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Buts du scoutisme

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La méthode scoute
Promesse

Loi scoute

Les buts du scoutisme :
Caractère

Santé
Habileté manuelle
Service
Spiritualité

La structuration théorique de la méthode scoute en buts, principes, dimensions, moteurs ou éléments de la méthode... a été développée, traduite et adaptée de différentes manières par Baden-Powell et par les associations scoutes. Néanmoins, les 4 buts énoncés par Baden-Powell dans Le Guide du chef éclaireur, complétés ultérieurement par 1 ou 2 buts supplémentaires, forment un socle commun à tous les mouvements scouts.

Voir aussi : Définitions

Dessin de BP, bondissant au-dessus de l'égoïsme, du racisme, des différences religieuses, des luttes de classe et de la mauvaise humeur.

Les 4 buts énoncés par Baden-Powell

Dans Éclaireurs

Dans les dernières éditions de Éclaireurs (Scouting for boys), destiné aux adolescents et organisé sous forme de bivouacs, les 4 buts originels n’apparaissent pas sous la forme structurée qui sera donnée dans Le Guide du chef éclaireur. Ce qui est proposé aux jeunes, et ce qui prime sur les buts communiqués aux éducateurs, ce sont la Loi scoute et le texte de la promesse.

Bien que les 4 buts du scoutisme soient sous-jacents dans les 28 bivouacs, ils ne sont cités que dans le chapitre 10, Principes et méthodes, destinés plus particulièrement aux chefs :

« Ainsi, à chaque étape [louveteaux, éclaireurs et routiers], nous avons les mêmes principes adaptés à la psychologie modifiée de l’élève. À chaque étape, nous développons :

Baden-Powell, dans Éclaireurs, chapitre 10 : Principes et méthodes.

La formation du caractère et la santé physique, les 2 buts principaux et immédiats, sont présentés comme les remèdes préventifs aux défauts constatés chez les jeunes Britanniques.

Les 4 buts de Baden-Powell sont également cités dans les explications données en préambule de Éclaireurs :

« Au point de vue national, notre seul but est de faire des jeunes gens de la génération qui monte de bons citoyens. Nous n’intervenons pas dans la religion de nos garçons, quelle qu’elle soit, mais nous les encourageons à mettre en pratique celle dont ils font profession. Notre programme vise quatre buts :

  1. l’éducation du caractère individuel : savoir se tirer d’affaire, savoir observer, compter sur soi – pour gagner l’insigne d’éclaireur
  2. l’habileté manuelle et les petits métiers qui peuvent aider un garçon à faire son chemin dans le monde – cela lui vaudra des insignes de capacités
  3. la santé physique, en encourageant les garçons à faire beaucoup d’exercices et à prendre soin de leur corps
  4. le service du pays : en qualité de pompier, ambulancier, commissionnaire, marin, secouriste, ou tels autres services collectifs que peut rendre une troupe. »


Dans Le Guide du chef éclaireur

Les 4 buts sont vraiment structurés et approfondis par Baden-Powell dans Le Guide du chef éclaireur, dont ils forment le sommaire. L’introduction de ce manuel en donne un aperçu.

« Sujets à étudier :

  1. Formation du caractère : La loi de l’éclaireur – La vie au grand air – campements, chevalerie, bonheur, joie de vivre, observation, jeux d’éclaireurs, art du marin
  2. Santé et développement physique : Exercices physiques et le pourquoi de chacun d’eux, habitudes d’hygiène, jeux, prévention des maladies, tempérance et continence, tabac, maîtrise de soi
  3. Perfectionnement de soi-même en vue d’une carrière : Habileté manuelle, travail en vue de spécialités, civisme, dangers de l’alcoolisme, du jeu, de l’impureté
  4. service du prochain, esprit de chevalerie et abnégation, base de la religion : Entre aide, premiers secours, sauvetages, pompiers, chargés de missions. »

En 100 ans, les préoccupations hygiénistes mentionnées dans le but de la santé ont souvent fait place au souci de santé morale ou psychique. De même, les préoccupations professionnelles liées à l’habileté (le chapitre qui est dédié à ce but s’intitule « Pour réussir dans la vie ») ont naturellement évolué avec la scolarité des jeunes. Le 4e but, que Baden-Powell définit aussi comme la mise en pratique de la religion, connaît déjà différentes déclinaisons dans les écrits du fondateur : service d’autrui, service du pays, service de Dieu…


Le 5e but, le sens de Dieu

page du Règlement général des Scouts de France(1935)

Assez rapidement des mouvements scouts, surtout confessionnels, vont ajouter un 5e but, le sens de Dieu, qui va au-delà de ce qui est entendu dans le but de servir.

