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Groupe EEUdF Montauban

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Logo js.jpg    En France, ce groupe fait partie d'un des neuf mouvements pratiquant officiellement l'accueil de scoutisme.
Montauban - "Casalis-Salvané"

Qui ne risque rien n'est rien

Qui ne risque rien n'est rien
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Groupe mixte

Fondation : 1913
Fondateurs : Alfred-Eugène Casalis
Fermeture : {{{fermeture}}}
Chef(s) actuel(s) : Lagard
Coordonnées
Adresse : Montauban
Téléphone :
E-mail :
[mailto: ]
Site web :
http://eeudfmontauban.blogspot.com
Unités
  • Meute

44° 0' 54", 1° 21' 11"




Le groupe "Casalis-Salvané" est un groupe fondé en 1913 à Montauban. Il fait partie des éclaireuses et éclaireurs unionistes de France, son foulard est bleu bordé de blanc et sa devise est Qui ne risque rien n'est rien.

Présentation historique

Cet article repose sur le travail de Ruben Sartori, ancien CT et archiviste du groupe.

Casalis - Salvané

1913 - 1914: La création

La troupe de Montauban fut fondée par Alfred-Eugène Casalis, un jeune-homme de 17 ans à peine, étudiant à la faculté de théologie de Montauban. La formation de la troupe a été annoncée dans le N° de L’espérance d'avril 1913 et elle fut affiliée aux Éclaireurs Unionistes de France le 30 novembre 1913 sous le n° 53.

Un raid d’Éclaireurs 1914 :

« 3 Éclaireurs de la troupe de Montauban P. et G. GARRISSON et D. MONREJA, âgés respectivement de 20, 16 1/2 et 15 ans, ont fait dernièrement un raid de 58 kilomètres en terrain très accidenté. Partis de Montauban à 5 heures du matin, au bout de 30 kilomètres la fatigue commence à se faire sentir, mais la petite troupe continue jusqu'à Bruniquel, terminus d'aller, où elle arrive à 10h20. Déjeuner au bord de l'eau. Le retour à lieu à 11 h. 30 et l'arrivée à 17 heures au campement des Éclaireurs Montalbanais. NDR : En félicitant nos amis de leur endurance, nous tenons à dire toutefois que nous devons laisser aux professionnels les performances, les records qui sont le fait d'une minorité ou de quelques individus. Ils peuvent avoir d'ailleurs les plus graves conséquences pour les organismes en voie de croissance.  »

L’Éclaireur Unioniste n° 5, mai 1914, p. 79.

Pâques 1914 :

« Pendant les vacances de Pâques, la troupe, sous la direction du professeur Perrier, va dans la vallée de l'Aveyron explorer les grottes creusées à Bruniquel, dans le flanc des causses et qui servirent d'asile aux populations préhistoriques.  »

L’Éclaireur Unioniste n° 6, juin 1914, p. 96.


1914 - 1918: La grande guerre

Rapport d'activités fin 1914 :


Rapport d'activité du début de l'année 1915 :

« Nous sommes heureux de pouvoir envoyer de bonnes nouvelles de notre troupe et de notre chef, qui est toujours en garnison à Castelsarrasin. Ces derniers temps, nous avons reçu trois pieds-tendres ce qui nous a permis de former notre 5e patrouille. Le 14 février, nous avons été chargés par le préfet de vendre le petit canon de 75 au profit des soldats sur le front. dès le matin, nous sommes partis, deux par deux, et toute la journée nous avons parcouru la campagne, quêtant de ferme en ferme. Le soir, la recette dépassait toute espérance, et nous nous sommes séparés contents d'avoir fait notre possible pour améliorer les sort de nos frères qui combattent pour la Patrie. Dans la soirée du 6 mars, notre troupe a participé à un concert donné au profit des blessés. Le 14 mars, nous avons eu une grande sortie de toute la journée. au petit jour, par un temps gris, nous sommes partis pour le château de Piquecos. Là, nous fûmes reçus avec bienveillance par les habitants du village. Le temps gris s'étant changé en pluie fine, le maire, bon citoyen, nous reçut dans l'école. Nous fîmes cependant la cuisine dans la cour : bientôt 4 feux jetaient leurs flammes pétillantes, et 4 marmites ronronnaient en exhalant une odeur bienfaisante. Après le repas réconfortant, nous avons visité, depuis les oubliettes jusqu'aux combles, le vieux manoir d'où Louis XII regardait, il y a trois siècles, ses soldats investir Montauban et massacrer les Huguenots. Puis nous sommes revenus par Villemagne et la route de Bordeaux. Ce fut plein d'entrain, la tête haute, le corps droit que nous fîmes à 18 h. notre entrée à Montauban. Chacun en nous voyant défiler se disait en lui-même : "les soldats de demain". Oui, Éclaireurs, nous sommes les soldats de demain, et, si les plus âgés d'entre nous devront bientôt se servir du fusil et de la baïonnette pour repousser l’agresseur, nous, les jeunes, nous aurons à lutter contre des ennemis non moins redoutables, car c'est à nous qui restons qu'incombe la tâche de faire une France nouvelle !  »

Loup Noir, L’Éclaireur Unioniste n° 4, avril 1915, p. 23.


Sortie du Dimanche 2 mai 1915 :

« La troupe des Éclaireurs de Montauban est allé faire des exercices et des mouvements d'ensemble au camp de manœuvre ; ensuite chaque chef de patrouille à fait manœuvrer ses éclaireurs à part.  »

Gustave Garrisson, extrait du Cahier des rapports de la troupe de Montauban.


Avis de décès d'Alfred CASALIS 1915 :

« Alfred CASALIS - chef de la troupe de Montauban-. Il se destinait à la carrière missionnaire, et c'est dans ce but qu'il vint à Montauban commencer ses études de théologie. Dès son arrivée dans notre ville, il songea à y organiser une section d'éclaireurs unionistes. Il s'adressa aux membres de l'Union cadette qui lui en fournit les premiers éléments et le 30 novembre 1913, notre troupe était définitivement fondée. C'est grâce à lui que nous existons ; c'est donc à lui qu'allaient toutes nos espérances et tous nos vœux. A son départ, au début de cette année, sa place avait été laissée vacante dans l'espoir de son retour; Dieu en a jugé autrement ; il ne reviendra pas, hélas, exercer sur sa Troupe son influence bénie, mais son souvenir et son exemple vivent au milieu de nous. Nous avons reçu depuis son départ une seule lettre de lui, une dernières qu'il écrivit. Il s'adresse à tous ses éclaireurs, et les engage à faire "victorieux dans notre Patrie l'esprit Français qui aime la justice, la droiture et la liberté, tandis que nos pères et nos frères le font triompher au dehors", "En regardant des tombes de soldats, écrit-il encore, je me répétais ces mots : ils n'ont point aimé leur vie, ils n'ont point eu peur de la mort. quand on leur a crié : à l'assaut ! Ils ont vu les ennemis accoudés aux créneaux des tranchées, prêts à les fusiller sûrement, presque à bout portant, et ils sont montés sans hésiter. Beaucoup sont morts, les autres ont vaincus !". Quelques jours plus tard, le 9 mai 1915, notre chef regretté, illustrant ces belles paroles de son magnifique exemple, se jetait à l'assaut de la tranchée ennemie et tombait au champ d'honneur, frappé de deux balles en plein front... il est parti en nous laissant un bel exemple : jusqu'à la fin ; il a gardé son serment "Servir Dieu et la Patrie". Puissent ses éclaireurs se rendre dignes d'un chef tel que lui !  »

Loup Noir, l’Éclaireur Unioniste n° 7, juillet - août 1915, p. 43.


Formation de la troupe de Négrepelisse 1915 :

« A la suite d'une conférence faite par le Chef de la troupe de Montauban, une Troupe s'est formée à Négrepelisse; des chefs de patrouilles de Montauban y vont régulièrement pour "apprendre le métier" à leurs nouveaux camarades »

l’Éclaireur Unioniste n° 7, juillet - août 1915, p. 48.


Camp de Pentecôte 1915 :

« Les éclaireurs de Montauban ont campé à Pentecôte avec la troupe de Nérac. "Samedi soir 22 mai, 20 éclaireurs de la troupe de Montauban se sont rendus, sous la conduite de leur chef, à Port Sainte-Marie (Lot-et-Garonne). Arrivés à minuit, les deux chefs de Nérac nous attendent ; on dort sur la paille, au cantonnement que, sur la demande du chef, nous avait fait préparer le Maire. Le lendemain matin, le train nous emporte vers Nérac, où nous saluons la troupe d'éclaireurs. Après déjeuner, nous allons au culte ; puis les éclaireurs en troupe, précédés de clairons, visitent la ville et l'incomparable « Garenne » pleine de souvenir d'Henri IV, peuplée d'arbres centenaires aux troncs magnifiques, égayée par la gentille Baïse, véritable petit canal où certains éclaireurs essayèrent un canot construit par leurs camarades de Nérac. A 4 heures, les 2 troupes réunies, soit 50 éclaireurs, partent pour le « Martinet » où l'on devait camper. Les 6 klm, qui séparent Nérac du Martinet sont allègrement franchis, et à 6 heures les tentes montées, le camp installé un repos bien à propos vient réparer les forces des éclaireurs. Durant la nuit, alerte, reconnaissance des lieux et des environs jusqu'à 11 h ; puis le sommeil vint, et à 4 heures c'est avec regret que l'on quitta le lit moelleux de genêts et de fougères, qu'on plia les tentes pour se mettre en route, après un culte du chef de Montauban, pour la Sagüe à 10 km de là. Après un bon café préparé par le cuisinier de la troupe de Nérac, on part ; le chemin monte ; tous les éclaireurs se mettent aux charrettes qui portent les tentes. Enfin tout là-haut, à la Sagüe, auprès d'un grand lac assez profond, on monte les tentes une fois de plus, on déjeune. Dans la journée, tir à la carabine, natation, signalisation Morse, etc. Au crépuscule, culte du chef de Nérac, chants des éclaireurs, la Marseillaise ; la nuit se passa clame pour tous malgré le cri monotone des grenouilles et des chouettes … ! Le lendemain, à 6 heures du matin, les éclaireurs de Montauban prennent congé de la troupe de Nérac, qui devait rester là encore un jour, et reprennent le chemin du retour. Dix kilomètres en plein soleil eurent raison de quelques-uns, déjà fatigués par deux nuits passées sous la tente pour la première fois. Une gare se trouvait là, après le déjeuner sur l'herbe, le train nous emporta vers Port-Sainte-Marie, et de là vers Montauban, où nous arrivâmes le soir à 4 heures, fatigués, pas assez cependant pour ne pas rendre les honneurs aux drapeaux italiens qui pavoisaient la ville aux bravos des passants.  »

l’Éclaireur Unioniste n° 7, juillet - août 1915, p. 48.


Sortie du 18 juillet 1915 :

«  Les Éclaireurs de Montauban , tout équipés, sont allés manœuvrer au camp de manœuvre de manière a être prêt pour le camping de la fin du mois. Les exercices consistaient surtout à « Sac-à-dos » et « Sac-à-terre » le plus rapidement possible. Ensuite, toujours équipés, à franchir des obstacles. Vers 10 heures la troupe regagna la fraternité où après une amicale poignée de main chaque Éclaireurs regagna son domicile.  »

Gustave Garrisson, extrait du Cahier des Rapports de la troupe de Montauban.


Camp d'été itinérant du 1er et 7 août 1915 :

« Dimanche matin, 1er août, par le train de 7 heures, la troupe des Éclaireurs Unionistes de Montauban (composée de 40 éclaireurs), sous la conduite de leur Chef dévoué, s'est rendue à Laguépie. A Négrepelisse, jonction avec la nouvelle petite troupe à foulard rouge, bien disciplinée et quelques peu entraînée déjà par les Chefs de Patrouille de Montauban. Après avoir changé à Lexos, on arrivé à Laguépie au confluent de l'Aveyron et du Viaur. Traversée de Laguépie en rangs; derrière, la"bagnole", traînée par quatre éclaireurs, avance lentement dans les rues montantes. Après une longue marche sous un soleil de plomb, on s'arrête au bord du Viaur ; là-haut sur un rocher, Lagarde-Viaur, vieux village aux rues en pente et dallées, dont l’Église possède d'assez jolies peintures (notamment celle de l'Enfer), mais qui, malheureusement, ont été retouchées "modern style" ! ... La bagnole est loin ; un accident : les brancards ont cassé ... ! Mais qu'importe ? Un éclaireur n'est-il pas débrouillard ? Les brancards remplacés, on arrive, on déjeune ; un bon repas, un café non moins bon réparent les forces, et à 4 heures, en route pour Pampelonne, à 16 km. de là. La route est jolie. un ruisseau la suit. On monte allègrement d'abord, puis petit à petit les éclaireurs s'aperçoivent qu'ils ont des pieds. On fait une halte sous un pont ; causerie avec une vielle bergère "Setz des droles plans coma cal !" (vous êtes des jeunes gens bien comme il faut), dit-elle au Chef, et cela fit plaisir à entendre. On repart ; mais le ciel se couvre. L'orage ! Il tonne, les nuages sont rouges, d'un rouge d'incendie. On hâte le pas ; en avant une patrouille nous précède de 4 km. ; la bagnole avec l’arrière-garde suit derrière. "Est-ce loin Mirandol ?" demandons-nous - "Un kilomètre". Déjà les premières gouttes tombent, déjà les éclairs illuminent la route assombrie par la nuit. tout à coup, Mirandol, des maisons ... Sauvés ! Une ferme nous ouvre son hangar; la bagnole est à l'abri, nous aussi. toutes les pèlerines sont dépliées, et à 8 heures, sur un ordre du Chef, malgré la pluie qui tombe encore, on part pour Panpelonne : 6 km. Une de nos premières marches de nuit : avec quelle ardeur, malgré la fatigue, elle fut accomplie, et en chantant, en faisant vibrer les échos lointains des vallons endormis ; les chiens des fermes surpris jettent un aboiement fatigué ; et après nous, le silence, le grand silence des campagnes ! une lanterne électrique éclaire la route ; une montée : tous à la bagnole. Une ferme "Est-ce loin ? - Cinq kilomètres ; une heure, toujours tout droit." Dans la nuit, les petits s'accrochant aux bras des grands, les éclaireurs et la charrette, l'un poussant l'autre, on arrive à Pampelonne ; une étable nous y attends : on y dort, pas trop mal, ma foi. Le lendemain matin, en route pour Tanus, malgré le brouillard qui tombe ; culte, déjeuner, départ. A Tanus, on prend le train jusqu'au Viaur, où se trouve le fameux viaduc, un merveille : haut de 116 mètres, au-dessus d'un très joli cours d'eau, le Viaur large de 460 mètres, tout en fer avec une arche centrale de 220 mètres, tout en fer, il fit sensation sur les éclaireurs. Midi quatre ! Le train siffle à la sortie du tunnel ; on repart. Adieu viaduc sur lequel on repasse, adieu à Tanus. Bienvenue à Carmaux où un éclaireur unioniste de reins salue le chef, où les employés de la gare emplissent de café les gourdes vides. Le train repart ; là-bas dans la vallée, une cathédrale : Albi, le but presque involontaire de notre voyage. Beaucoup de monde à la gare, beaucoup de monde partout : Albi, avec ses 25.000 habitants est grande ville d'aspect. Après quelques démarches, un employé de la Mairie nous conduisit au cantonnement, l'école supérieure des jeunes filles, où deux chambres, avec beaucoup de paille, une cour aérée et bien pourvue d'eau, furent mises à notre disposition. Ici, toutes les particularités d'une installations qui dura quatre jours : effarement du début, train-train peut-être un peu monotone des derniers jours. Régulièrement le culte, les levers, les couchers, les repas … les repas surtout : c'est drôle comme les éclaireurs ont faim ! La jonction faite avec la troupe des Éclaireurs de France d'Albi fut des plus heureuses. L'intimité des eux nous rendit ce séjour très agréable que leur Chef, très dévoué, mis plus d'une fois à contribution, se fit toujours un plaisir de nous venir en aide. Avec eux, nous allâmes voir Saint-Juéry, d'où chaque jour de plains wagons d'obus partent à la conquête du sol perdu. Nous vîmes le Saut du Tarn, trop modernisé et peu pittoresque. Avec eux, nous chantâmes à 10 heures du soir la Marseillaise à pleins poumons, à la lueur d'un feu de Bengale. Après un dernier adieu très émouvant, nous quittâmes en train Albi, aux acclamations des éclaireurs de des albigeois … A Négrepelisse, nous quittâmes la petite troupe, joyeuse de son retour, le foulard rouge un peu froissé peut-être, le costume un peu fané, l'air plus éclaireur, moins « pied-tendre » que le jour du départ. Enfin Montauban ; en rangs, nous regagnâmes le local, la tête haute, les fanions déployés ; et la prière dite, après avoir remercié le Chef à qui revenait l'initiative de ce voyage, nous reprîmes joyeux, le chemin de nos maisons, où nous savions que nos parents nous attendaient, impatiemment malgré tout.  »

l’Éclaireur Unioniste n° 8, septembre - octobre 1915, p.p. 51 - 52.


