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Histoire du scoutisme en France : Différence entre versions

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Version du 1 octobre 2007 à 23:10

Alors que le scoutisme est né outre-manche, la France a eu dès le début du 20ème siècle une réelle influence sur le développement du scoutisme mondial grâce à une qualité exemplaire du scoutisme hexagonal jusqu'en 1947. Par la suite, la France sera également l'une des premières nations a proposer des grandes réformes dans le scoutisme qui bouleverseront durablement et en profondeur l'unité scout mondial.

Les débuts du Scoutisme en France

A partir de 1908, les premiers à s'intéresser au Scoutisme de Lord Baden Powell sont des pasteurs protestants après la parution d'un article du journaliste André Cheradame dans le "Petit journal" présentant les "boys scouts". Les pasteurs lancent les premières troupes d'éclaireurs et obtiennent vite du succès : le pasteur Gallienne transforme en troupe d'Eclaireurs son patronage dit "école de garde" du quartier Grenelle à Paris. Les troupes sont alors formées de 75% de jeunes catholiques. Ce qui pose évidemment des questions à certains prêtres catholiques.

En 1911, BP vient présenter aux Français le scoutisme et son succès en Angleterre et dans tout l'Empire. Cela renforce les certitudes des pionniers du scoutisme Français sur les bienfaits de la méthode.

La même année, en 1911, les trois premiers mouvements de scoutisme à naître en France sont donc neutres et protestants :

L'un des premiers prêtres catholiques a s'intéresser au scoutisme est l'Abbé d'Andréis qui à partir de 1911, met sur pied les "Eclaireurs des Alpes" un mouvement de scoutisme catholique dans le cadre de son patronage avec le soutien de son évêque Monseigneur Chapon. On voit également des initiatives se lancer au Creusot (La Milice St Michel) avec Louis Faure ; à Mâcon (Les Eclaireurs Mâconnais) avec l'Abbé Ferret ; à Autun (L'Avant-Garde Saint-Lazare) avec l'abbé Piguet ; à Paris - paroisse du Rosaire - (Les intrépides du Rosaire) avec l'abbé Marcel Caillet et Henri Gasnier.

Dans le même temps, le Chanoine Cornette, vicaire à St Honoré d'Eylau (Paris), rencontre à Meudon les Eclaireurs de France dont les 3/4 sont catholiques. Il s'en inquiète auprès de ceux-ci et s'attire la réponse suivante d'un jeune chef de patrouille : "C'est de votre faute! Pourquoi n'y a-t-il pas de scouts catholiques?". L'idée prendra le temps de mûrir...

Les évêques français, à part quelques rares exceptions, commencent par rejeter le scoutisme, car il provenait d'un protestant, militaire et général de l'armée anglaise, et prétendu issu de la franc-maçonnerie.

En 1913, un rallye scout a lieu à Birmingham en Angleterre et rassemble 30 000 éclaireurs dont des EDF et des EU.

Un scout fusillé par des allemands

Durant la guerre 14-18, les EDF et EU rendent de nombreux services : accueil des blessés dans les rangs de la Croix Rouge, renseignements dans les lignes ennemies, garde-côtes pour les scouts marins ; toujours au péril de leur vie. Nicolas Benoit, officier de marine à l'origine des EDF, meurt au champ d'honneur à la tête de ses fusiliers marins le 17 décembre 1914.

Le trio fondateur des Scouts de France : Père Sevin, Chanoine Cornette, Edouard de Macédo

En pleine guerre, le Chanoine Cornette inspiré par le jeune Paul Coze qui a connu le scoutisme en Egypte, ouvre en 1916 avec l'aide d'Edouard de Macedo (président des réunions d'Eylau) une unité de scouts catholiques sur sa paroisse : "les Entraîneurs de St Honoré d'Eylau".

Au même moment un autre prêtre catholique du nord de la France, bloqué en Belgique, travaille minutieusement à l'étude de la méthode scoute grâce à son voyage en Angleterre où il a rencontré BP, c'est le Père Jacques Sevin. Jacques Sevin fonde en 1919 la Troupe 1ère Lille avec Xavier Sarrazin. La nécessité d'un mouvement vraiment catholique unifié devient pressante. Le Chanoine Cornette, avec son ami Macédo et le père Sevin fondent, le 25 juillet 1920, la Fédération Nationale Catholique des Scouts de France. C'est le général Louis de Maud'huy qui en prend la présidence.