Le Père Sevin « attribue cet apport du scoutisme catholique, d’ailleurs conforme à la pensée foncière du fondateur, à la cheftaine Louise Nourissat (depuis Madame Pierre Bray) lors d’un cours de Chamarande où elle fut assistante en 1930-1931 »[1]

Dans la Charte de l'Oradou, à l'origine du Scoutisme Français en 1940, et signée par les Eclaireurs de France, on trouve cet essai de synthèse :'Les membres du Scoutisme français ne veulent donc pas s'unir d'après une formule de neutralité purement négative. Ils entendent manifester de la compréhension et du respect pour toute croyance. D'inspiration religieuse, le scoutisme n'aboutit pas de par soi à un credo déterminé. Mais il est conforme à son esprit qu'il encourage la recherche de la Vérité parmi ses membres et revête un caractère confessionnel dans certaines associations(...) Dans ces conditions, le Scoutisme français doit grouper, dans la fidélité à l'idéal défini précédemment, les scouts croyant en Dieu et ceux qui, sans adhérer explicitement à une religion, se sentent en sympathie avec les croyants et recherchent, pour leur part, le Vrai, le Juste et le Bien, dans la sincérité de leur coeur.

Le développement spirituel est reconnu par l’OMMS et est partagé par de nombreux mouvements scouts non affiliés à cette organisation.

Le 6e but de l’OMMS

Le développement de l’affectivité est un 6e but qui a été introduit récemment par la région Europe de l'OMMS. Son contenu est en cour d'affinement.

Les autres façons d’exprimer les buts du scoutisme

L’OMMS

Article 1, paragraphe 2 (but), de la Constitution régit le fonctionnement de l’Organisation mondiale du mouvement scout (juillet 1983) :

« Le Mouvement scout a pour but de contribuer au développement des jeunes en les aidant à réaliser pleinement leurs possibilités physiques, intellectuelles, sociales et spirituelles, en tant que personnes, que citoyens responsables et que membres des communautés locales, nationales et internationales. »


Article 2, paragraphe 1 (principes), de la Constitution régit le fonctionnement de l’Organisation mondiale du mouvement scout (juillet 1983) :

« Le Mouvement scout est fondé sur les principes suivants :

  • Devoir envers Dieu : l’adhésion à des principes spirituels, la fidélité à la religion que les exprime et l’acceptation des devoirs qui en découlent.
  • Devoir envers autrui : la loyauté envers son pays dans la perspective de la promotion de la paix, de la compréhension et de la coopération sur le plan local, national et international. - La participation au développement de la société dans le respect de la dignité de l’homme et de l’intégrité de la nature.
  • Devoir envers soi-même : la responsabilité de son propre développement. »


L’AMGE

L’article 3 des statuts de l’Association mondiale des Guides et des éclaireuses indique que l’objet de l’Association mondiale est :

« b) de poursuivre le but du mouvement des guides/éclaireuses qui est d’offrir aux filles et aux jeunes femmes l’occasion de s’éduquer par elles-mêmes dans les domaines de la formation du caractère, de la responsabilité civique et du service dans leur propre communauté et dans la communauté mondiale. »

[2]


Les organisations scoutes nationales

L’Association des scouts du Canada

Les objectifs éducatifs du scoutisme adoptés par le Commissariat national en mars 2003 sont répartis en 5 domaines, desquels l’habileté semble absente :

  • Physique
  • Intellectuel
  • Social
  • Affectif
  • Spirituel [3]


Le Scoutisme Français

Paragraphe 1.2 du règlement intérieur du Scoutisme français, approuvé par l'Assemblée générale extraordinaire du 18 novembre 2004 :

« Si chacune de ces associations a son caractère particulier, toutes ensemble considèrent que les buts principaux du scoutisme sont :

  • l'épanouissement de l'individu par le développement de ses capacités physiques, intellectuelles, affectives et spirituelles;
  • le civisme par l'emploi de ses capacités individuelles dans le service d'autrui;
  • la participation au développement de la société dans le respect de la dignité de l’homme et de l’intégrité de la nature. »


Le Mouvement scout de Suisse

Sous le terme de « relations », l’organisation faîtière de Suisse décline les buts du scoutisme très fidèlement :

« Le mouvement scout entend par « promotion globale » la promotion des 5 relations que chaque personne soigne. Pour chacune de ces relations, le mouvement scout a formulé un but, dont chaque scout devrait se rapprocher.

  • La relation à soi : être critique envers soi-même et conscient de sa valeur
  • La relation à son corps : s'accepter et s'épanouir
  • La relation aux autres : rencontrer et respecter les autres
  • La relation aux choses : être créatif et respecter l'environnement
  • La relation à Dieu/relation spirituelle : être ouvert et s'interroger »

[4]


Notes et références


  1. Louise Nourissat signe comme "instructrice de Chamarande" dans le Chef n°31 du 15 mars 1931 un article sur la vie spirituelle à la meute portant ce titre : "Le cinquième but du programme".
  2. Statuts de l'AMGE
  3. D'après le site des Scouts du Canada
  4. D'après les fondements du MSdS