Camp de Noël 1915 :

« Pendant les vacances de Noël[1], les éclaireurs unionistes de Montauban sont allés passer deux jours à Caylus (Tarn-et-Garonne). « Ils sont arrivés à Caylus, samedi soir à 9h; ils ont été reçus à la gare par la Municipalité et conduits à la Mairie, où ils ont pris le repas du soir et passé la nuit. Le réveil a été matinal. À 8h-et-quart a eu lieu le départ pour Loze, et c'est avec une allure martiale que nos braves Boys-Scouts ont traversé Caylus pour aller faire des exercices de montagne, traversées de ruisseaux par câbles, etc. Après un dîner champêtre sur la place de Loze, la petite troupe est rentrée à Caylus à 6 heures. Le chef de troupe a voulu montrer encore l'entraînement habituel de ses éclaireurs et a donné l'alerte à 7h. C'est avec empressement que tous ont répondu à l'appel et sont partis gaiement en marche jusqu'à 10h du soir. Ils se sont ensuite rendu chez M. Cazaban, Conseiller Municipal, qui les avait invités à prendre un rafraîchissement, ne voulant pas les laisser partir sans leur dire un cordial adieu, et les remercier d'avoir bien voulu venir dans la cité caylusienne, où ils ont pu apprécier notre camp d'instruction si recherché et prendre un peu contact avec les militaires que nous avons actuellement.  »

D'après un journal local[2].


Création d'une équipe de Foot-bal1916

« Les troupes d’Éclaireurs Unionistes, qui ont une équipe de foot-ball et qui voudraient jouer amicalement contre le « Scouting-Club Montalbanais », sont priées d'écrire au Second de Patrouille Georges Piquenal, rue Armand Fallières, à Montauban. »

L’Éclaireur Unionisten° 1, janvier 1916 p.8.


« Malgré l'absence d'un de leur chefs, Lasbats, actuellement blessé et en convalescence, les Éclaireurs de Montauban ont continué leurs sorties du dimanche matin. Le dimanche avant Noël, ils ont passé toute la matinée sous la pluie à couper du gui, puis sont allés le distribuer aux blessés de deux hôpitaux et les ont aidés à en orner leurs chambres. Ils viennent d'être encore éprouvés par la perte momentanée de leur chef de troupe et fondateur, Alfred Casalis, pris par le service militaire.  »

L’Éclaireur Unioniste n° 1 – 15 janvier 1916.


Visite du CN, Jean Beigbeder, Z'oeil de chouette à la troupe de Montauban, le 12 mars 1916 :

« Enfin le grand jour est arrivé : pour la première fois depuis la fondation de notre troupe, nous recevons la visite du Commissaire National Jean Beigbeder. Aussi ce matin, toutes les patrouilles sont complètes, et au nombre de 50, les Éclaireurs se rendent à la gare de Villenouvelle pour recevoir la petite troupe de Négrepelisse. A 10 h les patrouilles sont bien en rang sur l'allée principale du Cours-Faucoult, les clairons sonnent le garde-à-vous et le Commissaire National s'avance, accompagné de notre Chef de Troupe. Après avoir passé en revue chaque patrouille notre Chef nous adresse la parole : « A nous, Éclaireurs, incombe la tâche de faire la France daprès la guerre ; pour cela soyons prêt et surtout restons fidèles à notre Serment. Ne soyons pas semblables aux bateaux à voiles qui se laissent mener par le vent et les courants, mais aux bateaux à vapeur qui ont la force de marcher droit devant eux, toujours dans le bon chemin ». Ensuite eut lieu la décoration de la patrouille du Lion pour l'assiduité de ses éclaireurs : 2 absences sur 35 présences depuis le début de l'année. Le Chef de Troupe nous adresse à son tour quelques exhortations. Puis eut lieu le défilé durant lequel nous eûmes la joie d'être applaudi pas les nombreux spectateurs. Enfin, pour terminer on exécute une charge, après quoi les Éclaireurs bien en rang regagnèrent le local.  »

Gustave Garrisson, extrait du Cahier des rapports de la troupe de Montauban.


« Nous avons été heureux d'avoir, pour la première fois depuis la fondation de notre Troupe, la visite du Commissaire National. Le dimanche matin, 12 mars, il nous passait en revue avec la troupe de Nègrepelisse venue dans notre ville à cette occasion. Nous étions tous présents, et, au nombre de 60, nous avons défilé devant notre chef. Au cours de cette revue, une médaille fur remise à la patrouille du Lion, dont les éclaireurs s'étaient montrés les plus assidus et les plus zélés depuis le début de l'année. Le soir du même jour, une grande manœuvre fut organisée. La troupe était divisée en trois parties : deux d'entre elles, alliées, devaient opérer leur jonction, la troisième devait les en empêcher. La jonction eut lieu sans aucune rencontre avec l'ennemi ; celui-ci était pourtant sur la bonne voie, et suivit de près un des partis alliés sans pouvoir toutefois le rattraper. Depuis la venue du Commissaire National, notre activité s'est poursuivie de plus belle. De nombreux pieds-tendres nous ont permis de former une huitième patrouille, et, si des novices se présentent encore, d'augmenter l'effectif de chacune d'elles, sans en former de nouvelles. Sur le conseil de Commissaire National, nous ferons dimanche prochain notre première sortie de patrouille, ce qui permettra de se spécialiser signaleurs, pionniers, téléphonistes. Enfin au cours de nos réunions du mercredi soir, les Chefs de Patrouille prennent la parole, à tour de rôle, sur un article de la Loi ou du serment, ou sur le métier d’éclaireur en général.  »

L’Éclaireur Unioniste n° 3, mars 1916, p.p. 23 - 24.


Le 2 avril 1916, prestation de serment des chefs de la troupe :

«  Le dimanche 2 avril, à eu lieu la prestation de serment des chefs de notre troupe. A 3 h. 1/2, toutes les patrouilles sont rangées devant le local. arrivée à Beausoleil, la campagne de notre Chef, gracieusement mise à notre disposition pour la cérémonie, on fait halte, on forme les faisceaux et nous venons nous assoir sur les bancs qui nous ont été réservés. De chaque côté de la cour, flottent des drapeaux tricolores ; au fond, un faisceau des couleurs alliées rappellent à tous las circonstances qui rendent encore plus solennelle cette cérémonie. MM. Doumergue et Lafon, qui doivent la présider, arrivent bientôt. nous commençons par chanter debout "Roulez tambours" ; puis M. Doumergue fait la prière et nous lit plusieurs passages de la Bible se rapportant au serment et à la conduite que doit avoir un jeune homme chrétien. après un nouveau cantique, il nous explique ce qu'est pour nous ce serment : pour beaucoup hélas ! porter des pantalons longs, fumer une cigarette, c'est là tout ce qui est nécessaire pour se dire un homme. Eh ! bien, pour nous, Éclaireurs, prêter serment, c'est-à-dire faire une promesse librement consentie par amour du bien et pour l'avancement du règne de Dieu sur la terre, voilà ce que c'est que devenir un "homme" dans le sens le plus beau du mot. Une promesse faite, il faut la tenir, ou bien on est un parjure, un traître, une créature digne du mépris de tous. Or, nous ne prêtons serment à aucun de nos semblables ; ne nous serait-il donc pas facile de rompre ce fil, dès que des circonstances difficiles sembleraient nous y engager, quitte à le renouer après ? Non, car c'est à Dieu qui voit et entend tout, qui est à chaque instant auprès de chacun de nous, et qui, un jour nous demandera compte de chacun de nos actes. Mais Dieu n'est pas à nos côtés seulement pour nous surveiller et nous punir ; en Lui aussi, nous trouvons la force nécessaire pour tenir notre serment et pour nous rapprocher toujours plus du Christ, notre idéal. Ensuite a lieu la prestation de serment : D'abord le Chef de Troupe Garrisson, puis le Chef-adjoint Alzas et les huit Chefs de Patrouille font chacun à l'appel de leur nom la promesse de l’Éclaireur. C'est le corps droit, la tête haute, et le bras loyalement étendu en avant que nous nous sommes engagés dans l'Armée du Christ, pour faire triompher sur la terre le règne de la justice et du bien. M. Lafon prend ensuite la parole : il évoque en nous le souvenir, toujours vivant pour ceux qui l'ont connu, de notre Chef Alfred Casalis. D'abord sa bonne et douce figure, toujours empreinte de gaieté et de bonne humeur ; puis son amour pour nous, les Éclaireurs de "sa troupe" : c'est grâce à lui en effet, que nous existons. Enfin il relit avec nous la dernière lettre que nous reçûmes de notre regretté fondateur, et il nous montre combien les conseils et les exhortations de cet Éclaireur modèle doivent rester à tout jamais gravés au fond de notre cœur. Après le chant du cantique "Jeunesse ardente", il termine la cérémonie par la prière.  »

L’Éclaireur Unioniste n°6, juin 1916, p. 56.


Le 14 juillet 1916, la troupe forte de 9 patrouilles et de 60 éclaireurs reçoit en présence des autorités civiles et militaires son drapeau tricolore.

«  Vendredi matin 14 juillet, dès 6 heures, la Fraternité était envahie par les Éclaireurs qui, sac au dos, la pèlerine bien roulée, attendaient avec impatience l'heure du départ ; un coup de sifflet du Chef, et, bien en rangs, la troupe entière se dirige vers la promenade du Cours-Foucault où doit avoir lieu, devant les troupes, la remise du drapeau. Le Garde-à-vous retentit, le Colonel Jacquin s'avance ; il passe ses soldats en revue, puis lentement, avec son officier d'ordonnance, il passe sur le front de notre troupe. Ah, comme chacun alors se raidit, comme chacun est fier d'être Éclaireur, fier de faire partie de cette cohorte qui, au travail depuis deux ans, se trouve maintenant à l'honneur ! Le colonel est passé… ; sur un simple commandement du Chef "En colonne à droite !" sans une hésitation, sans un flottement, les Éclaireurs alertes défilent devant les troupes et viennent se placer devant la tribune officielle. Le drapeau déplié, agité par le vent, est remis à l'aide de camp du colonel, qui le remet au Chef-adjoint Alzas, un peu pâle peut-être, mais pâle de pâle émotion, de patriotique fierté. Le colonel dit en quelques mots émouvants ce qu'est un Drapeau, que seul il doit être le grand renom du soldat, l’emblème de la Patrie, pour qui, le sourire aux lèvres, l'on meurt. Puis le défilé commence : les troupes d'abord, les Éclaireurs ensuite. Le Chef marche en tête, suivi du Drapeau et de sa garde d'honneur, puis viennent les neufs patrouilles (dont la patrouille de Négrepelisse) en colonnes sur trois rangs ; bien au pas, la tête haute, conscients de leur valeur, les Éclaireurs défilent devant la foule des parents et des amis, connus et inconnus ; et quand le Drapeau déployé, étalant fièrement ses trois couleurs et sa devise "Dieu et France - Sois Prêt" passa devant la tribune officielle, tous, officiers et civils, se découvrirent, et, d'un commun accord, la foule, chapeau bas, éclata en bravos. tous alors, du chef à l’Éclaireur, nous sentîmes passer dans nos âmes comme un frisson d'amour pour la Patrie, pour Dieu, pour notre métier d’Éclaireur ; et tous, d'un commun accord, muets, nous jurâmes sue ce Drapeau de suivre jusqu'au bout coûte que coûte, la voie sacrée vers toujours plus d'Amour, de Justice et de Charité.  »

Pierre Garrisson, Chef de Troupe. L’Éclaireur Unioniste, septembre - octobre 1916, p.p. 67 - 68.


Une patrouille de pionniers de Montauban apparaît en couverture et en article dans L’Éclaireur Unioniste de février 1917 (n°2, 4e année). La même année, le Chef de Patrouille Macabiau et l'éclaireur CABANIS reçoivent le diplôme jaune.[3]


Rapport d'activité 1917 :

« Nous avons clos l'activité du semestre par un concours de patrouilles ; il a été tenu compte, pour le classement, des présences ( du 28 janvier au 18 mars), des examens passés et de certaines épreuves pratiques. Nous avons évalué par points et de la manière suivante l'activité des diverses patrouilles : Présences du C.P. : 5 points, s'il est en retard 3 points. Présences du S.P. : 3 points, s'il est en retard 2 points. Présences de l'éclaireur : 2 points, s'il est en retard 1 point. Pour les examens, nous avons adopté la valeur indiquée dans l’Éclaireur Unioniste de décembre 1916. Le concours s'est terminé par une démonstration pratique portant sur la tenue, la signalisation Morse, l'installation d'un feu, les nœuds , et comprenant quelques exercices pratiques d'ambulancier. Des points ont été donnés pour chacune de ces épreuves ; le total obtenu par chaque patrouille a été divisée par le nombre d'éclaireurs qui composent cette dernière ( 6 à 8). La patrouille des Loups s'est classée première, et a remporté le prix de 10 fr. qu'elle devra employer à l'achat de matériel utile à sa spécialité. »

l’Éclaireur Unioniste n° 5, mai 1917, p. 40.

Rapport d'activité 1918 :

« le 23 et 24 mars sortie : partie en bicyclette, partie... en train à Négrepelisse et au camp Américain voisin. Partie très réussie. Accueil charmant des Americains qui sont devenus nos amis. Chaque patrouille met en culture un champ dont la récolte sera attribuée en partie aux troupes envahies. »

Le Vieil ours des Blanches Neiges. l’Éclaireur Unioniste n° 6, juin 1918, p. 93.

1918 - 1928: Les années folles

Rapport d'activités du 27 février 1921 :

«  Le dimanche 27 février nous nous trouvions tous réunis au bois de Tempé. Deux de nos anciens chefs de troupe étaient des nôtres. Quadruple prise de fanions et la manœuvre des contrebandiers. Après ces deux manœuvres parfaitement réussies, plusieurs Éclaireurs, pour la plupart élèves de l'Institut Jan Calvin, prêtèrent serment et notre ancien Chef, le Pélican nous adressa quelques mots. Projets de camp pour Pâques.  »

L'Éclaireur Unioniste n° 4 – avril 1921.

