Léopards, Termites. Elle campe à Evreux avec Oratoire I pour Pâques. Le camp d’été a lieu dans les Ardennes belges[2].

Le camp d’été 1931 se tient à Morgins, près de Cannes.

1935, la troupe est constituée de 3 patrouilles : Castors, Léopards et Dauphins.

Jacques-Henri Schloesing, venu de Roquépine, devient chef de troupe en 1937. À la déclaration de guerre, il s’engage dans les FAFL.

Lors d'un camp à Saint Front en Haute-Loire un incendie éclata à l’improviste dans la maison d’un village que la troupe « Cassiopée » traversait. Sous la direction de J.-H. Schloesing les éclaireurs se mirent immédiatement en action pour venir à bout du feu. Ému jusqu’aux larmes, le maire du village demanda aux villageois de leur servir un festin improvisé en plein air qui leur fit oublier les traditionnelles nouilles trop cuites de nos repas habituels…

Les Routiers de l’Oratoire

L’équipe I qui porte le nom de Bernard Palissy, et créée en 1936 forme un équipe de « Routiers chanteurs ». Lors du conseil national des E.U. de Montbéliard, l’équipe chante Allègrement écrit et composé par Jean Riou, le chef d’équipe. Le succès est tel que la chanson est publié dans le chansonnier Le Coq.

Après Guerre

Jacques Guérin-Desjardins est nommé responsable de la jeunesse.

La reprise du scoutisme après la Guerre est compliquée : les locaux manquent (le groupe ne dispose plus des locaux de la rue des Jeûneurs) et changent souvent, et le manque de chef empêche ainsi la meute de camper en 1946 et 1947.

Les effectifs en 1948 sont les suivants : une envolée, deux compagnie et une équipe d’éclaireuses aînées à l’Oratoire et une compagnie à la Clairière, une meute trop nombreuse, deux troupes et une équipe de routiers à l’Oratoire et une meute à la Clairière. Soit 250 enfants pour 19 chefs. L’importance du groupe fit qu’il devint un district à part entière.

En 1949, Guérin-Desjardins expose le projet de la construction d’une maison de jeunes à Neuilly. Finalement la préfecture de la Seine met à disposition deux boutiques rue Saint-Jacques. Ces salles une fois aménagées seront le local des éclaireuses, les louveteaux et les petites ailes seront rue de l’Oratoire, mais il n’y a toujours rien pour les éclaireurs.

Escargot Bavard, Suède et films

À Noël 1949 paraît le numéro 0 de l’Escargot Bavard, journal de la troupe Oratoire II. En à la rentrée 1951, le journal devient commun aux deux troupes, puis à la rentrée au groupe entier. Le dernier numéro paraît en juin 1953. Sa devise est Chi va piano, va sano, chi va sano va lontano puis juste Chi va piano, va sano la dernière année.

Les deux troupes campent en Suède à l’été 1950.

«  Dans l’Escargot Bavard, on lit de volumineuses nouvelles du camp d’été en Suède : visites à l’ambassade de France, varicelle. Le Danemark vu sous tous ses angles, mais du camp, point de nouvelles. On nous en promet dans le prochain numéro. Partience ! »

dans le Sois Prêt numéro 271, janvier 1951

Le voyage se fait en bus. Il est si lent qu’il est naturellement surnommé Escargot Bavard, comme le journal.

De nombreux films sont fait ces années là :


Les effectifs en 1959 sont les suivants : 188 jeunes, dont 38 petites Ailes, 45 éclaireuses, 3 meutes pour 72 louveteaux, une troupe de 28 éclaireurs, 8 routiers et 16 chefs.

Mais le recrutement des chefs reste toujours le problème principal, malgré les annonces dans la Feuille Rose (circulaire paroissiale). En voici un exemple :

« Connaissez vous la règle de trois ?
Celle qu’il faut appliquer aux chefs et cheftaines scouts :

  1. Être trois par unité (1 titulaire, 2 adjoints)
  2. Rester trois ans, et ensuite s’engager dans d’autres activités.
  3. Être trois fois plus nombreux qu’avant, parce que les classes d’âge à encadrer sont aussi trois fois plus nombreuses. »
pasteur Reymond, FR nº390, été 1959

Années 1960 et 1970

En 1961, la patrouille des Gazelles gagne Trivaux. Les deux troupes participent au camp national au Malzieu.

Les effectifs chutent, et en mars 1963 on compte 32 éclaireuses avec 4 cheftaines, 37 louveteaux avec 6 cheftaines, 35 éclaireurs avec 3 chefs, 14 routiers. Il n’y a plus de petites ailes ni d’éclaireuses aînées. Au total : 118 jeunes et 15 responsables.

Le chef de troupe Jean Cabane se rend avec deux éclaireurs au jamboree de 1967 aux États-Unis.

Puis en 1970 les effectifs remontent : 34 PA avec par 3 cheftaines (contre 22 en 1969), 33 louveteaux avec 3 cheftaines (contre 30 en 1969), 24 éclaireurs avec par 2 chefs (contre 17 en 1969), 18 éclaireuses, sans cheftaines, qui fonctionnent en clans libres (contre 31 en 1969), 15 éclaireuses aînées et routiers formant un groupe de JEU avec un conseiller.

En 1971, la meute deviens mixte, les pratiques remises en cause. Ainsi le chef de meute Laurent Vincent supprime les étoiles et les brevets, et adapte le texte de la Promesse. Ses successeurs les remettrons en place…

Recréation et dédoublement

Mât de Troupe, été 1995

Dans la deuxième moitié des années 1970, il ne reste qu’une meute. Il faut attendre 1980 pour qu’une Troupe et une compagnie réapparaissent.