Les premières unités "Scouts de France" (SDF) sont constituées des troupes des Entraîneurs de St Honoré d'Eylau (Troupe St Louis - Paris) et des troupes Lilloises vite rejointes par les autres unités catholiques indépendantes comme les "Eclaireurs des Alpes" de l'abbé d'Andréis (1ère Nice - 1ère France).

Dès août 1920, les différentes associations existantes (SDF, EU et EDF) se rassemblent au camp de Francport. L'idée d'un Scoutisme Français est déjà dans certains esprits, il ne verra le jour que bien plus tard...

Au lendemain de la grande guerre, le jamboree d'Olympia à Londres, en 1920, permet d'oublier les séquelles des combats et la fraternité triomphe! La délégation française compte 125 participants : 75 EU, 50 EDF et 15 SDF.

Le développement et l'organisation du Scoutisme en France dans les années 20 et 30

Le scoutisme éprouve des difficultés à se faire admettre par l'opinion publique ou religieuse qui ne voit en lui qu'une association paramilitaire. De fait avant 1914 certaines sociétés de tir avaient de jeunes "éclaireurs" tandis que l'autorité militaire eut longtemps tendance à confondre scoutisme et préparation militaire.

A force de travail sur la doctrine et de communication, les différents mouvements scouts rayonnent rapidement. De 1911 à 1927, six associations sont fondées en France : Éclaireurs de France, Éclaireurs Israélites de France, Éclaireurs Unionistes de France, Fédération Française des Éclaireuses, Guides de France et Scouts de France.

En 1921, les scouts de France sont approuvés par l'Archevêque de Paris alors qu'en 1922 le Général Guyot de Salins remplace le Général de Maud'huy décédé à la présidence. Chez les EDF, c'est André Lefevre (Vieux Castor) soutenu par Georges Bertier qui travaille ardemment pour le mouvement.

Chefs des 3 mouvements (SDF, EDF, EUF) à la croix St Ouen

La même année, les différentes fédérations se rassemblent à la Croix Saint-Ouen où BP leur rend visite : tous les mouvements sont d'accord pour dire que le développement doit passer par une formation solide des chefs.

Le congrès scout mondial tenu à Paris en 1922 proclame Baden-Powell Chef-scout du monde et installe le mouvement dans la philosophie de la Société des Nations. Les Français participent activement aux jamborees, grands rendez-vous de cette internationale pacifique et joyeuse de la jeunesse.

Elles établissent en 1923 deux organismes de concertation : le Bureau Inter-Fédéral (BIF) pour le scoutisme masculin, le Comité de liaison pour le scoutisme féminin, décisifs dans le cadre de la multiplication des contacts internationaux.


Les EUF et les EDF s'organisent ensemble pour proposer des camps-écoles de valeur à Cappy. Les SDF, grâce au père Sevin, ouvre en 1922 le camp école de Chamarande dans la propriété de Mme Thome obtenue par le Chanoine Cornette (appelé maintenant le Vieux Loup).

Dans toutes les associations, les éclaireurs sont rejoints par des louveteaux et des routiers.

En 1924, 126 français toutes associations confondues participent au jamboree d'Ermelunden à Copenhague.

Le Maréchal Lyautey devient Président d'honneur de toutes les associations de France en 1928. Il sera présent au jamboree de Birkenhead en 1929 en Angleterre où 2.400 scouts français ont répondu présent. Ce Jamboree est marqué par une pluie incessante qui transforme le sol en un tapis de boue et par une Tour Eiffel de 16 mètres de haut réalisée par la 28e et la 5e Paris SDF avec 750 bâtons scouts.

En 1936, le mouvement des "Scouts de France" est atteint par le deuil : le Général de Salins et le Chanoine Cornette décèdent. Le Général Lafont succède au Général de Salins et le Révérend Père Forestier est désigné par les Evêques de France comme Aumônier Général.

La même année, on compte 12 000 EDF, 10 000 EU et 62 000 SDF.