Rapport d'activités du dernier trimestre de l'année 1921 :

«  Réorganisation, voilà le programme suivi par les E.U.M.N. pendant ce dernier trimestre. Dix nouveau et seulement treize anciens, se réunissent dès le commencement d'octobre. Heureusement que le Pélican est là pour nous lancer, et trouve une combinaison vraiment adéquate pour suppléer au manque de chefs : division de chacune des deux patrouilles en deux clans ayant à sa tête un S.P.. La troupe se dirige par conseil des chefs. Assez bons résultats, mais manque un peu de cohésion. La dernière sortie est réussie : cuisine dans les ruines du château de Penne et visite de trois grottes supermahous. L’année s’achève par un chic conseil de chefs de secteur (Voir rapport du Pélican). Les louveteaux prospèrent. Grands espoirs pour 1922.  »

L'Éclaireur Unioniste n° 3 – février 1921.

Rapport d'activités1922 :

« Travail organisé ; le mercredi soir, avant le conseil des chefs, cercle d'études sur la formation des chefs et des éclaireurs. Sorties de chefs, préparant la prochaine sortie de patrouille, donnent assez bons résultats. Mais la régularité des éclaireurs (?!). Du 15 au 22 avril, camp avec la troupe d'Agen (à Saint-Marcel), mélange de pluie et de soleil. une grotte artificielle nous contient tous. Le 20, visite du C.R. qui nous apporte un plein sac de gaieté... et le nouvel manuel. Le 21, grande ballade aux coteaux (grotte), à noter surtout une manœuvre de nuit (grande terreur d'un invité) transbordeur à débarquement automatique, balançoire à chocs excellent après les repas. 6 et 7 mai. Visite de Z'oeil !!départ de lui et de quelques chefs le samedi soir pour le bois de Tempé (nuit épatante)... Arrivée de la troupe le dimanche matin (exercices de pionnier). Le soir, promesse des cheftaines et sizeniers de la meute. Le 10 mai, représentation de cinéma. en particulier : le camp de Compiègne (recommandée) et les Chevaliers de la table carrée. Les Éclaireurs et les EDF y assistent, peu de monde, malgrè la propagande, maigre bénéfice pour la CF mais gros effet moral, on organise une loterie.Le 14, participation à la fête de la Gerbe. L'apparition du nouveau manuel rétablit les séries de passation d'examens.  »

Signé, la Cigogne soupirante, Jean Bordreuil. L’Éclaireur Unioniste n° 12 – 15 juin 1922.

Rapport d'activités du début d'année 1924 :

«  Concours de décoration de coins de patrouille gagné par les Loups, suivis de très près par les Aigles. Traversée de la forêt de Montech ; nous avons essayé sur 5 kilomètres de parcours et à travers buissons et ronces de conserver la direction Nord-Sud. Ce n'est qu'avec la nuit que nous avons atteint la lisière, à 300 mètres du point visé. Feu de camp sur les bord du canal du Midi. Totemisation.  »

L’Éclaireur Unioniste n° 5 – mars 1924.

Rapport de reprise d'activités 1924 :

«  Sylu nous quitte. Le 5 octobre: Conseil des chefs. Répartition des 40 EU en cinq patrouilles. Le 13 octobre : Trois louveteaux passent aux EU en franchissant le Tescou sur une corde tendue. Beaucoup d’espérance pour l'année qui vient. Sanglier solitaire et Lévrier blanc vous en souhaitent autant.  »

L’Éclaireur Unioniste n° 20 – novembre 1924.

Rapport de la patrouille des Renards du 12 octobre 1924 :

«  Le douzième jour de la 10ème lune. Les guerriers de la ville grise aux deux ponts d’où l’on voit la montagne quand changera le ciel » se réunissent sous le même wigwam pour tenter une expédition vers le levant. Sont présents : Le Sanglier solitaire des cimes neigeuses qui est le nouveau sachem de la thira et aussi le Cerf subtil des forêts d’émeraude qui va bientôt quitter son clan mais a voulu le voir encore une dernière fois. Les Renards sont présents, s’étant augmenté des guerriers de la tribu des Aigles, leur sachem est le Renard bleu des forêts de bouleaux ; les guerriers attendent le départ. Bientôt le Sanglier solitaire leur ordonne à l’aide de son sifflet d’aller au cèdre de «  Li’el-osua-eb ». Quand ils ont compris, chacun se précipite, les Renards au pas de course, y arrivent parmi les premiers. Bientôt les rejoignent le Cerf subtil et le Sanglier solitaire avec les autres guerriers. Après une brève allocution du 1er ont lieu des « conseils de tribu » après lesquels a lieu un très rapide rassemblement où les Renards se classent premiers. Enfin, le Cerf subtil prend la parole et dit : «  O guerriers, tout à l’heure ma canne ayant disparu, le Loup des Glaciers s’offrit à aller me la chercher, mais ne revint pas ; le Sanglier solitaire partit à sa recherche mais il l’attendit en vain. Enfin, comme la Girafe à lunettes s’offrait à aller à leur recherche, je refusais et décidai que nous suivrions tous une piste que je venais de découvrir. » Chacun approuva et l’on partit. La piste était difficile au début mais à la fin, nous la suivîmes sans peine et après un long parcours, arrivés sur les bords du fleuve du O’ucset, nous découvrîmes sous les herbes le Sanglier solitaire et le Loup des glaciers puis la canne que les voleurs avaient du abandonner. Enfin, nous nous pressâmes sur les bords du fleuve rapide pour assister à une cérémonie très grave. Il s’agissait du passage de quelques louveteaux parmi les rangs de guerriers de la ville grise. Les guerriers étant d’un côté et les louveteaux de l’autre, une corde jetée d’une rive sur l’autre, tendue au-dessus du fleuve, puis tandis que les guerriers, par des Ha Ha Ha rythmés, manifestaient leur enthousiasme et que sur l’autre rive les louveteaux qui restaient faisaient leurs adieux à leurs frères. Un premier louveteau traversa seul et sans défaillance la longue corde à bout de bras. – au loin, deux visages pâles regardaient cette scène avec émotion. Ensuite le Sanglier solitaire traversa le fleuve une première fois et revint portant sur son dos le second louveteau, se tenant dans la même position que la fois précédente, mais en ayant le louveteau sur ses épaules. Une formidable ovation les accueillit quand ils atteignirent la rive. Et les guerriers montrèrent leur joie à recevoir ce nouveau guerrier dans leur rang. Enfin, le Cerf subtil traversa et voulut prendre le troisième et dernier louveteau. Il opéra de même mais assit celui-ci à cheval sur son ventre. Jusqu’au milieu du fleuve, tout se passa très bien, mais la corde étant longue, le louveteau lourd et la position désavantageuse..., arrivé donc au milieu, le sachem dut s’arrêter et déclara qu’il ne pouvait plus avancer. Sur son support, le louveteau était assis. Enfin, après bien des émotions pour tous, il termina son trajet et arriva bientôt au bord où le rejoignit aussitôt le sachem des forêts d’émeraude. Après cela, les louveteaux disparurent dans la jungle tandis que les 3 guerriers nouveaux en tête, le clan de la ville grise rejoignit ses wigwams Sur le chemin, à l’entrée de la ville, ils rencontrèrent un sachem, ancien sachem de la ville grise et actuellement sachem des louveteaux de Reil-lept nom, AKELA ou la Cigogne soupirante. Puis après quelques joyeux chants, chacun se sépara. »

Signé Renard bleu des forêts de bouleaux (Joseph SALVANE), CP de la patrouille des Renards. Extrait du livre de bord de la patrouille des Renards

1928 - 1939 De Salvanè à la Seconde Guerre

Le 15 juillet 1928 au camp de Lacanau, le chef de troupe, Joseph Salvanè (Renard bleu) donne sa vie en sauvant un éclaireur de la noyade.

La troupe nouvellement baptisée Casalis-Salvanè se distingue tout particulièrement au cours des inondations de mars 1930 qui ravagèrent le département : la troupe organisa immédiatement et de manière autonome les premiers secours. Les éclaireurs étaient confrontés au danger et à la mort en permanence. Après une semaine d'efforts acharnés, c'est harassée et fourbue que la troupe se retire sous l'admiration et la reconnaissance des pompiers et des autorités. Elle participe ensuite au déblaiement du petit village de Lizac, enfoui sous les décombres, et œuvre avec la Croix Rouge pour secourir les sinistrés.

« […] En deux jours, avec une dizaine d'EU et quatre SDF, j'ai déblayé cinq cents mètres de rues. Autour de nous les maisons s'écroulaient et les dangers étaient si grands que j'avais placé derrière la troupe un observateur spécialement chargé de surveiller le haut des maisons. Outre cela, les petits EU furent employés : 1re liaisons, 2e transports des dépêches, 3e aide aux pompiers pour manœuvrer les pompes afin de vider les caves, 4e faire fonctionner la soupe populaire, 5e plusieurs EU pour aller travailler de jour et de nuits à l'usine des eaux, 6e service d'ordre dans le dispensaire de la Croix Rouge, 7e service de réquisition des chambres et du ravitaillement.

Je tiens à signaler l'attitude particulière de deux CP, Muller et Walther qui sont allés chercher dans un village en ruine sept noyés et les ont mis en bière. Ces deux types ont été pour moi des aides précieux à cause de leur courage, de leur force morale, et aussi de l'exemple vraiment scout qu'ils ont donné. Un homme a été sorti des décombres et ranimé par les soins de De Molle, un chef scout de France, bloqué comme moi à Montauban; à ce propos je peux signaler l'attitude de sept à huit SDF qui ont collaboré avec nous d'une façon épatante. Étant le plus âgé des chefs, j'ai pris la direction des opérations et je n'ai eu qu'à me louer d'eux. La Fraternité Éclaireur n'est pas un vain mot, je l'assure bien.[...]

Nous avons eu une semaine tellement dure que la troupe est fourbue. Depuis hier au soir nous nous sommes retirés des services publics avec tous les honneurs qu'on pouvait nous accordés. Étant bouclés à Montauban puisque les voies ferrés sont coupés, je fais un effort pour reposer mes garçons [...]  »

Rapport du Chef de Troupe Serre, Journal des Éclaireurs du 15 mars 1930.
Pétain en voyage officiel à Montauban le 7 novembre 1940.

Le 25 mai 1930, la troupe fait une sortie aux Grottes de Bruniquel. A la Pentecôte se fera le bilan des chefs et un culte à la Faculté par le Pasteur Causse (aumônier du groupe)[4].

En juin, le groupe de Montauban compte une meute (environ 2 ou 3 sizaines), une troupe de 4 patrouilles (loups, antilopes, aigles, cerf), un clan routiers et une équipe de compagnons routiers. Les Routiers ont été créé durant les inondations[4]. Le Pasteur Jean de Mondenard a fait ses années d'éclaireur et de routier à Montauban à cette époque (il étudiait à l'institut Jean Calvin). Il sera l'un des quatre délégués de Montauban au Conseil de Bordeaux.

1936 : participation au premier camp national EU à Walbach. En 1938, Jacques Dalbis devient Chef de troupe adjoint.

1939 - 1945 La Seconde Guerre mondiale

Le 7 novembre 1940, le chef de l’État Français Philippe Pétain visite Montauban et passe en revue la troupe.

Chalenges de la province Haut-Languedoc, Pâques 1941. La patrouille des Renards se classe première au concours installation de camp et la patrouille des Aigles au concours secourisme[5]..


Le 8 février 1942,

«  Rassemblement à 13h45 au local. Peu de types à cause des "compo" du bahut. Toujours les mêmes raisons, mais que faire contre les parents idiots qui tiennent à ce que leur fils s'abrutissent tous les dimanches sur un bouquin. Sortie à Tempé. Beau temps, froid et sec, soleil. Au début, jeux divers d'adresse et d'observation : relais, course au chapeau "dans l'eau sur la terre". Puis débute la chasse au Loup blanc, course héroïque dans les buissons le long du Tescou. Mis à prix du Loup blanc et de sa bande (4 joueurs). 15 joueurs-chasseurs doivent s'emparer du Loup blanc qui a un foulard à sa ceinture, de même que les chasseurs. Le Loup blanc établit son repaire dans une zone déterminée connue des chasseurs. Sur ce, les chasseurs s'élancent à la poursuite du Loup blanc et de ses comparses, en cherchant à s'emparer des foulards de ces derniers qui ne peuvent se défendre que par la course et la ruse. Pour que le Loup blanc soit capturé, il faut que les chasseurs s'emparent de leurs foulards. Leur principal rôle est de dépister les chasseurs. A 17h, culte, chants et retour à la nuit tombée.  »

Signé Marc Sneed, CP des Renards, secrétaire de troupe. Cahier des Rapports de la troupe de Montauban.
Le 15 mars 1942,

«  Rassemblement à 13h30 devant les Carmes. 28 EU présents et 3 chefs (le CT, le CTa et le CDi). Départ au pas cadencé, troupe Renaud en tête et troupe Casalis-Salvanè suivant à quelque distance. L'allure est assez rapide car la journée est assez chargée. Le but de la sortie est Vignarnaud et le soleil tape dur. A peine arrivé à la hauteur de la vallée des écureuils, les troupes suivent séparément le thème de la manœuvre : la tribu des Cheyennes a déterré la hache de guerre contre celle de Ononagas et l'attaque du camp de cette dernière doit se faire en deux temps : Franchissement du "fleuve des poissons" par manœuvre d'approche à vue et attaque du camp proprement dit avec bataille au foulard. Par une ruse savante, les Cheyennes réussirent, sans faire exprès, a attirer les guetteurs des Ononagas sur le ravin, tandis que autres guerriers bien planqués s'emparaient du fanion sans coup férir. Ensuite eut lieu, sur l'emplacement du camp Ononagas, la promesse des novices VIENNEY Claude, FREZOULS, PAGES, CONSTANT, DAUTHEVILLE Didier, VILLARD Christian, LIGNIERES Jacques. Après la cérémonie, comme tout le monde avait très soif, les éclaireurs sont allés boire à une ferme voisine et sont rentrés tout doucement en profitant des derniers rayons du soleil de façon a être devant les Carmes à 18h45 »

Signé Jacques Philip, secrétaire de Troupe. Cahier des Rapports de la troupe de Montauban.
Camp nautique, août 1944,

«  Dimanche 6 août 1944

Rassemblement au local à 7h30. Le canot, monté sur son chariot depuis la veille, les sacs imperméables sont transportés jusqu’à la Palisse, après le pont de chemin de fer de Paris. A 8h30, les EU dérapent sur leur ancre. A 8h45, halte au 2ème pont de chemin de fer où les EU « tombent » l’uniforme et s’habillent en marin. Après une navigation sans incidents, arrivée à Lagarde à 10h30. Après être allés acheter du pain les EU font glisser, vers 11h, « l’Alsace » sur une partie sèche du barrage de Lagarde. Vers 13h30, passage de la chaussée de la Pointe d’Aveyron. A 14h10, les EU déjeunent sur les bords de l’île de Meauzac située à tribord et non à bâbord comme l’indique la carte d’E.M. Vers 15h, les EU ayant abandonné leurs affaires sur les bords de l’île et ayant pénétré d’une vingtaine de mètres dans le bras de l’île, un individu leur fauche leur lasso comme ils s’en apercevront au barrage suivant. Vers 17h, passage au pont suspendu de La Française où s’ébattent de nombreux baigneurs. A 17h30,nous arrivons au barrage de Rivière Basse où les EU s’aperçoivent de la disparition de leur lasso à la recherche duquel va Rondeaux. A 18h30, ne voyant pas revenir Rondeaux, les EU font glisser « l’Alsace » sur la chaussée à l’aide de la chaîne de l’embarcation et d’un petit bout de corde. Installation du camp 50m à bâbord en aval du barrage. 20h30, retour de Rondeaux. 21h, dîner. 21h45 : extinction des feux.

