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Discussion:Nicolas Benoit

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Il semble que la réalité des débuts du scoutisme en France ait été un peu plus compliquée, sans que ce constat ne mette en cause le rôle important de Nicolas Benoît, officier de marine, dans la "découverte" de cette nouveauté et son importation dans notre pays.

Entre 1907 et 1911, un certain nombre d'expériences ont été menées, dans des secteurs et des domaines très différents : Georges Bertier a adopté le scoutisme pour les élèves de l'École des Roches, jeunes bourgeois sélectionnés, mais, pratiquement dans le même temps, Georges Gallienne l'a utilisé pour animer un groupe d'enfants d'un quartier défavorisé de Paris. Deux personnalités, qui, apparemment, n'ont jamais pratiqué le scoutisme sur le terrain, ont cherché à le définir en tant que méthode : il s'agit de Nicolas Benoît et Pierre de Coubertin, qui ne partageaient pas les mêmes objectifs (et se détestaient mutuellement). C'est ce dernier qui est arrivé à créér, en OCTOBRE 1911, dans le cadre de la "Ligue d'Éducation Nationale", les Éclaireurs Français,"boy-scouts de France", avec la participation du recteur Liard représentant l'Université. Mais l'adaptation du scoutisme proposée par Coubertin n'a pas plu à Nicolas Benoît qui a créé en DÉCEMBRE de la même année, une nouvelle association, les ÉCLAIREURS DE FRANCE, à laquelle se sont joints Bertier et Gallienne, alors que Jacques de Marquette, qui avait également créé une troupe en 1911, restait fidèle aux Éclaireurs Français.

Les deux associations se caractérisent, au départ, par une adaptation des propositions de B.P., en particulier par leur volonté de traduire les termes anglais, mais surtout par l'introduction de la "promesse alternative", avec ou sans référence à Dieu, première étape d'une laïcité traduisant une ouverture à tous, pratiquants ou non. Certains y ont vu également une refus du "devoir envers Dieu" figurant dans les définitions initiales du scoutisme.

Les E.F. se sont, de plus, très rapidement différenciés par leur refus, très net, de rejoindre ce qu'ils appelaient "le bureau de Londres", c'est-à-dire le rattachement à un scoutisme international dominé par les anglo-saxons. Contrairement à ce qui est indiqué par l'histoire "officielle", ils n'ont pas refusé la loi ou la promesse, et les bases de leur méthode sont pratiquement les mêmes que celles des autres Mouvements :loi et promesse, étapes et brevets, camps - écoles de formation des responsables. À titre indicatif, voici le texte de la loi des E.F. : - 1. l’Éclaireur aime sa Patrie - 2. L’Éclaireur fait honneur à ses parents, à ceux qui le dirigent - 3. L’Éclaireur a le culte de l’honneur et respecte sa parole - 4. L’Éclaireur est chevaleresque et fait chaque jour une bonne action - 5. L’Éclaireur est l’ami de tous et le frère de tout autre Éclaireur - 6. L’Éclaireur obéit joyeusement et est toujours de bonne humeur - 7. L Éclaireur est serviable et respecte le bien d’autrui - 8. L’Éclaireur aime les plantes et les animaux - 9. L’Éclaireur est propre dans ses paroles, ses pensées et ses actes.

À noter que les E.F. s'ouvriront aux filles dès 1946-1947, avec un réel temps d'avance sur les autres associations masculines !

Les Éclaireurs Français supporteront les conséquences de leur choix initial car ils ne seront reconnus, en métropole, ni par les autres associations de scoutisme, ni par les pouvoirs publics. En Algérie où le régime administratif était différent, ils ont pu se développer, dans toutes les catégories de populations, jusqu'à l'indépendance. Ils ont rejoint les Éclaireuses et Éclaireurs de France lors de leur création en 1964.

Ces éléments ont été recueillis à l'occasion de la préparation d'un ouvrage à paraître en 2011 à l'occasion du centenaire de la création du scoutisme en France.


Femme de Nicolas Benoit ?

Dans l'article, il est mentionné "Sa femme ("Mère Louve") [...] Commissaire régionale adjointe des Éclaireurs de France à Alger". Dans l'article de Marthe Levasseur, il est dit "commissaire régional [...] "totémisée" Mère Louve" mais aucune mention de Nicolas Benoit.

Question : est-ce Marthe Levasseur était la femme de Nicolas Benoit ou simple coïncidence ?

--Bono - 6 janvier 2013 à 16:40 (EET)