Le Scoutisme Français pendant l'Occupation

Les services de guerre rendus par le scoutisme démontrent de façon éclatante la valeur de la méthode scoute. A la défaite militaire du printemps 1940, le BIF (Bureau Inter-Fédéral du Scoutisme) réunit à Vichy les directions des associations pour un rapprochement des associations scoutes sur la base de l’équivalence des formations de cadres et des pratiques pédagogiques. Chaque association conserve sa ligne spirituelle. Un camp de chefs se déroule au château de l'Oradou près de Clermont-Ferrand en septembre 1940. Une "Charte de l’Oradou" définit les rapports entre associations.

La Fédération "Le Scoutisme Français" est créée l’année suivante en 1941, sous la direction du Général Lafont. Le Chef Scout des SDF se trouve ainsi à la tête d'une association de 150.000 jeunes unis dans la diversité des convictions.

L’État Français entend faire du Scoutisme un pilier de sa politique de jeunesse. Cette intégration accorde au Scoutisme une audience et des moyens inédits. Une part est employée par les scouts au soutien aux Éclaireurs israélites.

Le Scoutisme est interdit en zone occupée. Il devait cependant résister fermement à cette interdiction, subsister presque partout et dans certains cas, progresser. La résistance n'était pas sans risque et la désobéissance a couté la vie à de nombreux chefs (on peut citer Henri Samson, CT EDF à Douai).

Le gouvernement de Vichy décrète par deux fois la dissolution des Éclaireurs Israélites de France (mars 1941 et février 1943). Bravant les décrets de dissolution, dix chantiers ruraux réunissent 300 "défricheurs". En mars 1944, le 7e Conseil National des EIF réuni à Die interrompt ses travaux pour fuir dans la montagne, pourchassé par les Allemands.

La "Sixième", organisation clandestine de sécurité et d'auto-défense créée par les EIF, sauve les jeunes juifs par milliers.

Aînés et chefs EIF se regroupent dans le maquis de la Montagne Noire (Tarn) avec des EUF. Robert Gamzon (Castor), fondateur des EIF, prend le commandement de la Compagnie Marc Haguenau (Secrétaire Général du mouvement fusillé par les Allemands). La Compagnie participe à la libération de Mazamet et de Castres, est intégrée à la Première Armée et prend part, jusqu'au Lac de Constance, aux combats de la Libération.

Dans la zone libre et en Afrique du Nord les effectifs progressent alors que de nombreux chefs sont absents ; certains en zone occupée, d'autres prisonniers. L'influence scoute est telle que l'on pille partout ses méthodes sans se rendre compte que le scoutisme est d'abord un esprit. Dans les camps de prisonniers, les chefs organisent des clans. Des milliers de prisonniers connaissent ainsi le scoutisme.

Chez les SDF, c'est Eugène Dary qui prend le poste de Commissaire Général alors que le QG s'installe en 1941 à Lyon (il s'était replié un temps à Vichy). Pierre Delsuc s'occupe camouflé de la zone nord occupée. Chez les EDF, André Lefevre dirige la zone nord, alors que Pierre Dejean, commissaire national à Paris est déporté en Allemagne.

Le 15 août 1942, c'est le magnifique pèlerinage routier à Notre-Dame du Puy orchestré par le père Doncœur qui mobilise tous les clans routiers de France, mais toute la jeunesse française y est conviée : "Nous allons au Puy en pèlerinage pour le retour des prisonniers, la délivrance de la France".

Ce développement du Scoutisme fondée sur l’ambivalence du retour à une société d’autorité, n’empêche pas un décrochage progressif vis-à-vis du régime, entamé dans la seconde moitié de 1942. Les contacts se nouent avec le Gouvernement provisoire installé à Alger qui possède sa politique éducative.

La guerre s'achevant, la Saint Georges de 1945 reste dans toutes les mémoires ! A Paris, les scouts de tous mouvements se retrouvent dans un grand rassemblement : ils furent 40 000 à se retrouver sur les grandes avenues bordant la place de l'Etoile. Ils descendirent ensemble par rangs les Champs-Elysées. Lady Baden Powell et le Général Lafont, président du Scoutisme Français étaient présents.

A la Libération, le Scoutisme Français est installé comme partenaire du jeune ministère de la Jeunesse et des Sports.

C'est Pierre Delsuc (ancien commissaire de la zone nord) qui prend les commandes des SDF.

