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Loi scoute (Père Sevin)

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Cette Loi scoute est une adaptation française de la Loi en dix articles de Robert Baden-Powell par le père Sevin destinée au scoutisme catholique.

Elle est, d'après lui, le moyen pour les garçons de mouvements catholiques de cheminer vers la sainteté (ce qui est demandé à tout baptisé de l’Église catholique), car le Père y fait transparaître l'ancien et le Nouveau Testament. Le garçon ne peut plus choisir le scoutisme seul en laissant de côté l'aspect religieux, les deux sont maintenant liés et indissociables au sein même de la Loi. On est tenté de se demander l'utilité de la loi scoute du père Sevin, si les préceptes qu'elle définit existent déjà dans la Bible. Seulement, les exigences évangéliques ne sont formulées nulle part sous forme d'articles concrets et faciles à retenir dans l’ancien et le Nouveau Testament. Certes, le Décalogue résume la loi de Dieu en dix commandements et lors du sermon sur la Montagne, le Christ donne douze commandements complémentaires. Mais la formulation négative de ces commandements rebute facilement l'adolescent. Au contraire, la loi de BP, adapté par le père Sevin, s'avère beaucoup plus attrayante. Elle sait faire vibrer la jeunesse en annonçant le message des Évangiles et en traduisant en formules brèves les différents commandements des testaments.


Elle est utilisée uniquement dans les mouvements de confession catholique.

Cette Loi est aussi toujours associée à trois principes (écrits dès 1917 dans Le livre du guide-maître du P. Sevin) :

  1. Le scout est fier de sa foi, et lui soumet toute sa vie.
  2. Le scout est fils de France, et bon citoyen[1].
  3. Le devoir du Scout commence à la maison.


La loi

  1. Le scout met son honneur à mériter confiance.
  2. Le scout est loyal à son pays, ses parents, ses chefs et ses subordonnés.
  3. Le scout est fait pour servir et sauver son prochain.
  4. Le scout est l’ami de tous et le frère de tout autre scout.[2]
  5. Le scout est courtois et chevaleresque.[3]
  6. Le scout voit dans la nature l’œuvre de Dieu : il aime les plantes et les animaux.[4]
  7. Le scout obéit sans réplique et ne fait rien à moitié.
  8. Le scout est maître de soi, il sourit et chante dans les difficultés.
  9. Le scout est économe et prend soin du bien d’autrui.
  10. Le scout est pur dans ses pensées, ses paroles et ses actes.

Voir aussi


Notes et références


  1. Les Guides de France adoptèrent les même trois principes, mais à la place de bon citoyen / "elle aime son Pays".
  2. Suite à l'AG du 20 juin 1924, l'article devient «Le scout est l’ami de tous et le frère de tout autre scout, à quelque classe sociale que celui-ci appartienne». L'ajout n'a pourtant pas été repris en pratique.
  3. Variante pour les guides : l'article 5 devient « la guide est courtoise et généreuse»
  4. A l'origine (1920) la rédaction de cet article 6 disait "Le scout voit Dieu dans la nature". Suite à des critiques données à Rome au P. Sevin, l'A.G. du 20 juin 1924 décida de préciser que c'est l’œuvre de Dieu que le scout y reconnait (et non pas que la nature serait la totalité de Dieu) afin d'écarter une interprétation panthéiste. La loi des Guides de France adoptera l'ordre des mots suivant : "voit l'œuvre de Dieu dans la nature". On peut aussi remarquer que la version de la loi des scouts catholiques belges de la FSC a conservé, puis modifié en 1927, cette version d'origine SDF "Le scout voit Dieu dans la nature". (Le Badge de Tenderfoot, Vieux Castor, Imprimerie des Trois Rois, Louvain, 2e édition, décembre 1927, p.24).