The ScoutWiki Network server was upgraded on November 20th, 2019. The maintenance is now over. Please inform us in Slack or via email support@scoutwiki.org if you encounter any unexpected errors – it's possible the upgrade has missed something. Thanks and happy scoutwiki'ng!

Michel Rigal : Différence entre versions

De Scoutopedia
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
(Nouvelle page : [[{{ns:6}}:Jpg_Cl_Rigal.jpg]], Michel Rigal a été commissaire général des Scouts de France de 1952 à 1970. Il a également joué un rôle essentiel dans l’organis...)
 
Ligne 1 : Ligne 1 :
[[{{ns:6}}:Jpg_Cl_Rigal.jpg]],
+
[[{{ns:6}}:Jpg_Cl_Rigal.jpg|frame|right|Michel Rigal]]
  
Michel Rigal a été commissaire général des [[Scouts de France]] de [[1952]] à [[1970]].
+
Michel Rigal ([[6 avril]] [[1914]] à Paris, [[11 août]] [[1978]] à Flims - Suisse) a été commissaire général des [[Scouts de France]] de [[1952]] à [[1970]]. Il a également joué un rôle essentiel dans l’organisation de la politique jeunesse en France. Son père était industriel et sa mère professeur de piano.
Il a également joué un rôle essentiel dans l’organisation de la politique jeunesse en France. Né à Paris le 6 avril 1914, décédé à Flims (Suisse)
 
le 11 août 1978. Son père était industriel et sa mère professeur de piano.
 
 
Marié, il était père de six enfants
 
Marié, il était père de six enfants
  
Il fait ses études secondaires au lycée Carnot à Paris et la classe de khâgne au lycée Henri IV. Il entre chez les Scouts de France en 1929 et est breveté de [[Chamarande]] en 1934. Il passe son DES (maîtrise) de philosophie
+
Il fait ses études secondaires au lycée Carnot à Paris et la classe de khâgne au lycée Henri IV. Il entre chez les [[Scouts de France]] en [[1929]] à la 13ème Paris puis devient Chef de Troupe de la 18ème Paris (Saint-François-de-Sales). En [[1934]], il est breveté de [[Chamarande]]. Il passe son DES (maîtrise) de philosophie et de lettres et prépare l’agrégation.
et de lettres et prépare l’agrégation.
 
  
Sous-lieutenant, il est fait prisonnier en 1940, et passe cinq ans dans différents camps de prisonniers en Allemagne où il anime le scoutisme parmi les détenus. Cette expérience le marquera profondément et le convaincra de la nécessiter l’ouvrir le scoutisme vers le monde.
+
Sous-lieutenant, il est fait prisonnier en [[1940]], et passe cinq ans dans différents camps de prisonniers en Allemagne où il anime le scoutisme parmi les détenus. Cette expérience le marquera profondément et le convaincra de la nécessiter l’ouvrir le scoutisme vers le monde.
  
Rentré de captivité en avril 1945, il devient commissaire national des [[Routier|Routiers]] (17-19 ans) puis commissaire général des Scouts de France en 1952. Il engage progressivement l’évolution de l’association. La guerre d’Algérie (1954-1962) est un moment difficile où il s’efforce de préserver l’unité d’un mouvement tiraillé en sens contraire notamment en 1957 lors de l’affaire Jean Muller. L’évolution se traduit notamment en 1964 par la division de la branche Eclaireurs (12-17 ans) en [[Ranger|Rangers]] (12-14 ans) et [[Pionnier|Pionniers]] (14-17 ans). L’idée est d’adapter le scoutisme au monde contemporain, la France des années 60 étant en pleine évolution. Au même moment, l’Eglise catholique effectue une démarche voisine avec le concile de Vatican II.
+
Rentré de captivité en avril [[1945]], il devient commissaire national des [[Routier|Routiers]]. Il oriente alors la Route dans la direction des réflexions menées aussi bien autour de Cruiziat et Goutet qu’en stalag : catholicisme social, thème des mouvements de jeunesse, communautarisme ; mais il ne parvient pas à empêcher l’effondrement des effectifs Routiers entre [[1945]] et [[1950]]. Commissaire général des [[Scouts de France]] en [[1952]], il succède à [[Georges Gauthier]] et engage progressivement l’évolution de l’association. La guerre d’Algérie ([[1954]]-[[1962]]) est un moment difficile où il s’efforce de préserver l’unité d’un mouvement tiraillé en sens contraire notamment en [[1957]] lors de l’affaire [[Jean Muller]]. L’évolution se traduit notamment en [[1964]] par la division de la branche Eclaireurs (12-17 ans) en [[Ranger|Rangers]] (12-14 ans) et [[Pionnier|Pionniers]] (14-17 ans). L’idée est d’adapter le scoutisme aux évolutions du monde contemporain. Il avouera en [[1966]] que la réforme n’était pas prête quand elle fut imposée.
  