Lundi 7 août 1944

Lever (oh ! horreur !) à 9h. Petit déjeuner et départ à 10h. Voyage sans incidents jusqu’au niveau de Les Barthes. Il est alors environ 13h30. A 13h33, les EU perçoivent des bruits de sirènes ; à 13h34, bruits d’avions ; à 13h35, violentes explosions en direction du S.E. qui se renouvellent dans la même direction à 13h50 et 14h5. Vers 14h10, les EU stationnés à Paillot aperçoivent des avions se dirigeant vers le N.O. A 15h, déjeuner froid en face de Paillot à l’ombre des acacias. Vers 16h, visite au maire de Lizac à Paillot qui a absolument tenu à inviter les EU à manger des fruits dans son verger et à dîner chez lui. Vers 20h30, plantureux repas chez le Maire (M. Sainte-Marie). A 21h30, traversée vers la rive où les EU ont déjeuné à 15h et où, vers 22h après avoir laborieusement monté la tente à la lueur de la lampe à carbure, les EU s’endorment.

Mardi 8 août 1944

Lever à 7h. Toilette. Déjeuner. Départ à 8h30. Les EU ont achevé le portage au barrage de Sainte Livrade vers 9h30, passé sous les ponts de Moissac vers 12h. Juste avant le barrage crevé, l’embarcation talonne et le gouvernail s’arrache. Arrivée au lieu de campement 1000 m en aval du pont route à bâbord vers 13h30 sous la pluie. A 15h, Rondeaux, Allenbach et Sneed gagnent Moissac pour cherche du pain. Ils se font amener pendant 10 minutes à la Kommandature installée au collège pour une question de « papier » (prononcer : papir). Après une indigestion de melons, coucher à 21h.


Mercredi 9 Août 1944

Lever à 7h. Départ à 8h. L’embarcation talonne fréquemment jusqu’à la Garonne. Remontée, le plus souvent en tirant à pieds jusqu’au sud de Vigné. Déjeuner vers 13h à cet endroit. Après déjeuner, il est décidé que Delgado et Allenbach suivront sur la rive l’embarcation que Sneed et Rondeaux remonteront. C’est alors, jusqu’au soir, sous un soleil de plomb, une marche pénible au milieu d’une véritable forêt vierge pour ceux qui sont sur la rive et une marche presque continuelle sur les galets de la Garonne pour ceux qui poussent l’embarcation. Environ tous les 300m, il faut descendre et pousser sur des distances variant de 100 à 200m. Le soir, campement près de La Métairie Haute.


Jeudi 10 Août 1944

Lever 7h, décrassage, toilette. Les EU continuent leur marche jusqu’au pont de Saint-Aignan. Déjeuner à 12h30. Passage difficile après le pont (1 km/heure). Goûter à la Pomme à 15h. A 17h, le C.P. s’aperçoit qu’il a oublié son ceinturon à la Pomme. Il est obligé de refaire 6 km pour aller le chercher. Dîner à 20m en aval du pont de Belleperche à tribord à 21h.


Vendredi 11 Août 1944

Lever à 7h30. Départ à 9h. Arrivée à 12h à 1 km du terminus après avoir côtoyé à tribord une véritable forêt vierge. Vers 14h, savante manœuvre d’approche pour repérer les castors qui doivent être campés au bout du chemin du bac d’Escatalens. Les castors ne sont pas là ( ????). Les EU retournent au navire et le remontent jusqu’au lieu du camp de patrouille en face le chemin du bac d’Escatalens. Arrivée à 17h. Dîner à 21h.


Samedi 12 août 1944.

RAS. Le CP part pour Montauban voir ce que sont devenus les Castors.


Dimanche 13 août 1944

Le CP rencontre le chef de Clan qui doit être l’intendant du camp de troupe qui doit se dérouler du 16 au 25 août à Escatalens et qui lui dit qu’il viendra avec le chef de camp reconnaître le terrain lundi 14. Le CP revient le soir avec J.P. Legriel, une solitaire Antilope dite : « Glaïeul vorace ». Mais comme la remorque qu’ils possèdent est une vieille guimbarde et que le dit Glaïeul fait une chute à 8km du camp, ils arrivent vers 23 h au lieu de camp, à pied, une roue de la remorque en 8 et le brancard brisé. Le CP, hurlant et gesticulant essaie en vain de se faire entendre et doit traverser à pied pour aller chercher le passeur, en l’espèce Rondeaux qui réveillé à coups de poings énergiques ne réalise pas tout de suite.


Lundi 14 Août 1944

Montage du camp. Cuisine, mat, tente. RAS

Mardi 15 août 1944

Pas de chefs en vue. Construction d’un quai. Abondance de baigneurs en face.


Mercredi 16 août 1944

Les chefs ne paraissant pas, le CP va à Montauban.


Jeudi 17 août 1944

Le camp de troupe qui dimanche devait avoir lieu à Escatalens était fixé à Ardus lundi et à Picquecos, mardi. Mercredi, aucun parent ne veut laisser venir son fils à cause des événements ou plutôt par crainte d’événements futurs. Aucun parent n’a même pas voulu laisser aller son fils pour prévenir les EU d’Escatalens. Le CP revient avec du ravito jusqu’au 19, jour du départ pour Montauban.

Vendredi 18 Août Rien à signaler. (C’est à croire que les grands barouds sont toujours précédés d’un calme inquiétant)

Samedi 19 Août 1944

(Il a paru nécessaire de relater de ce jour historique non seulement les événements qui se sont déroulés au camp mais aussi ceux qui se sont passés à Montauban)

Réveil au canon… Toute la matinée, les EU entendent de fortes explosions et aperçoivent de la fumée dans la direction de Montech, Montbarbier. Ils s’apprêtent à plier le camp lorsque l’on vient les prévenir que la route de Montauban est coupée parce que l’on s’y bat et qu’à Montbarbier et Montech les Boches font sauter leurs installations. L’après midi Sneed et Rondeaux montent à Saint Porquier chercher du pain. Ils aperçoivent 10 voitures réquisitionnées par les Boches et pleines de « haricots verts ». Ces voitures devaient être incendiées et leurs occupants tués 10 km plus loin au Sud par les Forces Françaises de l’Intérieur. Vers le soir, des fumées sont aperçues du camp dans la direction N.E. Ce sont les réservoirs de Saint Martin qui flambent et dont la lueur éclairera le camp jusque vers 3h du matin.


A Montauban

Les Boches ont depuis ce matin réquisitionné les voitures des paysans qui venaient en ville (voitures à chevaux). A 14h, après s’être réunis place de la cathédrale, les uns en auto, les autres en voitures à chevaux, à bicyclette ou à pied, ils partent en direction de Toulouse sans attendre une colonne de 300 Mongols descendant à pied de Cahors. Les Allemands, à pied et d’ailleurs sans armes, seront faits prisonniers à la hauteur du couvent de La Molle. Le reste de la colonne progressera très lentement, la route étant sans cesse coupée par des arbres abattus. Deux heures après, la colonne venant de Cahors à pied se présentait au Rond tirant de petits mortiers et transportant entre autres leurs vivres dans des voitures à bébé. Cette colonne s’était engagée dans la rue Ingres jusqu’à la hauteur de la maison du docteur De Bellefont. Lorsque la population armée de fusils de chasse se mit à faire le coup de feu en bras de chemise, la colonne fut ainsi repoussée jusqu’au Rond où elle fit usage de ses mortiers, crevant la façade de la pharmacie du Rond. Vers 17h 15 les « maquis » de Nègrepelisse arrivant par derrière et s’étant emparé de la caserne Pomponne, les Mongols rompent le combat et se retirent vers Nègrepelisse laissant des morts sur le terrain. Du côté français, il y a 11 tués. De plus, les Boches en partant à 14 h ont fusillé 4 personnes, ce qui fait monter à 15 le total des tués pour cette journée. A Montbeton, les Fritzs incendient le « château » et fusillent 4 personnes.


Dimanche 20 Août 1944

Journée très agitée. Laissons la parole au CP :« Après le petit déjeuner, je montais avec François (Delgado) à la Brase où nous devions aller chercher du pain. Il était 10h30. En débouchant du petit chemin qui, passant derrière la propriété aboutit juste devant la porte de La Croze nous aperçûmes, environ à 100 m, dans le champ en face, deux hommes qui fuyaient dans notre direction tandis que la mitraillette claquait sur leurs talons et un peu partout autour. Les Tarrit nous firent vite entrer dans leur maison. A la vérité, n’ayant pas réalisé sur le moment, nous n’avons pas eu peur. La fusillade dura environ trente minutes. Puis, tout se calma tandis que d’épaisses fumées montaient de Saint Porquier. Bien que nous soyons montés sur le toit et que nous ayons regardé avec les jumelles nous n’avons pu savoir d’où elles provenaient. Pendant la fusillade nous avons vu en regardant par les persiennes passer une colonne d’Allemands sur la grand route. Colonne qui, à pied, à cheval et en voiture se dirigeait vers Toulouse. »

Durant l’absence du CP et de Delgado qui étaient allés chercher du pain et de Rondeaux et Allenbach qui étaient allés chercher des melons, « Glaïeul vorace » étant seul au camp, des jeunes gens de Saint Porquier, pour ne pas être pris ont traversé la Garonne juste à la hauteur du camp. Malheureusement, les EU ne purent les traverser bien que trois jours après une cliente affirma dans une épicerie de Castelsarrasin que « c’étaient les scouts qui avaient sauvé les jeunes gens de Saint Porquier en les traversant avec leur barque et en refusant de revenir lorsque les Boches leur avaient fait signe » (comme on écrit l’histoire !!!). Vers 18h, les EU montent au clocher de Cordes où ils aperçoivent toute la route Toulouse – Bordeaux jalonnée par les incendies. Le camp est, ce soir là, prudemment monté au couvert des arbres.


Lundi 21 août 1944

Rondeaux et Sneed montent au village le matin pour chercher du pain. Ils ont l‘explication de la bagarre d’hier : A St Martin, environ à 8km de Saint Porquier, il y avait une trentaine d’Allemands à la garde des réservoirs d’essence qui devaient faire retraite sur Toulouse et qui, de ce fait, devaient passer par Saint Porquier. Les maquis ayant été prévenus, étaient venus s’embusquer, distribuant des armes aux gens de Saint Porquier qui voulaient faire le coup de feu. Dimanche matin, les 30 Allemands sont bien arrivés mais suivis d’une colonne de 800 à 1000 (d’autres disent 3000) Allemands venant d’Agen et descendant sur Toulouse. Les « maquis » qui avaient ouvert le feu s’aperçurent bientôt de leur erreur et se replièrent pour aller chercher du renfort et attendre les Boches plus loin. Mais les gens de Saint Porquier continuèrent à faire feu. Les Boches entrèrent dans le village, brûlèrent les maisons des sieurs Cosse et Négrier (les Boches ayant mis le feu à l’une des deux à un hangar attenant, le propriétaire montant sur le toit et le coupant réussit à préserver sa demeure), quelques uns descendant vers la Garonne poursuivant des francs tireurs aperçurent une maison devant laquelle il y avait plusieurs vélos. Croyant avoir à faire à un terroriste ils entrèrent dans la maison, tuèrent le sieur Dreuille, lui coupèrent la gorge et mirent le feu à la maison. Vers 19h, les Allemands avaient quitté le pays. L’après midi, les EU déménagèrent le camp et montent le bateau chez les Tarrits. Les EU couchent ce soir là en dortoir dans la galerie de La Croze « sous les sabres, les baïonnettes et les fleurets ».

Mardi 22 Août 1944

Après un succulent petit déjeuner les EU quittaient à pieds La Croze pour Montauban via Escalatens et Montbeton.

Ainsi, en conclusion, camp bien sympathique dont la première partie surtout a été du vrai scoutisme à fond et dont la fin a été remplie de charmants imprévus.

Camp commencé sous la botte allemande et terminé par la libération du territoire.  »

Signé Marc SNEED. Cahier des Rapports de la patrouille des Renards.

1945 - 1983: De l'apogée à la fermeture

« Malgré bien des difficultés, la troupe de Montauban continue à vivre. Après un camp de Pâques de la patrouille de chefs (Cigogne), Pentecôte a vu du 21 au 24 mai la troupe camper, pour la première fois avec ses cadres rajeunis, au bord du limpide Aveyron, au pied du château de Picquecos. Avec la patrouille des Élans (de Cahors), les trois patrouilles de Montauban (Antilopes, Cerfs, Renards) se sont affrontées dans un concours : concours de morse, de secourisme, de cuisine et successivement épreuves de l'habileté et de la sagacité des campeurs. Faut-il rappeler cette sanglante bagarre sur le tumulus de Picquecos et ces terribles inspections. Enfin, mercredi deux éclaireurs F. Bossert et J.P. Garrisson font leur promesse. Le jeudi après avoir envoyé les couleurs et élevé une prière reconnaissante vers le Père, tous les campeurs ont repris le chemin du retour la tête pleine de bons souvenirs et de merveilleux projets pour cet été.  »

Sois Prêt n° 214, 25 juillet 1945

« L'Alsace a accueilli Montauban. Accompagné de la patrouille de Cahors, notre troupe est allé camper cet été en Alsace. Le retard de l'arrivée des caisses à matériel obligea les campeurs à se tirer d'affaire par eux-mêmes. Et les novices gardent un souvenir particulier de ces nuits à la belle étoile. Bagarres aux foulards dans les forêts de sapins et les ruines d'un vieux bourg. Trois nouveaux totémisés furent reçus parmi les sachems. Et comme on ne peut pas être en Alsace sans la visiter, aucun des campeurs n'oubliera Strasbourg, ni Colmar, ni le mont Sainte-Odile, ni Ribeauvillé... Et c'est d'un cœur reconnaissant que tous dirent à Dieu : Merci ! »

Sois Prêt, 1946

En 1947, deux patrouilles prennent part au VIe jamboree, à Moisson, France.

En juin 1948, Jean Dalbis devient Chef de troupe adjoint. Franck Sneed est nommé Chef de troupe en 1949. En 1957, Pierre Mercoiret devient Chef de troupe adjoint. En 1959, Jacques Philip devient Conseiller de groupe avec Eliane Raynaud et Denise de Peretti della Rocca comme cheftaines de meute (deux meutes ?). Le chef de troupe devient Jacques Maillard.

«  Aujourd'hui, grande sortie ! Toute la troupe est en fête. Chacun est près pour le départ. Et sitôt que le premier message fut déchiffré nous partîmes, chaque patrouille par la route qui lui était indiquée. A 9h30 nous étions en marche et le froid qui cinglait nos visages et nos jambes, les nuages épais qui couvraient le ciel, n’apportèrent point d'encouragement. Nous devions êtreau lieu indiqué à midi et avoir fini de manger à 13h. Nous arrivâmes après maintes difficultés à un croisement du côté de Saint Étienne de Tulmont où un message attendait d'être trouvé. Les indications pour trouver ce message avaient été si bien données qu'il nous fallut une demi heure pour le trouver et 10 minutes pour le déchiffrer avec l'aide d'Ibis, qui passait par là pour s'assurer que les patrouilles étaient en bonne route, mais il n'avait eu aucune trace des Renards et les recherchait. Il repartit aussitôt tandis que nous nous mettions en route vers le bois, qui maintenant était certain. Après que nous nous fûmes installés dans un petit bois de chênes, après un repas bruyant et joyeux qui se termina , j'ai honte de le dire, vers 15h, Ibis qui avait vainement cherché les Renards pendant 2h30 nous rejoignit, après qu'il eût un peu mangé sur le pouce, nous nous mîmes à chanter, puis nous décidâmes de faire le jeu réservé aux deux patrouilles, tout les six. Le jeu se déroula avec calme et sans incident. Depuis longtemps le soleil était apparu et c'est par la prière et dans la joie que nous rentrâmes au local. Dimanche 15 novembre 1959  »

Livre de bord des Cerfs


En 1961 : participation au 3e camp national EU au Malzieu (Lozère).