Le Scoutisme et l'après-guerre

Affiche officielle du Jam 47

Le Scoutisme d'après-guerre est marqué principalement par l'organisation du Jamboree de la Paix qui s'est tenu en 1947 à Moisson. André Lefevre est toujours après guerre Commissaire Général des EDF, malheureusement il doit mourir quelques mois avant l'inauguration du Jam. Georges Gauthier est quant à lui Commissaire Général des SDF jusqu'en 1955.

Situé dans une boucle de la Seine en pleine forêt de Moisson, à 70 kilomètres de Paris, le 6e Jamboree international eut lieu 2 ans après la deuxième guerre mondiale, sous la direction de Henri von Effenterre. Il rassembla 40 nations et trente mille éclaireurs dont 15 000 étrangers, 10 français et 5 000 visiteurs. Cette véritable ville de toile comprenait 15 sous-camps, une grande aire de rencontres et d'échanges : l'Allée des Nations et une grande Arène ou Place des Nations. Pour de nombreux anciens, le jam 47 fut le dernier grand rassemblement unissant sous la même bannière scoute les différents mouvements du Scoutisme Français, en effet, les années qui vont suivre changeront durablement le visage de la France Scoute.

A la recherche d'un renouvellement du scoutisme

Au lendemain du Jam 47, une nouvelle association voit le jour (ce n'est que la première d'une longue série) sous l'impulsion de Marcel Lepage: Les Eclaireurs Neutres de France (ENF). Marcel Lepage juge semble-t-il que les EDF ne répondent plus aux besoins de la jeunesse. Georges Bertier, lui-même (ancien cadre des EDF dans les années 20), rejoint les ENF en 1952 en tant que président.

En 1949, on sent au sein des Scouts de France un ralentissement des ambitions et de la progression chez les éclaireurs. Michel Menu, alors Commissaire National Eclaireurs, mène l'enquête et propose des activités revigorées tout en respectant la méthode préconisée par BP. Il propose de nouvelles techniques utilisant les nouvelles technologies (parachutisme, plongée sous marine, aviation, radios...) et une étape d'engagement supplémentaire post 1ère classe qu'il appela "Raiders".

Le style des nouvelles troupes raiders (dont un béret vert et un insigne métallique particulier les distinguaient des troupes normales) est vite critiqué pour leur coté "commando" et "élitiste" par certains chefs du mouvement. Mais pour les jeunes, c'est un véritable engouement : les rallyes nationaux raiders sont là pour le confirmer (700 raiders pour le rallye de Combrit en 1951, 5 000 raiders pour celui de la Banne d'Ordanche en 1956). On peut noter que l'engouement pour le raiderisme dépasse les frontières du mouvement SDF, puisque qu'il y aura également des raiders EDF par exemple.

Des associations scoutes divisées par l'idéologie et la pédagogie

L'expérience "Raider" étant un franc succès, les cadres Scouts de France sont persuadés que le scoutisme doit aller plus loin et proposer une pédagogie spécifique aux plus âgés des troupes.

En parallèle la branche route évolue et prend des positions syndicales ou politiques de plus en plus fréquentes depuis l'arrivée de Michel Rigal en 1952 au commissariat général (George Gauthier fatigué, démissionne). Enfin, la route se transforme en "mouvement de jeunesse" aux conceptions sociales et religieuses "ouvertes" sur le monde nouveau, ce qui amène Michel Menu à démissionner.

A la fin des années 50, François Lebouteux mène la réflexion sur les "vieux éclaireurs" qui pousse à envisager la création d'une nouvelle branche adaptée aux 15 / 17 ans débarrassée du style "commando" des raiders.

Après quelques essais concluant encouragés par M. Rigal, la nouvelle branche est créée officiellement en 1964. Ce changement de pédagogie est fortement lié à des envies de progresser, de faire évoluer le mouvement pour s'adapter à un monde en voie de socialisation. La réforme est appelée "Pionniers-Rangers" du nom des 2 branches créés grâce à la branche "éclaireurs" : c'est la fin du système des patrouilles comme l'entendait BP.

Le Scoutisme en 3 branches pensé par BP est donc revu et corrigé pour s'adapter aux besoins du temps.