En 1982, la troupe compte 3 patrouilles : Hermines, Panthères, Écureuils. Elle participe au camp national Plein feux sur l'aventure. Mais entre septembre 1982 et septembre 1983, la troupe cesse son activité. Pendant ce temps, la patrouille des Écureuils poursuit des activités en jumelage avec la troupe du Luxembourg.

En 1983, les frères Pernot relancent la troupe. Débutant avec deux patrouilles, Chamois et Loups, la troupe s’agrandit avec deux nouvelles patrouilles : les Lynx (1984) et les Cobras (1986). Le journal de troupe prend le nom de "Vert et Blanc".

En 1991, un deuxième meute est créée. Les deux, meutes s’appelleront respectivement Meute Oratoire du Louvre et Meute Oratoire des Pyramides. La troupe crée une cinquième patrouille, les Léopards, en 1991, puis une sixième, les Aigles, en 1993. La compagnie, qui compte alors deux clans, les Dauphins et les Goélands, s’agrandit aussi avec les Koalas en 1993.

La création d‘une septième patrouille, les Ours en septembre 1995, entraine la division de la troupe en deux : la Troupe Oratoire du Louvre et la Troupe Oratoire des Pyramides qui n’auront qu’une existence éphémère.

Les locaux sont au 6e étage du 4, rue de l’Oratoire. Pendant un temps, les louveteaux occupaient des locaux à Roquépine. En 1999 la tempête détruit la toiture, ce qui amena de grands travaux. La ville de Paris, propriétaire de l’immeuble, demanda qu’on ne réinstalle pas la jeunesse au 6e, par sécurité. Depuis les unités ont 3 salles au 1er étage (les deux meutes et la compagnie), et la troupe est au rez-de-chaussé avec la cour.

Aujourd’hui

2001 marque les quatre-vingt-dix ans des éclaireurs unionistes. À cette occasion une grande fête fut organisée les 10 et 11 novembre au temple du Saint-Esprit (rue Roquépine), le groupe local y participa activement.

En 2003, l’Oratoire fête ses 20 vingt ans. Cet anniversaire marque en fait la recréation de la troupe, l’annonce valut une réponse d’anciens qui rectifièrent les dates : le groupe existe alors depuis 78 ans !

La Meute Oratoire du Louvre se jumelle à celle du Luxembourg pour le camp d’été 2010. Un foulard marron bordé orange est adopté pour unifier les meutes.

En 2011 la Meute des Pyramides et la Compagnie — jumelée avec celle de Passy — campent dans les deux Sèvres pour le camp du centenaire Phare-Ouest. La Meute du Louvre fait camper celle du FSA dans le Poitou avec comme thème la Saint-Wladimir (imaginaire du Sceptre d’Ottokar des aventures de Tintin) avant de rejoindre le camp centenaire des Yvelines. La Troupe campe en Franche-Comté Bourgogne.

En 2010, 2012 (Tarn) et 2016 (Normandie), la Troupe fait camper la Compagnie, faute de directrice de camp.

En 2013 et 2014, la Troupe campe en Charentes au Château de St. Maigrin.

En 2018, la Meute Oratoire du Louvre et la Meute Oratoire des Pyramides campent ensemble.

Unités

L’Oratoire est sans conteste un des plus gros groupe locaux unionistes. Comme la majorité d’entre eux, certaines unités se sont créées puis on disparues.
À noter qu’il existe en 1922 une troupe Paris-La Clairière, dans le secteur sud de la région de la Seine, il s’agit très certainement d’un homonyme. La Clairière est un centre social créé par la paroisse de l’Oratoire en 1911. Une meute s’y créer en 1930, prenant d’abord un foulard gris bordé bleu pour prendre l’année suivante le nom d’Oratoire III « La Clairière » avec le même foulard que le groupe, vert bordé blanc. Les louveteaux montent dans les troupes de l’Oratoire.
Enfin une première troupe serait apparue dès 1923, sans être affiliée.

  • Troupe I (nº365) créée en 1926, dite Gaspard de Coligny dans les années 1950. Disparaît dans les années 1960 ou 1970
  • Troupe II (nº415) créée en 1928, dite Tribu de Cassiopée (W) dès 1930. Disparaît dans les années 1960 ou 1970.
  • Troupe III (nº573) de 1936, disparue avant 1948.
  • Troupe Oratoire du Louvre, depuis 1983.
  • Troupe Oratoire des Pyramides de 1995 à 1997.
  • Meute I (nº136) créée en 1926. A-t-elle été interrompue depuis ?
  • Meute II « Fleur de Mowha » (nº181) de 1927 à 1930.
  • Meute III « La Clairière » (nº201) créée en 1930, avérée en 1948.
  • Meute II (nº386) créée en 1937, disparue avant 1948. Il y a pourtant une deuxième meute dans les années 1950
  • Meute Oratoire du Louvre, depuis 1991.
  • Meute Oratoire des Pyramides, depuis 1991.
  • Envolée de Petite-Ailes, avérée en 1940 et 1952.
  • Compagnie (Section), avérée en 1940 et 1952. Depuis 1981.
  • Compagnie (Section) II, avérée en 1940 et 1952.
  • Compagnie (Section) III, avérée en 1940.
  • jusqu’à 4 Équipes de Routier (nº32, nº90, nº91, …) dans les années 1930 et 1940, et Équipe d’Éclaireuses Aînées.
    BAU Mixte depuis les années 2000.

Voir aussi


Notes et références


  1. Voilà Passy, p.40, décembre 1999.
  2. Journal des éclaireurs, 6e année, nº9, 1er mai 1930.