«  Ce camp fut formidable. Situé dans un lieu du Massif central, la Lozère (pays enchanteur malgré un peu de pluie au début), fut, pour quelques jours, une capitale E.U. qui rassembla plus de 30000 garçons. Tous étaient présents, des Marseillais aux Parisiens, en passant par les Bretons, les Normands et j'en passe, et ils se firent une joie de se connaitre. Pour notre troupe tout marcha bien dans l'ensemble. Nous fîmes d'abord un pré-camp où nous eûmes l'occasion de faire "un peu" de froissartage, au lieu-dit Cabeou, où nous avons dormis pendant près de cinq jours. Le 15 juillet au matin, la troupe se retrouva presque au complet sur le quai de la gare. Cerfs : CP G. Philip, SP Lombrail, C. Philip, Londios, De France. Renards : CP Ch. Philip, SP Gaubil, Renaud, Jacquet, Balestier. Hirondelles CP Niel, ffCP Fortier, Beray, Epardeau.  »

Livre de bord des Cerfs

En 1960, François Balestié devient chef de troupe adjoint (le chef de troupe étant toujours Jacques Maillard). En 1963, le chef d'équipe (routiers) devient André Balestié.

Dans l'année 1970, le groupe suit les orientations de la Fédération des Éclaireuses et Éclaireurs Unionistes de France. Le groupe disparaît progressivement pendant les 13 ans qui suivent et est dissout en 1983.

1986 - 2005: Dissidence et difficultés

En 1986, un chef originaire de Paris-Passy, Jean-Fred Berger (Ourson modeste et bon vivant) et son épouse Régine (Zibeline), viennent à Montauban et recréent aussitôt un groupe unioniste (troupe, compagnie, meute). D'anciens chefs montalbanais lui transmettent les traditions qui avaient été conservées intactes dans l'attente de la reprise.

La troupe quitte la FEEUF en 1991 et rejoint l'Association française de scoutisme unioniste (AFSU, mouvement rattaché à la FEE), mais, l'année suivante, faute de chefs, elle doit interrompre ses activités pour ne les reprendre qu'en 1996.

La troupe participera au point d'orgue que fut le jamboree ESG en 2000. Après la dissolution de l'AFSU, fin 2002, le groupe perdurera encore quelques années sous le nom de SUM (scoutisme unioniste montalbanais) rattaché directement à la FEE, avant de s'essouffler.

2007 à aujourd'hui

A l'occasion du Centenaire du scoutisme, la troupe de Montauban est rouverte mais au sein des EEUdF cette fois-ci. Le chef de troupe était alors Emmanuel Meyrieux assisté des frères Jean et Benjamin Lagard. Les activités de la troupe s'arrêtèrent de nouveau lorsque les frères Lagard décidèrent de monter une meute. En 2012, la troupe devrait reprendre ces activités.

Liste des chefs de Meute

  • 1922 - 1928 : Jeanne Lacaze (CM)
  • 1928 - 1929 : Meute suspendue
  • 1929 - 1930 : Marthe Causse (CM)
  • 1930 - 1933 : Odette De Ferre(CM)
  • 1933 - 1934 : Lily Salvanè (CM)
  • 1934 - 1935 : Suzane Mezger Mésange fidèle (CM) et Andrée Jolit (CMa)
  • 1935 - 1936 : Alice Texier (CM) et Jacqueline De Prat (CMa)
  • 1936 - 1941 : Alice Texier (CM)
  • 1942 - 1943 :
    • Meute I : Marie-Jeanne Chavardés (CM)
    • Meute II : France Dalbis (CM)
  • 1943 - 1944 :
    • Meute I : Mireille Coulon (CM)
    • Meute II : France Philip (CM)
  • ...
  • 1946 - 1946 : Suzanne Espinassse (CM)
  • ...
  • 1947 - 1948 : Jacqueline Lelièvre (CM)
  • ...
  • 1959 - 1960 : Denise De Pereti (CM)
  • ...
  • 1961 - 1962 : Apoustiak (CM) et Adelaïde Riba Cabri (CMa)
  • ...
  • 2004 - 2006 : Yann Plazen Daim sincére et Sébastien Bridier Héron affirmé

Liste des chefs de troupes

A quelques rares exceptions, les mandats allaient de octobre à septembre de l'année suivante.

  • 1913 - 1914 : Alfred Casalis (CT), Lasbats (CTa)
  • 1915 - 1917 : Pierre Garrisson (CT), M. Alzas et Gaston Garrisson (CTa)
  • 1917 - 1918 : (?) Jean Benoît (CT)
  • 1918 - 1919 : (?)
  • 1919 - 1920 : Hèbert Roux Pélican (CT)
  • 1920 - 1921 : (?)
  • 1921 - 1923 : Jean Bordreuil Cigogne soupirante (CT)
  • 1923 - 1924 : André de Robert Cerf subtil (CT) et Pierre Loux Sanglier solitaire (CTa)
  • 1924 - 1925 : Pierre Loux Sanglier solitaire (CT) et Lévrier blanc (CTa)
  • 1925 - 1926 : (?) Robert de Ferre (CT)
  • 1926 - 1927
    • Troupe I "Alfred Casalis": Joseph Salvanè Renard bleu (CT)
    • Troupe II "Rolland" : Jean Faure (CT)
  • 1927 - 1928
    • Troupe I "Alfred Casalis": Joseph Salvanè Renard bleu (CT)
    • Troupe II "Rolland" : Jean Shupp (CT)
  • 1928 - 1929
    • Troupe I "Casalis-Salvanè": Jacques Gariou (CT)
    • Troupe II "Rolland" : Jean Shupp (CT)
  • 1929 - 1930
    • Troupe I "Casalis-Salvanè": Georges Serr (CT), Jean de Mondenard Tigre hargneux (CTa) et Théodore Leuba (CTa)
    • Troupe II "Rolland" : Jean Shupp (CT)
  • 1930 - 1931
    • Troupe I "Casalis-Salvanè": Jean de Mondenard Tigre hargneux (CT), Jean Causse (CTa)
    • Troupe II "Rolland" : Suspendue
  • 1931 - 1932
    • Troupe I "Casalis-Salvanè": Jean de Mondenard Tigre hargneux
    • Troupe II "Rolland" : Suspendue
  • 1932 - 1933
    • Troupe I "Casalis-Salvanè": Henri Gennatas Héron paisible (CT)
    • Troupe II "Rolland" : Grignon (CT)
  • 1933 - 1934
    • Troupe I "Casalis-Salvanè": Wilfred Faivre (CT), Pierre Moser (CTa).
    • Troupe II "Rolland" : René Richard Zèbre rieur (CT).
  • 1934 - 1935 : René Richard Zèbre rieur (CT), (?) Mangouste énigmatique (CTa) et Edouard Bonhoure (IE).
  • 1935 - 1936 : Ernest Barblan (CT), (?) Mangouste énigmatique (CTa), Paul Gardiol (CTa) et André Adam (IE).
  • 1936 - 1937 : Louis Legriel (CT) et Claude Gennatas (CTa).
  • 1937 - 1939 : Jacques Dalbis Pélican léthargique (CTa)
  • 1939 - 1940
    • Troupe I "Casalis-Salvanè": Jacques Dalbis Pélican léthargique (ff. CT[6])
    • Troupe II "Renaud" : Paul Rainaud (CT)
  • 1940 - 1941 : Jacques Dalbis Pélican léthargique (CT) et Jacques Philip Coucou tapageur (CTa)
  • 1941 - 1942 : Jacques Dalbis Pélican léthargique (CT), Jacques Philip Coucou tapageur (CTa) et Jean-François Blaser (CTa)
  • 1942 - 1943
    • Troupe I "Casalis-Salvanè": Jacques Philip Coucou tapageur (CT)
    • Troupe II "Renaud" : Jacques Philip Coucou tapageur (CT)
  • 1943 - 1944
    • Troupe I "Casalis-Salvanè": Jacques Philip Coucou tapageur (CT) et Gaston Malvy Toto (CTa)
    • Troupe II "Renaud" : Jacques Philip Coucou tapageur (CT) et Gaston Malvy Toto (CTa)
  • 1944 - 1945 : Gaston Malvy Toto (CT), Roland Dautheville (CTa), Marc Sneed (Yack impétueux)(CTa).
  • 1945 - 1946 : Marc Sneed Yack impétueux (CT), Roland Dautheville (CTa),
  • 1946 - 1947 : Alain Tessier-Solier Pécari pétulant (CT), FOURNIOLS (CTa), GAILLARD (CTa).
  • 1947 - 1948 : Jean Roux (CT)
  • 1948 - 1949 : Jean Dalbis (CTa)
  • 1949 - 1950 : Franck Sneed Castor sarcastique (CT)
  • 1950 - 1951 :
  • 1951 - 1952 : Gérard Pelou (Cta)
  • 1952 - 1953 : Jean-Paul Peyronel (CT), J.F. Bounhiol (CTa), Yves Eymery (CTa)
  • 1953 - 1955 : Alfred Westfal Loup (CT)
  • 1955 - 1957 : Pierre Bordreuil Cerf (CT)
  • 1957 - 1958 : Pierre Mercoiret (CTa) et André Roth (CTa)
  • 1958 - 1959 : Jacques Maillard Ibis (CT)
  • 1959 - 1960 : Jacques Maillard Ibis (CT) et Francis Balestie Okapi pondéré (CTa)
  • 1960 - 1961 : Francis Balestie Okapi pondéré (CT)
  • 1961 - 1962 : Francis Balestie Okapi pondéré (CT) et Georges Philip Loriot serviable (CTa)
  • 1962 - 1963 : Francis Balestie Okapi pondéré (CT) et Jean-Louis Manson Poulain débrouillard (CTa)
  • 1963 - 1964 : Georges Philip Loriot serviable (CT), Alain Bertrand Ouistiti farfelu (CTa) et Michel Clavel (CTa)
  • 1964 - 1966 : Georges Philip Loriot serviable (CT)
  • 1966 - 1967 : Alain Bertrand Ouistiti farfelu (CT)
  • ...
  • 1982 - 1983 Responsables de l'unité mixte : Laurent Guiraud, Éric Goubier et Jean-Claude Goubier.
  • 1985 : Arrêt du groupe de Montauban.

En 1987, le groupe est recréé par Jean-Fred Berger et sa femme.

  • 1987 - 1988 : Jean-Fred Berger Ourson modeste' (CT), Michel Martinez Cougar lucide (CTa)
  • 1988 - 1990 : Michel Martinez Cougar lucide (CTa)
  • 1990 - 1992 : Ruben Sartori Caribou tenace (ff. CT[6]), Jean-Pierre Verdeil Markhor travailleur (ff CTa[6])

1992, Arrêt de la troupe

1996, reprise troupe A.F.S.U.

  • 1996 - 1998 : Ruben Sartori Caribou tenace (CT) et Jean-Pierre Verdeil Markhor travailleur (CTa)
  • 1998 - 1999 : Ruben Sartori Caribou tenace (CT) et David Sartori Tayra aimable (CTa)
  • 1999 - 2001 : Ruben Sartori Caribou tenace (CT) et Nathanaël Boutry (CTa)
  • 2001 - 2003 : Ruben Sartori Caribou tenace (CT) et Yann Plazen Daim sincère (CTa)
  • 2003 - 2005 : Yann Plazen Daim sincère (CT) et Sébastien Bridier Héron affermi (CTa)
  • ...

Réouverture du groupe chez les EEUdF à l'occasion du centenaire Unioniste.

  • 2007 : Emmanuel Meyrieux (CT), Jean Lagard (CTa) et Benjamin Lagard (CTa)
  • 2008 : Emmanuel Meyrieux (CT), Jean Lagard (CTa) et Benjamin Lagard (CTa), Catharina Hild
  • 2014 : François-Xavier Faivre Serpentaire (CT), Catharina Hild (CTa)
  • 2014 : François-Xavier Faivre Serpentaire (CT), Catharina Hild (CTa)
  • 2015 : François-Xavier Faivre Serpentaire (CT), Catharina Hild (CTa), Emilie Ortéga (CTa)
  • 2016 : Catharina Hild (CT), François-Xavier Faivre Serpentaire (CTa), Emilie Ortéga (CTa), Elise Besnard (CTa)
  • ...

Liste des chefs d'Equipe

Équipe I n° 110 :

Équipe II n° 122 "Norbert Casteret" :

  • 1940 - 1944 : Maurcice Cavalier Ours débonnaire (CE)
  • 1944 - 1945 : René Guicharnaud (CE)
  • 1945 - 1947 : Christian Rhom (CE)
  • 1947 - 1951 : Pierre Allembach (CE)
  • ...
  • 1983 : Renaud Goubier (responsable ainés)

Liste des cheftaines de Compagnie (FFE)

Camps effectués

Activités de la Meute (Louveteaux, Branche jaune)

Meute nº10, "Meute des Hurleurs"

  • 1922 : 6 - 7 mai, fondation de la meute au bois de Tempé en présence du CN Jean Beigbeder Z'oeil de chouette. Promesse des cheftaines et des sizeniers de la meute.
  • 1934 : La meute compte 25 louveteaux dont dix ont leur première étoile.
  • 1944 : Deux meutes. Meute I (n° 10): Mireille Coulon (CM), Meute II (n° 215) : France Philip (CM).
  • ...
  • 1983 : Responsables de meute : Gilles Vidal, Sylvie Martel-Hébrard et Pauline Fabre.
  • 1985 : activités suspendue
  • 1987 : reprise des activités
  • 1988 :activités suspendue
  • 1997 : reprise des activités (Meute AFSU).
  • 1999 :activités suspendue(Meute AFSU).
  • 2005 :
    • reprise des activités (Meute AFSU).
    • Camp à Montricoux (Tarn-et-Garonne).
  • 2007 :activités suspendue(Meute AFSU).
  • 2009 : réouverture de la meute au sein des EEUDF
  • 2010 : Grand camp d'été jumelé BC Castre, dans le Tarn chez monsieur et Madame Hollande, chef de camp Benjamin Lagard Albatros Folklore : Stars Wars
  • 2011 : Grand camp d'été du Centenaire des EEUdF au Domaine de Cors, chef de camp Jean Lagard Folklore Tintin, projet de camp : Journalisme
  • 2012 : Grand camp d'été dans le Quercy Blanc, A Vicary Folklore : le Yéti Quercynois ; projet de camp : Ecologie, participer à la vie de la ferme Bio Chef de camp Lagard Albatros,Responsables : Jean Lagard, Janet Milligan, Cedric clouet
  • 2013 : Grand camp d'été dans le Bas Quercy, A Galès (propriétaire la Famille Lagard); Folklore : Les Tziganes ; projet de camp : cuisine, préparation d'un grand repas pour les villagois Chef de camp Lagard Albatros,Responsables : Catharina Hild, Janet Milligan, Cedric clouet
  • 2014 : Grand camp d'été dans le Quercy Blanc, lieu dit les Gréselles à Milhars jumelé avec la BC de l'étoile à Paris Folklore : Robin des Bois ; projet de camp : Technique de Froissartage les coins de sizaines sur pilotis Chef de camp Lagard Albatros,Responsables : Jean Lagard, Nicolas Capelle,Mathilde Alassane, Annabelle Mecklenburg, Lucie Del Fabro, , Claire Reverdin
  • 2015 : Grand camp d'été dans la Montagne Noire du Tarn, au domaine de Cors Folklore : Peter Pan ; projet de camp : Tourner un film " les enfants perdus" Chef de camp Lagard Albatros,Responsables : Jean Lagard, Annabelle Mecklenburg, Gautier Alves de Rego
  • 2016 : Grand camp d'été dans le Quercy Blanc, A Saint Antonin Noble Val domaine de la Bouriasse, camp jumelé avec la BC Toulouse Loup Garonne Folklore : Les Celtes ; projet de camp : Faire un spectacle de théâtre Chef de camp Lagard Albatros,Responsables : Jean Lagard, Annabelle Mecklenburg, Nicolas Capelle, Irène Taupin, Pierre Courtois

...