Dès 1960, certains ne l'entendent pas de cette manière et trouve les manières de nouveaux responsables SDF un peu osées... L'un des premiers à monter au front est Michel Menu. Il écrit un livre "Scoutisme et engagement" qui s'efforce de redonner du sens à la pensée créatrice de Baden Powell.

Dans le même temps, vers 1962, Pierre Géraud-Keraod, qui dirigeait un groupe scout breton associé aux Scouts de France, rejoignit une nouvelle fédération scoute créée le 1er novembre 1956 à Cologne par Jean Claude Alain, la "Fédération des Scouts d'Europe" (F.S.E.); celui-ci avait été proclamé commissaire fédéral international par une assemblée de chefs allemands démissionnaires des Europa-Scouts. Très vite Jean-Claude Alain fut éjecté de son poste pour une être remplacé comme Commissaire Général des Scouts d'Europe par Claude Pinay qui sera à son tour révoqué. "PGK" et sa femme prirent alors définitivement les commandes de la FSE.

Les réfractaires à la réforme se font entendre (de nombreuses revues sont éditées) et alors que le QG SDF demande aux troupes de se diviser, certaines font de la résistance et gardent le "système unitaire" qui désigne le fonctionnement de la patrouille avec des scouts de 12 à 17 ans.

La situation est instable jusqu'en 1971, date à laquelle Emile Visseaux qui a remplacé Michel Rigal en 1970 affirme qu'il ne tolère plus les troupes unitaires au sein du mouvement SDF. Il semble pourtant que certaines troupes unitaires demeurèrent au sein des SDF (une trentaine de troupes en 1983!) La majorité des troupes unitaires (dont les troupes du groupe St Louis de Paris) s'unissent pour former et créer les Scouts Unitaires de France (SUF) en 1971.

La réforme des SDF donne donc naissance à 2 mouvements nationaux (SUF et SdE) et à de multiples groupes autonomes (Scouts St Georges, Scouts de Riaumont, Scouts de Caen, Scouts d'Artois...). Le mouvement EDF suit les mêmes réformes donnant également naissance à de nombreux petits groupes qui se fédèrent en 1989 pour créer la Fédèration des Eclaireuses et Eclaireurs (FEE)

Le scoutisme unifié tant voulu par le Général Lafont part en éclats!

Aujourd'hui pour demain

Rien n'a vraiment changé depuis les années 70 ; on peut facilement recenser une cinquantaine d'associations scoutes différentes en France.

L'Organisation Mondiale du Mouvement Scout (OMMS) et l'Association Mondiale des Guides et Éclaireuses (AMGE) ne reconnaissent que le Scoutisme Français, fédération de cinq mouvements (SGDF, EEDF, EEUdF, EEIF et SMF) regroupant près de 100 000 jeunes et responsables.

A la différence du Mouvement Sportif et de ce qui se passe dans de nombreux autres pays, la pratique du Scoutisme n'est pas protégée réglementairement en France : n'importe qui peut créer une association dite "de scoutisme"...

Suite à certains événements tragiques et pour faire face à toutes tentatives de dérives sectaires, l'État a pris l'initiative d'agréer neuf associations scoutes. En plus des cinq mouvements membres de la fédération du Scoutisme Français, ce sont quatre mouvements qui regroupent près de 50 000 jeunes et responsables : l'Association des Guides et Scouts d'Europe (mouvement catholique), les Éclaireurs Neutres de France (mouvement neutre), la Fédération des Éclaireuses et Éclaireurs (mouvement laïque) et les Scouts Unitaires de France (mouvement catholique).

En plus des ces neuf mouvements scouts de dimension nationale agréés par l'État, il y a de nombreuses associations locales et régionales se réclamant du Scoutisme, fondées souvent sur une spécificité religieuse.

Souhaitons que les manifestations commémorant en France le centenaire du Scoutisme en 2007 soit l'occasion pour les responsables de ces différents mouvements de se rencontrer et, peut-être pour certains, de répondre à l'appel de la Charte de l'Oradou en choisissant les chemins d'une unité respectueuse des diversités associatives, pour qu'encore plus de jeunes puissent découvrir les joies du Scoutisme dans notre pays.

Cartographie des principaux mouvements scouts français par effectif et affiliation religieuse

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