Dans le cadre ses fonctions chez les Scouts de France, Michel Rigal fonde en 1962 la Conférence internationale catholique du scoutisme dont il devient secrétaire général jusqu’en 1970. Président du Scoutisme Français, du Conseil français des mouvements de jeunesse, il contribue également à la fondation du Conseil national des associations de jeunesse et d’éducation populaire dont il devient le premier président de 1968 à 1970.
+
Dans le cadre ses fonctions chez les [[Scouts de France]], Michel Rigal fonde en [[1962]] la [[Conférence internationale catholique du scoutisme]] dont il devient secrétaire général jusqu’en [[1970]]. Président du [[Scoutisme Français]], du Conseil français des mouvements de jeunesse, il contribue également à la fondation du Conseil national des associations de jeunesse et d’éducation populaire dont il devient le premier président de [[1968]] à [[1970]].
  
Il quitte ses fonctions de commissaire général des Scouts de France en novembre 1970 après avoir du gérer avec beaucoup de courage la crise que le mouvement traverse après 1968. Il devient jusqu’en 1975 secrétaire général de l’Union nationale des associations de parents d’élèves de l’enseignement libre malgré la paralysie qui le touche à partir de 1972.
+
Il quitte ses fonctions de commissaire général des [[Scouts de France]] en novembre [[1970]] après avoir du gérer avec beaucoup de courage la crise que le mouvement traverse après [[1968]]. Il devient jusqu’en [[1975]] secrétaire général de l’Union nationale des associations de parents d’élèves de l’enseignement libre malgré la paralysie qui le touche à partir de [[1972]].
  
Personnage charismatique et prophétique, chrétien rayonnant, Michel Rigal a été l’un des acteurs de premier plan de l’éducation populaire dans la France des années 60.
+
Personnage charismatique et prophétique, chrétien rayonnant, Michel Rigal a été l’un des acteurs de premier plan de l’éducation populaire dans la France des années [[1960|60]].
  
 
''Voir aussi la [[Liste des Commissaire Généraux des Scouts de France]]''
 
''Voir aussi la [[Liste des Commissaire Généraux des Scouts de France]]''

Version du 28 juillet 2007 à 16:54

Michel Rigal (6 avril 1914 à Paris, 11 août 1978 à Flims - Suisse) a été commissaire général des Scouts de France de 1952 à 1970. Il a également joué un rôle essentiel dans l’organisation de la politique jeunesse en France. Son père était industriel et sa mère professeur de piano. Marié, il était père de six enfants

Il fait ses études secondaires au lycée Carnot à Paris et la classe de khâgne au lycée Henri IV. Il entre chez les Scouts de France en 1929 à la 13ème Paris puis devient Chef de Troupe de la 18ème Paris (Saint-François-de-Sales). En 1934, il est breveté de Chamarande. Il passe son DES (maîtrise) de philosophie et de lettres et prépare l’agrégation.

Sous-lieutenant, il est fait prisonnier en 1940, et passe cinq ans dans différents camps de prisonniers en Allemagne où il anime le scoutisme parmi les détenus. Cette expérience le marquera profondément et le convaincra de la nécessiter l’ouvrir le scoutisme vers le monde.

Rentré de captivité en avril 1945, il devient commissaire national des Routiers. Il oriente alors la Route dans la direction des réflexions menées aussi bien autour de Cruiziat et Goutet qu’en stalag : catholicisme social, thème des mouvements de jeunesse, communautarisme ; mais il ne parvient pas à empêcher l’effondrement des effectifs Routiers entre 1945 et 1950. Commissaire général des Scouts de France en 1952, il succède à Georges Gauthier et engage progressivement l’évolution de l’association. La guerre d’Algérie (1954-1962) est un moment difficile où il s’efforce de préserver l’unité d’un mouvement tiraillé en sens contraire notamment en 1957 lors de l’affaire Jean Muller. L’évolution se traduit notamment en 1964 par la division de la branche Eclaireurs (12-17 ans) en Rangers (12-14 ans) et Pionniers (14-17 ans). L’idée est d’adapter le scoutisme aux évolutions du monde contemporain. Il avouera en 1966 que la réforme n’était pas prête quand elle fut imposée.

Dans le cadre ses fonctions chez les Scouts de France, Michel Rigal fonde en 1962 la Conférence internationale catholique du scoutisme dont il devient secrétaire général jusqu’en 1970. Président du Scoutisme Français, du Conseil français des mouvements de jeunesse, il contribue également à la fondation du Conseil national des associations de jeunesse et d’éducation populaire dont il devient le premier président de 1968 à 1970.

Il quitte ses fonctions de commissaire général des Scouts de France en novembre 1970 après avoir du gérer avec beaucoup de courage la crise que le mouvement traverse après 1968. Il devient jusqu’en 1975 secrétaire général de l’Union nationale des associations de parents d’élèves de l’enseignement libre malgré la paralysie qui le touche à partir de 1972.

Personnage charismatique et prophétique, chrétien rayonnant, Michel Rigal a été l’un des acteurs de premier plan de l’éducation populaire dans la France des années 60.

Voir aussi la Liste des Commissaire Généraux des Scouts de France