Activités de la Troupe (Éclaireurs, branche verte)

Troupe n°53, "Troupe Casalis-Salvanè"

  • 1913
  • 1914
    • Camp de Pâques à Bruniquel. Visite de grottes sous la direction de Louis Perrier, l'un des précurseurs de la spéléologie en France.
    • Camp de Pentecôte, Pierre Garrison et deux autres éclaireurs couvrent 58 klm à pied en 11h pour rejoindre le camp de leur troupe.
  • 1915
    • La troupe compte cinq patrouille et forme des éclaireurs à Négrepelisse.
    • Camp de Pentecôte à Nerac en commun avec la troupe EUF de Nérac.
    • Décembre, Camp de deux jours à Caylus. Exercices d'escalades et de passages de cours d'eau sur pont de câble.
    • Du 1er au 7 août camp itinérant entre Laguépie et Albi en commun avec la troupe EDF d'Albi.
  • 1916
    • 12 mars, la troupe forte de 60 éclaireurs répartis en 8 patrouilles accueillent le C.N. Jean Beigbeder, z'oeil de chouette. Le défilé est cloturé par une charge fougueuse.
    • 14 juillet, remise du drapeau tricolore de troupe par le colonel Jacquin du 10e Dragon, en présence des autorités civiles et militaires.
  • 1918
    • 14 au 20 août. Camp d'été à Pont de L'Arn (81)organisé par la troupe de Mazamet. Participation de quelques E.U. de Montauban et de Castres.
  • 1920 : Du 2 au 9 août, Camp du groupe du Tarn dans la montagne noire. Il réunit des éclaireurs des troupes de Castres, Mazamet et Montauban.
  • 1921
    • 27 février, "grande manœuvre" au bois de Tempé. "Prestation de serment" de plusieurs éclaireurs en présence de deux anciens chefs de la Troupe.
    • Octobre reprise des activités de la troupe malgré l'absence de chefs de troupe. Se sont les Chefs de patrouilles qui prennent en main la direction de la troupe. La troupe compte 13 éclaireurs et accueille 10 nouveaux. Cela ne les empêche pas d'explorer trois grottes "supermahous" et de cuisiner dans les ruines du château de Penne.
  • 1922
    • 18 - 22 avril, camp de Pâques à Saint-Marcel (Lot-et-Garonne) avec la troupe EUF d'Agen. Manoeuvres de nuit.
    • 6 - 7 mai, visite du CN Jean Beigbeder au camp de troupe de Tempé. Travaux de pionnier.
    • 5 au 13 septembre, camp-volant du secteur du Tarn entre Bruniquel et Saint-Antonin-Noble-Val. Exploration d'une grotte. Veillée dans les ruines du château de Penne. Il regroupe 12 éclaireurs des troupes de Castres, Mazamet et Montauban (2 EU).
  • 1923
    • Camp de Pentecôte à Saint-Sulpice, Tarn.
    • 2 au 22 août camp du cirque de Laplagne,à 1100 m d'altitude, près de Sentein, Ariège, avec la troupe de Toulouse. Nombreuse excursions et ascension du pic de Prat (2130 m), du pic de la Crabère (2630 m) et du pic de Maubermé (2880 m).
  • 1924
    • La troupe compte 4 patrouilles : Loups, Écureuils, Aigles et Cerfs. Traversée de la forêt de Montech à la boussole. Feu de camp au bord du canal du midi. Totemisation.
    • Avril : Visite du CN Jacques Guérin-Desjardins Cerf agile.
    • Camp de Pentecôte régional à Auch au bord du Gers, participation de deux EU de Montauban.
    • 4 mai, sortie à la forêt de Montech.
    • 25 mai, formation de la patrouille des Renards, CP : Louis Cadène Chouette de la Grésigne, SP : Joseph Salvanè Renard bleu.
    • Camp de Pentecôte à la forêt de la Grésigne. 14 participants.
    • 29 juin, Feux de camp à Saint-Martial. 19 participants.
    • 5 octobre, la troupe compte 40 EU répartis en 5 patrouilles : Loups, Cerfs, Renards, Aigles et Écureuils. Passage de trois louveteaux à la troupe en franchissant le Tescou sur un pont de singe.
  • 1925
    • 4 mai, descente du Tarn et remontée du Tescou en canoé.
    • Camp de Pâques à la Grésigne.
    • Camp de Pentecôte au bord de la Lère.
    • août, camp de chefs dans le Dauphiné.
    • Toussaint, Camp régional du Haut-Languedoc au bois de Tempé (Montauban).
  • 1926
    • 28 février, voyage en péniche sur le canal latéral du Tarn.
    • Pâques, camp du naufrage sur une île près de Moissac.
    • Concours régional Haut-Languedoc. La troupe de Montauban finit première.
  • 1927
    • 13 février, grande sortie à Saint-Martial.
    • Mai, excursion à Saint-Antonin en vélo et automobile. 12 participants.
    • Camp de pentecôte dans la forêt de la Grésigne (Tarn-et-Garrone). 12 participants.
  • 1928
    • Joseph Salvanè Renard bleu donne sa vie pour sauver un éclaireur de la noyade au camp inter éclaireur de Domino, Lacanau (Gironde).
    • Camp régional du Moudang dans les Pyrénées, avec les troupes d'Albi, de Toulouse et de Mazamet.
  • 1930 : Secours donnés lors d'inondations
  • 1933 : La troupe comporte deux patrouilles : Écureuils et Panthères. Elle éteint un incendie dans un immeuble en plein centre de Montauban avant que les pompiers n'interviennent.
  • 1934
    • Camp de Pâques avec Toulouse.
    • Saint Georges avec les SDF et EDF de Montauban.
    • 20 - 24 mai, camp de Pentecôte à Réalville.
    • 27 mai, premier rallye régional des EU du Haut-Languedoc. Vainqueur : patrouille des écureuils de Montauban.
    • Camp régional d'été dans la vallée d'Aure, au pied du Canybreil.
  • 1936 : Camp national à Walbach.
  • 1939 : Formation de la troupe II : Paul RAINAUD (ff. CT[6]).
  • 1940 :
    • La troupe est dirigée par Jacque DALBIS, Pélican léthargique. Elle compte trois patrouilles. Aigles : CP Maurice BEAU, remplacé en avril par Louis SAINT-GENIES. Cerfs  : CP METZGER. Antilopes : Alex LOCHEN.
    • Refondation de l'ancienne patrouille des Renards : CP Chartrain, SP Laguille. La troupe compte désormais 4 patrouilles.
    • Camp de Cauterets (Hautes Pyrénées).
  • 1941 :
    • 16 mars, fête du groupe. La troupe présente une pièce, "le scoutisme à travers les âges".
    • 25 mars, sortie de troupe.
    • 30 mars, culte aux Carmes à la mémoire de Baden Powell, fondateur du scoutisme, décédé le 8 janvier.
    • 12 avril, sortie de patrouille à Saint-Martial.
    • 14 - 19 avril, camp de Pâques régional à la Crouzette, près de Castres (Tarn).
    • 23 avril fête inter-fédérale du scoutisme : Feu de camp regroupant toutes les troupes de Montauban.
    • 4 mai, participation à la fête de la fête des EDF de Montauban.
    • 11 mai, sortie de troupe à Chambord-La-Ferriere après la participation à une cérémonie aux monuments aux morts. Fondation de la patrouille des Hirondelles. La troupe compte désormais 5 patrouilles et elle est subdivisée en deux tribus : la Tribu de l’Étoile du Nord (Renards et Antilopes) et la Tribu Cirius (Cerfs, Aigles et Hirondelles).
    • 18 mai, participation à la fête des SDF de Montauban.
    • 22 mai, sortie de troupe.
    • 31 mai - 2 juin, camp de Pentecôte par patrouille.
    • 8 juin, sortie de troupe. Grand jeux.
    • 21 juin, visite du général Laure.
    • 22 juin sortie de patrouille.
    • 5 - 6 juillet, camp de troupe à Saint-Nauphary (Tarn et Garonne).
    • 31 juillet - 22 août, camp de Négadis-Arudy (Basses Pyrénées) regroupant les 6 patrouilles de Montauban (Cerfs, Aigles, Antilopes, Renards, Hirondelles et Gazelles) et les 4 patrouilles libres de Saint-Antonin, Cahors (Élans), Montagnac (Gazelles) et Saint Porgoire (Aigles). Ce camp fut marqué par une météorologie particulièrement pluvieuse, 6 jours de beau temps sur 23 !
    • 8 octobre la troupe se scinde en deux : Troupe I "Casalis- Salvanè" (foulard bleu bordé de blanc) : Cerfs (CP Amouroux, SP Bec), Aigles (CP Laguille, SP Dautheville) et Hirondelles (CP Mathaly, SP Olivet). Troupe II "Renaud de Montauban" (foulard bleu bordé de vert) : Antilopes ( CP Hornus, SP Dalbis), Renards (CP Sneed, SP Castelnau) et Castors (CP Leenhardt, SP Teissié-solié). Les deux troupes sont dirigées par le CT J. Philip, Coucou tapageur secondé dans chaque troupe par les PCP Georges Serres (Troupes I) et Henri Chartrain (Troupe II).
    • 19 octobre, sortie de troupe.
    • 26 octobre, participation à la fête du temple de la faculté.
    • 1 - 2 novembre, camp des CP - SP.
    • 9 novembre, sortie de troupe.
    • 16 novembre, sortie de patrouille.
    • 23 novembre, sortie de troupe à Riplaye.
    • 7 décembre, réunion au local de troupe. Chaque patrouille aménage son coin de patrouille.
    • 14 décembre, sortie de troupe à Saint-Martial.
    • 21 décembre, sortie de patrouille.
    • 26 décembre, la troupe organise un arbre de Noël pour les enfants pauvres en lien avec l'Armée du Salut.
  • 1942
    • 11 janvier, sortie de troupe. Les patrouilles concourent aux épreuves du concours national EU.
    • 18 janvier, sortie de patrouille.
    • 1 février, sortie de troupe.
    • 8 février, sortie de troupe.
    • 15 février, BA. Collecte dans le cadre du Secours National.
    • 22 février sortie de Patrouille, au lieu-dit l'Himalaya.
    • 1 mars, sortie de troupe à Montagnac. Grand jeu sur le thème des Camisards.
    • 15 mars, sortie de troupe.
    • 22 mars, rallye à Saverdun (Ariège). 2e phase du Concours National EU.
    • 2 - 10 avril, camp des CP - SP au lieudit La Bourdette à Mauvezin (Gers). Il réunit 11 CP et SP et 4 chefs.
    • 18 - 19 avril, fête du groupe. La troupe donne deux représentations de "Quercy, terre d'histoire".
    • 23 avril, fête inter-fédérale du scoutisme. chaque troupe à rendu un service. Les EU, sont allés porter du bois à l’hôpital de Montauban.
    • 3 mai sortie de Troupe à Lefernet.
    • 10 mai, participation à la cérémonie au monument aux morts, puis sortie de troupe à Tempé.
    • 17 mai, sortie de troupe.
    • 21 mai, sortie de patrouille.
    • 25 - 27 mai, camp de Pentecôte à Lagoutte, près de Réalville (Tarn et Garonne).
    • 31 mai, Rallye régional à Toulouse.
    • 7 juin, sortie de troupe à Léojac. Grand jeu.
    • 14 - 15 juin, camp de patrouille.
    • 21 juin, sortie de troupe au Tigné.
    • 28 juin, sortie de troupe à Albias.
    • 7 juillet, sortie de troupe à Tempé.
    • 12 juillet, défilé de la troupe sur la place de la préfecture en présence des autorités civiles et militaires, suivi d'un grand jeu a Rossignol.
    • 20 juillet - 10 août, camp de Boé à Saint-Loup près Auvillar (Tarn-et-Garonne). Virage d'un camp SDF, capture de deux étendards de troupe et des fanions de Patrouille.
    • 19 - 21 septembre, camp de rentrée à Réalville.
    • 4 octobre, sortie de patrouille.
    • 11 octobre, sortie de patrouille.
    • 18 octobre, sortie de troupe.
    • 25 octobre, sortie de troupe.
    • 8 novembre, sortie de patrouille.
    • 15 novembre, sortie de troupe.
    • 29 novembre, sortie de troupe.
    • 6 décembre, sortie de patrouille.
    • 13 décembre, sortie de troupe à Lefernet.
    • 20 décembre sortie de troupe aux carrières.
  • 1943 :
    • 2 janvier, sortie de troupe au cédre de Beausoleil.
    • 10 janvier, sortie de patrouille.
    • 30 janvier, sortie de patrouille.
    • 1 février, sortie de patrouille.
    • 14 février, sortie de patrouille.
    • 28 février, sortie de troupe à Proats Hauts. Grand jeu.
    • 14 mars, Fête de groupe. La troupe présente "chantons quand même..." et la "Machine infernale".
    • 21 mars, sortie de troupe à Lefernet. Grand jeu sur le thème des Contrebandiers.
    • 4 avril, sortie de troupe à Lefernet.
    • 11 avril, fête inter-fédérale du scoutisme. Chaque patrouille EU fait une sortie commune avec une patrouille SDF et EDF.
    • 15 avril, la troupe assiste au mariage de leur chef Jacques Philip, Coucou tapageur, avec France Dalbis.
    • 9 mai, réunion de troupe.
    • 23 mai, sortie de troupe à vélo. Grand jeu.
    • 27 juin, sortie de patrouille.
    • 2 - 3 juillet, camp de troupe à Saint-Martial. Grand jeu à vélo.
    • 25 août - 15 septembre, camp à Touryés, près de Casals (Tarn-et-Garonne).
    • 16 octobre, sortie de troupe à Lefernet.
    • 11 novembre, la troupe se recueille devant la tombe d'un ancien chef de la troupe, Joseph Salvané, Renard Bleu, mort en sauvant un éclaireur de la noyade.
    • 14 novembre, sortie de troupe à la vallée des Écureuils. Grand jeu opposant "Allemands" et "Réfractaires au S.T.O.". Les "réfractaires au S.T.O." l'emportent.
    • 27 novembre, sortie de troupe à la vallée des Écureuils. Grand jeu opposant Allemands et Patriotes Yougoslaves. Les "Allemands" l'emportent.
    • 5 décembre, sortie de troupe.
    • 12 décembre, Arbre de Noël en faveur des enfants Pauvres organisés par les patrouilles des Loups et des Cerfs.
    • 19 décembre, sortie de troupe à Tempé sour le direction de l'I.E. Palausi
  • 1944
    • 2 troupes et 9 patrouilles : Renards, Antilopes, Castors, Loups, Cerfs, Ours et Hirondelles
    • 9 janvier, BA de troupe.
    • 16 janvier, sortie de troupe à "Riplay". Grand jeu, prise de fort.
    • 30 janvier instruction technique.
    • 13 février, sortie de troupe aux carrières. Grand jeu opposant "Boches et Anglais", les "Anglais" l'emporte.
    • 20 février, sortie des deux troupes à Vignarnaud. Grand jeu.
    • 4 mars, sortie de patrouille.
    • 12 mars, sortie de troupe.
    • 19 mars, sortie de troupe.
    • 5 - 8 avril, camp de Pâques de patrouille.
    • 23 avril, fête inter-fédérale du scoutisme. Grande manœuvre avec les troupes EDF et SDF de Montauban.
    • 6 - 7 mai, camp de patrouille.
    • En raison des événements, la troupe se cantonne aux exercices de secourisme tous les jeudi des mois de mai et de juin. La fête de Groupe est toutefois organisée par les R.S. pendant le mois de mai. Les Éclaireurs réalisent une représentation théâtrale.
    • 18 - 24 juin, camp nautique de la patrouille des Renards à Escatalens. Elle se transforme en patrouille marine ou plus exactement nautique.
    • 31 juillet, sortie H.P. à "Planque" sous la direction du C.N.A. Robert Kastler.
    • 3 août, la patrouille des Renards baptise son embarcation, une gabarre, Alsace et l’expérimente entre Montauban et Planque.
    • Camp d'été annulé à cause des événements. La patrouille des Renards qui a organisé un camp nautique avec descente de la Garonne entre le 6 et 11 août, suivi d'un camp fixe à Escatalens du 12 au 21 août, est surprise par les combats qui ont lieu près d'Escatalens mais s'en tire sans dommage.
    • 22 août, la fuite de l'occupant permet de remettre en honneur le chapeau quatre bosses que Vichy avait proscrit au profit du béret.
    • 16 octobre, sortie de troupe à "l'Hymalaya".
    • 22 octobre, sortie de rentrée de la troupe. Passage des Louveteaux.
    • 29 octobre, sortie de troupe "Aux carrieres".
    • 6 novembre, sortie de troupe à la "Vallée des Écureuils". Grand-jeu : 4 chevaliers veulent conquérir le cœur d'une belle princesse.
    • 11 novembre, défilé de la troupe aux monuments aux morts, en présence des autorités civiles et militaires.
    • 19 novembre, sortie de troupe au Tigné. Manœuvre sur le thème de Roland de Roncevaux.
    • 26 novembre, sortie des CP et SP. Visite d'une grotte.
    • 3 décembre, sortie de troupe au "Bois du Laitier". Manœuvre sur le thème de Cavelier de la Salle.
    • 10 décembre, sortie de troupe à la "Vallée des écureuils". Promesse de DELGADO, ESPINASSE, les deux frères LABEL, BOURLISIER, BADAIRE, LEGRIEL, SUDRES et RUSSIÈ.
  • 1945
    • La troupe est réduite à trois patrouilles : Antilopes, Renards et Cerfs auxquelles s'ajoute une patrouille libre à Cahors : Élans. La troupe parraine un soldat du front.
    • 7 janvier, sortie de troupe. Les patrouilles arrangent leur "coin de pat" au local.
    • 14 janvier sortie de patrouille.
    • 21 janvier sortie de troupe "Aux Carrières". Manœuvre opposant "Policiers" et "Saboteurs".
    • 4 février, sortie de troupe à la "Vallée des Écureuils". Manœuvre opposant Cow-boy et Indiens. LE C.T. Gaston MALVY passe la main au C.T. Marc SNEED.
    • 11 février, sortie de patrouille.
    • 18 février, sortie de troupe. Prise de fanions à Saint Martial.
    • 4 mars, sortie de troupe à Léojac. Manœuvre opposant "Brigades Belges" et "Congolais". Promesse de FERRE.
    • 11 mars, sortie de patrouille.
    • 18 mars, sortie de troupe à "Riplay". Réalisation d'un pont de singe au-dessus du Tescou.
    • 15 avril, sortie de troupe.
    • 22 avril sortie interfédérale de la Saint Georges. Grande prise de fanions avec les troupes S.D.F. et E.D.F..
    • 6 mai, sortie de patrouille.
    • 13 mai, sortie de patrouille.
    • 20 - 23 mai, camp de Pentecôte à Piquecos (Aveyron). Classement : 1er Élans (Pat libre de Cahors), 2e Renards, 3e Cerfs et 4e Antilopes.
    • 18 juillet - 10 août, camp d'été en Alsace.
    • 14 octobre, sortie de troupe à "l'Himalaya". Première sortie sous la direction du nouveau C.T. Alain TEISSIER-SOLIER (Pécari pétulant). Prise de fanions. La troupe compte 5 patrouilles : Antilopes, Castors, Cerfs, Ours et Renards.
    • 21 octobre, sortie de patrouille.
    • 4 novembre, sortie de patrouille.
    • 18 novembre, rallye de District à Saint-Sulpice. Présence de 5 patrouilles de Montauban et de dix autres patrouilles des troupes de Toulouse. Résultats : 1er Castors de Montauban, 2e Renards de Toulouse II.
    • 2 décembre, sortie de patrouille.
    • 9 décembre, sortie de patrouille.
    • 11 décembre, sortie de troupe à "l'Himalaya". Prise de fanions. Promesse de BLANC, DAUTHEVILLE, BOUSQUET et GUITARD.
    • 23 décembre, sortie de troupe. Journée épreuves techniques.
    • 7 janvier, grande sortie de patrouille.
  • 1946 :
    • 13 janvier, sortie de troupe à Saint-Martial.
    • 20 janvier, sortie de patrouille.
    • 27 janvier, sortie de chefs à Vignarnaud.
    • 3fevrier, sortie de troupe au "Tigné".
    • 7 février, réunion de troupe; Technique.
    • 10 février, sortie de CP aux "Carrières".
    • 10 février, sortie de patrouille sous la direction des S.P..
    • 14 février, réunion de troupe. Technique.
    • 17 février, sortie de troupe à Fonneuve.
    • 21 février, travaux au Local.
    • 28 février, réunion de patrouille.
    • 10 mars, sortie de patrouille.
    • 2 - 6 mars, camp de chefs à Bruniquel. Exploration de la grotte de la Bartassse.
    • Mai, fête du Groupe Local.
    • 22 avril sortie interfédérale de la Saint Georges. Grande prise de fanions avec les troupes S.D.F. et E.D.F..
    • 15 - 20 avril, camp de Pâques à Bruniquel au lieu-dit Larmandel.
    • 19 mai, Rallye de District à Saint-Sulpice.
    • 10 juin, camp à Négrepelisse.
    • 16 juin, sortie de patrouille.
    • 30 juin sortie de patrouille.
    • Camp d'été à Mons, Belgique.
  • 1947 : Jamboree de Moisson. Deux patrouilles de Montauban ont été sélectionnées à participer au jamboree. Une patrouille terrestre et la patrouille marine en bel uniforme marin.
  • 1948 : Camp à Vabre, en l'emplacement exact du maquis EU.
  • 1949 : La troupe ne compte plus que deux patrouilles. Camp du Moudang, à Arreau (Hautes-Pyrénées), avec les troupes de Toulouse et de Castres.
  • 1950 : Camp de l'escalade (Pyrénées) avec les troupes de Toulouse et de Castres.
  • 1958 : Camp provincial Haut-Languedoc, Drôme, 100 EU. Construction d'un pont.
  • 1959
    • Camp à Bordeaux avec les troupes de Toulouse et Carcassonne. Construction d'une tour.
    • A la rentrée, la troupe compte deux patrouilles : Cerfs CP : Georges Philip et Renards CP : Jean-Louis Manson.
    • 18 octobre, réunion de troupe.
    • 8 novembre, réunion de patrouille.
    • 12 novembre, sortie de patrouille.
    • 15 novembre, sortie de troupe.
    • 22 novembre, sortie de troupe à Poupel.
    • 29 novembre, réunion de patrouille.
    • 12 décembre, sortie de patrouille.
    • 19 décembre, sortie de troupe à Riplay sous la houlette de l'Instructeur provincial (Aigrette) et de son adjoint (Martin Pêcheur).
    • 22 décembre, Arbre de noël de la troupe.
    • 24 décembre, B.A. de troupe. Distribution de colis aux familles pauvres.
  • 1960
    • 10 janvier, sortie de troupe.
    • 17 janvier, sortie de patrouille sous la neige.
    • 24 janvier, grande sortie de troupe.
    • 31 janvier, sortie de patrouille.
    • 4 février, sortie de patrouille sur la route d'Albias. Transmissions morses.
    • 21 février, sortie de patrouille au bord du canal.
    • 28 février, sortie de troupe au Cèdre. Concours de feu.
    • 13 mars, sortie de patrouille à La Periesse. Transmission morse.
    • 20 mars, sortie de troupe à Riplay. Grand jeu.
    • 26 - 27 mars, camp de troupe près d'Ardus. Grand jeux et croquis Gilwell.
    • 4 - 8 avril, camp de Pâques à Cabéou (Tarn-et Garonne).
    • 4 - 18 juillet, Camp d'Aston (Ariége) avec les troupes de Rodez, Saverdun, Carcassonne et Pamiers. 9 patrouilles en tout dont les Cerfs et Renards de Montauban.
    • 25 septembre, sortie de troupe à l'Himalaya sous la houlette du nouveau CT de Montauban, Francis BALESTIER (Okapi). 11 EU.
    • 2 octobre, sortie de patrouille. Exercice technique.
    • 16 octobre, sortie de troupe (15 EU) et de meute (16 louveteaux) à vélo près de Corbarieu. Passage des louveteaux à la troupe. Promesse de Michel CLAVEL.
    • 23 octobre, sortie de patrouille à Riplay. Passage d’épreuves de classe.
    • 6 novembre, grande sortie de troupe à Montbeton. Grand jeu.
    • 11 novembre, défilé de la troupe, drapeau de troupe en tête, pour la fête de la victoire.
  • 1961
    • Camp national du jubilee au Malzieu (Lozère). 3000 EU dont 14 EU de Montauban répartis comme suit. Cerfs : CP Georges Philip, SP Lombrail + 3 EU ; Renards : CP Charles Philip, SP Goubié + 3 EU ; Hirondelles : CP Michel Niel, SP Fortier + 2 EU.
    • A la rentrée la troupe est organisée comme suit. Cerfs : CP Michel Clavel, SP Alain Bertrand + 5 EU ; Renards : CP Charles Philip ; Hirondelles : CP Mihel Niel.
    • 17 septembre, sortie de troupe à l'Himalaya. La troupe se troupe réduite à 9 EU seulement et 2 chefs.
    • 24 septembre, sortie de patrouille au bois de Mila.
    • 1er octobre, grande sortie de troupe à Montbeton. Passage de 2 louveteaux à la troupe. Promesse d'Etienne BUAY (Hirondelles),Marc RENARD (Renards), Christian PHILIP (Cerfs).
    • 8 octobre, réunion de troupe au local.
    • 14 - 15 octobre, camp à Saint-Nauphary.
    • 22 octobre, sortie de troupe à la vallée des Écureuils. Grand jeu. Promesse de Gérard FORTIER.
    • 26 octobre, réunion de patrouille au local. passage d’épreuves de classe.
    • 4 - 5 Novembre, participation de la haute patrouille au camp de Carenne (formation des CP-SP du Haut-Languedoc).
    • 11 novembre, réunion de patrouille au local. Techniques et épreuves.
    • 12 novembre, sortie de patrouille.
    • 16 novembre, sortie de patrouille.
    • 19 novembre, sortie de troupe au Cèdre.
    • 23 novembre, réunion de patrouille au local. passage d’épreuves de classe.
    • 26 novembre, réunion de patrouille au local. passage d’épreuves de classe.
    • 3 décembre, fête de la troupe. le groupe présente ses pièces devant un public de 110 personnes.
    • 10 décembre, sortie de troupe au Tigné. 10 EU et 2 chefs.
    • 17 décembre, sortie de patrouille.
    • 23 décembre, arbre de Noël de la troupe.
  • 1962
    • 7 janvier, sortie de troupe au Cèdre.
    • 11 janvier, réunion de patrouille au local.
    • 14 janvier, réunion de patrouille au local.
    • 21 janvier, Grande sortie de troupe à Riplay. Grand jeu.
    • 4 février, sortie de troupe sur la rive gauche du Tarn. Grand jeu.
    • 11 février, sortie de patrouille.
    • 18 février, sortie de troupe à côté du Musée Ingre. Promesse de FLEURY (Cerfs), FAAGE (Hirondelles) et EPARDEAU (Renards).
    • 24 - 25 février, camp de haute patrouille.
    • 4 mars, grande sortie de troupe à Léojac.
    • 11 mars, sortie de troupe. Grand jeu.
    • 17 - 18 mars, camp de troupe à la vallée des Écureuils.
    • 1er avril, Fête de groupe devant un public nombreux (400 personnes).
    • Camp ?
    • A la rentrée la troupe est organisée comme suit. Cerfs : CP Christian Philip + 6 EU ; Renards : CP Charles Philip ; Hirondelles : CP André Balestié ; Guépards (Institut Jean Calvin) : CP ?.
  • 1962 :
    • 31 octobre, sortie de troupe à l'Himalaya.
    • 10 octobre, grande sortie de troupe à Montbeton.
    • 27 - 28 octobre, camp de troupe.
    • 18 novembre, grande sortie de troupe sous la neige.
    • 26 - 31 décembre, camp de Carenne.
  • 1963 : Fête du cinquantenaire de la troupe à la Maison du Peuple.
  • 1964 : Cerfs : CP Gerald Doumergue, SP Jean-Luc Plet; Hirondelles : CP Jean-Noël Maffre, SP Jean-François Marcadal; Renards : CP Pascal Contegat.
  • 1965
    • Camp de Pâques.
    • 4 avril, fête de groupe.
    • 12 - 16 avril, camp de pâques à la Bourdette, Mauvezin, Gers.
    • 25 avril St Georges à Falguières. BA collective, débroussaillage d'un terrain.
    • 1er - 2 mai, rallye Haut-Languedoc à Decazeville. Construction d'un local pour la troupe de Decazeville.
    • 16 mai, sortie de troupe.
    • 22 - 23 mai camp de patrouille.
    • 13 juin, réunion de patrouille.
    • 20 juin, camp de troupe à Ardus. Olympiades.
    • 27 juin, sortie de patrouille.
    • 4 juillet, réunion de préparation du grand camp d'été.
    • juillet, les deux patrouilles de Montauban, Renards et Hirondelles, participent au Camp National des patrouilles libres à Vabre (Tarn).
    • Septembre : Cerfs Jean-Luc Plet, SP André Verdier + 4 EU.
    • 17 octobre, grande sortie de troupe. Passage de 4 louveteaux à la troupe.
    • 24 octobre, réunion de patrouille.
    • 4 novembre, réunion de patrouille.
    • 12 novembre, sortie de troupe à l'Himalaya.
    • 14 novembre, réunion de patrouille.
    • 20 - 21 novembre, camp de troupe. Abandon du chapeau et adoption du béret.
    • 28 novembre, réunion de patrouille.
    • 12 décembre, sortie de troupe.
    • 19 décembre, réunion de patrouille.
    • 23 décembre, veillée de troupe.
  • 1966
    • 9 janvier, sortie de troupe.
    • 16 janvier, sortie de troupe au Pech-Blanc. Début des travaux de construction d'un local pour la troupe extension de Montauban.
    • 23 janvier réunion de patrouille.
    • 30 janvier, sortie de troupe au Pech-Blanc.
    • 6 février, sortie de troupe.
    • 12 - 13 février, camp de patrouille.
    • 30 avril - 1er mai, Rallye Haut-Languedoc à Vabre (Tarn).
  • 1967
    • Les hirondelles et les Renards construisent un local pour la Troupe extension de Montauban.
  • 1969 : Camp de Pâques à cheval.
  • 1970 : Camp à Vabre.
  • 1985 : activités suspendues
  • 1987
    • Refondation d'une troupe EU à Montauban par Jean-Fred Berger, Ourson Modeste, ex-CT de la Troupe de Passy. Mars, première sortie dans la foret de Montech. Fondation de la Patrouille des Aigles : CP Ruben Sartori, SP Philippe Salvador.
    • Camp avec la troupe de Caen.
  • 1988 : Camp au col Doulent (Ariège) avec les troupes de Toulouse et Rouen. Deux patrouilles : Aigles et Lynx.
  • 1989 : Camp de Saint-Peray (Ardéche). Deux patrouilles : Aigles et Lynx.
  • 1990 : Camp d'Hamamet, Tunisie avec la Troupe EEDF de Montauban. Une patrouille, Aigles.
  • 1991
    • Scission avec la FEEUF, création du SUM.
    • Camp de Vers (Lot). Deux patrouilles : Aigles et Renards. Virage de trois camp SUF.
  • 1992 : activités suspendues
  • 1996 : Reprise des activités de la troupe (SUM).
  • 1997
  • 1998 : Camp de Payolles (Hautes-Pyrénées) avec la troupe de Noisy-le-Grand. Virage d'un Camp SUF, capture de son étendard et des fanions de patrouilles. Deux patrouilles : Aigles et Renards.
  • 1999 : Camp de Champroux (Allier) avec les troupes de Noisy-le-Grand et de l'Oratoire. Construction d'une tour. Deux patrouilles : Aigles et Renards.
  • 2000 : Jamboree des ESG à Montbel (Ariège). Deux patrouilles : Aigles et Renards.
  • 2001 : Camp du Larzac (Aveyron) avec la troupe de Noisy-le-grand : Deux patrouilles : Aigles et Renards
  • 2002 : Camp d'Ingwiller (Alsace) avec la troupe de Noisy-le-Grand : Une Patrouille : Aigles.
  • 2003 : Camp avec la troupe de Nogent et Noisy-le-Grand à Limoges (Haute-vienne). Une Patrouille : Aigles.
  • 2004 : Camp avec la troupe de Nogent à Thiers (Auvergne). Une patrouille : Aigles.
  • 2005 : Suspension de la troupe.
  • 2007
    • reprise de la troupe au sein des EEUdF.
    • Camp de Centenaire du Scoutisme au Domaine de Cors, en jumelage avec Toulon.
  • 2008 : activités suspendues.

Activités de l’Équipe (aînés, branche rouge)

  • 1930 : Formation des Routiers.
  • ...
  • 1935 : Formation de l'équipe n° 110.
  • 1940 : Formation de l'équipe "Norbert Casteret" n° 122. Sa spécialité est la spéléologie. Elle est parrainée pas Norbert Casteret. Elle comprends 9 RS.
    • Affiliation aux Eclaireurs Unionistes de France le 11 avril 1940 sous le n° 122.
    • Explorations des grottes sur les causses du Quercy.
  • 1940
    • Fouille de la grotte de la Madeleine.
    • Camp Spéléo avec Norbert Casteret à Saint-Gaudens
  • 1941
    • Explorations de grottes sur les causses du Quercy
    • Camp Spéléo avec Norbert Casteret à Saint-Gaudens
  • 1942
    • Camp volant en Ariège.
  • 1943 : ...

Pendant la guerre, l'Equipe recceuille un soldat ecossais réchappé de Dunkerque. En 1942, au cours du camp volant en Ariege, l'Equipe lui fournit des faux papiers et lui fait passer la frontière espagnole. Il était inquiété par la police Vichyste. l'Equipe camouffle egalement dans ses rangs deux frères juifs traqués par Vichy. Un memebre de l'équipe, Jacques Delord est attrappé par Vichy et condanné à cinq ans de prisons pour ses actions de résistance. Il sera liberé par les alliés en 1944.

Activités de la Compagnie (Éclaireureuses FFE)

  • 1941 : Fondation de la Compagnie "Jeanne d'Albret.
  • 1965 : Arrêt de la Compagnie.

Héroïsmes et tragédies de quelques EU de Montauban

Première Guerre Mondiale (1914 - 1918)

  • Alfred-Eugène CASALIS : Voir page dédiée.
  • Éric SAMAIN : Il était éclaireur unioniste de seconde classe. Tué à Perryse le 6 (ou 18) février 1916. Cité à l'ordre de l'armée.
  • Georges René LEMOINE : né le 26 septembre 1898 à Montauban (Tarn-et-Garonne). Il était chef de patrouille. Apprenti-marin à bord du cuirassier Danton, il disparaît en mer avec son navire torpillé au large de la Sardaigne le 19 mars 1917.
  • René Edmond Frédéric MONDAIN : né le 8 janvier 1898 à Tananarive (Madagascar). Étudiant en théologie à la faculté de Montauban. Ami intime d'Alfred-Eugène Casalis. Il était le directeur de la section cadette du Faubourg-Saint-Antoine en 1911 et il fut l'un des tous premiers chefs éclaireurs brevetés (cours de 1912). Il devint le chef de la troupe de la Rochelle en octobre 1915, puis chef de patrouille de Montauban en novembre 1916. En avril 1917, il est incorporé dans l'armée. Il fait l'école des officiers à Saint-Maixent. Il fut promut aspirant en février 1918. Nommé chef d'une section de mitrailleurs du 11e R.I., il est blessé grièvement au combat le 27 mai à Verdun (Meuse) et meurt de ses blessures le 4 juin 1918. Une citation à l'ordre du corps d'armée :

« Jeune élève-officier, d'un allant et d'une bravoure remarquable, animé des plus belles qualités militaires; s'est particulièrement distingué dans le commandement d'une section de mitrailleuses. Grièvement blessé en organisant la défense du terrain. »

15 juin 1918.
  • Henri Charles BRETON : né le 13 juillet 1898 à Marseille (Bouches-du-Rhône). Étudiant en théologie à la faculté de Montauban. Successivement soldat, caporal puis sergent au 27e BCA, il est tué à l'ennemi le 31 août 1918 devant Saint-Gobain (Oise), alors qu'il était proposé au grade de sous-lieutenant. 3 citations à l'ordre de l'armée  :

« Jeune agent de liaison, d'un courage et d'un dévouement à toute épreuve. Au cours des opérations des 25 et 27 octobre, a mené à bien plusieurs opérations périlleuses sous de violents barrages d'artillerie et de feux croisés de mitrailleuses »

Novembre 1917.

« Admirable de bravoure et de sang-froid, a participé à l’enlèvement d'un redoutable nid de mitrailleuses, précédant toujours ses hommes - légèrement blessé - a continué à assurer la liaison pendant les trois jours qui ont suivis l'attaque, sous un bombardement de jour et de nuit »

Juillet 1918.

« Malgré le tir violent de plusieurs mitrailleuses ennemies, a réussi à gagner du terrain et a entraîné sa section avec un élan irrésistible. A été mortellement blessé après avoir atteint son premier objectif. »

Septembre 1918.

Blessé au combat

  • Jean BENOIT : Il était chef de troupe. Étudiant en théologie à la faculté de Montauban. Aspirant au 99e R.I. Il a été grièvement blessé au combat. Décoré de la médaille militaire et citation à l'ordre du Ve Corps d'armée :

« Jeune chef qui s'est imposé dès sa prise de commandement par son calme, son coup d’œil et son exemple. Le 1er juin 1918, lors d'une attaque ennemie, s'est porté avec ses hommes au devant des vagues d'assauts, les a mises en fuite, leur infligeant des pertes et capturant du matériel »

5 juillet 1918.

Héroïsmes et tragédies

Joseph Salvané
  • Joseph SALVANÈ Renard bleu : Il fut successivement SP des Aigles, SP des Renards, puis CP des Renards en 1924. Il devient le chef de la troupe en octobre 1926. Le 18 juillet 1928, au camp de Lacanau (Landes), il se noie en tentant de sauver un EU de la noyade emporté par le courant d'une baïne. Renard bleu n'était pas bon nageur, mais il n'hésita pas un instant pour se lancer à sa rescousse pendant que l'alerte était donnée et que l'on mettait une chaloupe à l'eau. Il a soutenu cet EU hors de l'eau du mieux qu'il put jusqu'à ce que la barque arrive et le repêche, mais lui, on ne le trouva point. A bout de force, il avait coulé. Par la suite, la mer rendit son corps et on le retrouva les bras croisés, le visage en paix, comme il avait l'habitude de prier.

Pour voir des documents le concernant : http://reseau-bp.blog4ever.com/et-du-cote-de-montauban

Deuxième Guerre Mondiale (1939 - 1945)

  • Georges Jean-Paul HORNUS : né le 16 septembre 1905 à Annecy (Haute-Savoie). Il était éclaireur dans les années 19201925. Chef de laboratoire à l'institut Pasteur, il est mobilisé au début de la guerre avec le grade de Médecin-lieutenant, voulant partager le sort des combattants, il fut affecté à sa demande à un poste de secours d'une unité combattante du 151e R.I. C'est à son poste de secours de Pontgirard, près de Brienne-sur-l'Aisne, qu'il fut tué le 9 juin 1940 lors d'un bombardement. Il laissait ses trois enfants dont un, Jean-Michel, était alors éclaireur dans la patrouille des Aigles de Montauban.
  • Gérard Jean Albert SOULIE : né le 7 juillet 1906 dans le Tarn. Il fut EU dans la patrouille des Renards dans les années 19201925. Engagé dans les F.F.I., puis au 1er R.C., il est tué au combat le 28 août 1944 à Saint-Hippolyte (Indre-et-Loire).
  • Jean-Paul MEZGER : Il était le chef de la patrouille des Cerfs en 19391940. Alsacien, il fut enrôlé de force dans la Werhmacht et disparut sur le front russe.
  • Guy HOUARD : RS à l'équipe Norbert Casteret. Milicien, fusillé à la libération de Montauban.
  • Charles KLOPFENSTEIN : RS à l'équipe Norbert Casteret tué en 1945.

Les résistants

  • Henri GENNATAS Héron paisible : Il fut le chef de la troupe de Montauban en 19321933. Pasteur, il fut nommé aumônier des chantiers de jeunesse. Dès 1942, il prit contact avec l'AS (Armée Secrète) de Combat. En avril 1943, il organisa avec l'équipe de Martin Bret, responsable combat des Basses-Alpes, l'évasion des jeunes des chantiers destinés au STO (Service du Travail Obligatoire). Il fonda avec ces jeunes le maquis du Lubéron et des Basses-Alpes. Avec ses camarades de Combat, il parvint à soustraire 2000 jeunes au STO en deux mois d’activités. Découvert par la police vichyste, il entra en clandestinité sous le pseudonyme de Marc-André Richemont. Il intégra le maquis de Segoyer (Basses-Alpes) et participa à la direction des cadres de la résistance au maquis de Digne. Arrêté à Manosque par la police d'occupation italienne, il fut libéré par un coup de main de ses camarades de Combat. A la suite de quoi, le 4 novembre 1943, il fut condamné à mort par contumace par le tribunal de Digne. Il fut alors envoyé à Marseille pour prendre la direction du R.O.P. (Recrutement Organisation Propagande) des MUR (Mouvements Unis de Résistance) de Marseille – Aubagne. Puis il prit la direction du N.A.P. (Noyautage des Administrations Publiques). Bien qu'il fut activement recherché par la Gestapo qui perquisitionna la maison de ses parents à Montauban, il poursuivit ses activités clandestines. En mai 1944, il fut envoyé en mission spéciale à Alger et retourna en France avec l'armée de Lattre qui débarqua le 15 août à Cavalaire. Il parvint à regagner Marseille en passant à travers les lignes ennemies et participa au soulèvement et à la libération de Marseille. Il fut alors le chef de cabinet de Raymond Aubrac (ancien EDF), commissaire de la République à Marseille. Ensuite, il fut nommé commandant du 5e escadron du 8{{e]] RD par le Général de Lattre. En avant pointe de la 1re Armée, il participa aux campagnes des Vosges, d'Alsace, de la Foret-Noire et d'Autriche. Il écrivit ses réflexions faites à ce moment là dans son livre l’Épopée du Silence, Éditons Perret-Gentil, Genève, 1946. Il a été décorée de la Croix de guerre avec étoile de Vermeil avec cette citation :

« Ayant pris le commandement d'un escadron de toute nouvelle formation, a amené cette unité au combat dès le 3 avril 1945 dans d'excellentes conditions. Au cours d'un raid du régiment à l'Est de la Foret-Noire, toujours en avant de son escadron, a participé brillamment à la prise d'Alprisbach le 19 avril 1945, de Schiltach le 20, de Riedbohringen le 23. Le 26, a organisé et stimulé la défense de Zolthaus, qui a résisté à tous les violents assauts d'un ennemi décidé à forcer le passage. »

  • André de ROBERT Cerf subtil : Il fut le chef de la troupe en 19231924. En septembre 1941, pasteur, il appartint au groupe qui énonça les thèses de Pomeyrol qui éleva « une protestation solennelle contre tout statut rejetant les juifs hors des communautés humaines ». Par la suite, il parvint à sauver de nombreux juifs en leur fournissant de faux papiers et des cachettes sûres, bien qu'il fut très surveillé par la Gestapo. En 1984, il reçoit la Médaille des justes Yad Vashem.
  • Jacques SNEED Héron laborieux : éclaireur unioniste puis R.S. dans les années 1940. Réfractaire au STO, il est aidé par Marcel ESPINASSE, Renard rapide (EU de Montauban, alors directeur de la Jeunesse et des Sports). Par la suite; il participa à la libération d'Agen.
  • Jacques DELORD : RS à l'équipe Norbert Casteret, fut condamné à cinq ans de prison pour ses actions de résistance. Il fut déporté en Allemagne, mais il en revint sauf en 1944.
  • Jacques PHILIP Coucou tapageur : éclaireur unioniste à la troupe de Montauban depuis 1929. Il participa au Camp national de Walbach en 1936, puis pendant ses études de médecine à Bordeaux, il fut membre de la troupe de Bordeaux. A son retour à Montauban, il devint chef de troupe adjoint pendant les années 1941 - 1942 puis prit la direction de la troupe en 1943 - 1944. Tisoné de Cappy en 1943. A la libération de Montauban, il s'engagea dans l'armée comme médecin et prit part aux combats pour la libération de l'Alsace. Ensuite, il continua à s'occuper des EU de Montauban en tant que chef de groupe jusqu'à la fin des années 60.

Les EU de Montauban devenus pasteurs, liste non exhaustive

  • Fred PYTHON - Python bicolore - EU à Montauban de 1919 à 1925, CP des Aigles en 1924
  • Jean BORDREUIL - Cigogne soupirante - CT de 1921 à 1923, fondateur de l'EREF en 1938
  • André DE ROBERT - Cef subtil - CT en 19231924
  • Jean FAURE - EU en 1924, Missionnaire
  • Pierre LOUX - Sanglier solitaire - CT en 19241925
  • Georges SERR - CT en 19291930, consacré pasteur en 1932
  • Jean de MONDENARD - Tigre hargneux - CT en 19301931, consacré pasteur le 9 juin 1942
  • Maurice CAVALIE - Ours débonnaire - EU puis fondateur de l'équipe RS spéléo « Norbert Casteret » en 1940
  • Henri GENNATAS - Héron paisible - CT en 19321933
  • Claude LIGNIERES - RS en 1942
  • Maurice BEAU - CP de la patrouille des Aigles en 1940.
  • Jean-Michel HORNUS - CP des Antilopes en 1940.
  • Alex LOCHEN - CP des Antilopes en 1940. Frère à la communauté œcuménique de Taizé.



Notes et références


  1. Il s'agit du Noël 1915.
  2. l’Éclaireur Unioniste, n° 1, janvier 1916 p.7.
  3. Source : L’Éclaireur Unioniste, 4e année, numéro 2, février 1917, p.16 [PUMA] et L’Éclaireur Unioniste, 4e année, numéro 5, mai 1917, p.40
  4. 4,0 et 4,1 Source : Journal des Éclaireurs, 6e année, numéro 14, 15 juillet 1930
  5. Source : Sois Prêtn° 131 -132, juin 1941
  6. 6,0, 6,1, 6,2 et 6,3 'ff. : faisant fonction.