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Chamarande (camp école) : Différence entre versions

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=== Organisation des camps nationaux d'entrainement ===
 
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Chaque [[Camp national d'entrainement SdF]] durait de 7 à 10 jours et comportait une alternance de travaux pratiques variés, de commentaires et quelques conférences. Il semble qu'au début le programme de [[Gilwell Park]] ait été suivi scrupuleusement, notamment pour la partie pratique. Elle était formée de cours touchant quatre domaines, soient à peu près 1. [[cérémonial]] et [[campisme]],2. activités pratiques sur le terrain, orientation, topographie 3. [[installations]], petit travail du bois et jeux scouts, 4. empreintes, pistes, [[trackodrome]].
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Chaque [[Camp national d'entrainement SdF]] durait de 7 à 10 jours et comportait une alternance de travaux pratiques variés, de commentaires et quelques conférences. Il semble qu'au début le programme de [[Gilwell Park]] ait été suivi scrupuleusement, notamment pour la partie pratique. Elle était formée de cours touchant quatre domaines, soient à peu près 1. [[cérémonial]] et [[campisme]] ; 2. activités pratiques sur le terrain, orientation, topographie ; 3. [[installations]], petit travail du bois et jeux scouts ; 4. empreintes, pistes, [[trackodrome]].
  
 
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Les chefs ou cheftaines stagiaires étaient répartis en patrouilles et ils (ré)apprenaient les éléments essentiels de la méthode scoute (animation,[[campisme]], techniques, [[cérémonial] par le concret, en le faisant comme leurs futurs scouts. Les points essentiels étaient commentés après l'exercice et repris le soir avec prise de notes recommandée. D'où l'intérêt du [[carnet]] ou cahier de Chamarande que devait détenir chaque chef formé. Cet épais cahier avec couverture imprimée servait à prendre des notes. A la fin du stage pratique, les stagiaires recevaient un sujet écrit d'épreuve théorique à rendre quelques mois après. Il pouvait y avoir de 15 à 40 participants.
 
Les chefs ou cheftaines stagiaires étaient répartis en patrouilles et ils (ré)apprenaient les éléments essentiels de la méthode scoute (animation,[[campisme]], techniques, [[cérémonial] par le concret, en le faisant comme leurs futurs scouts. Les points essentiels étaient commentés après l'exercice et repris le soir avec prise de notes recommandée. D'où l'intérêt du [[carnet]] ou cahier de Chamarande que devait détenir chaque chef formé. Cet épais cahier avec couverture imprimée servait à prendre des notes. A la fin du stage pratique, les stagiaires recevaient un sujet écrit d'épreuve théorique à rendre quelques mois après. Il pouvait y avoir de 15 à 40 participants.
De façon générale pour la branche moyenne le fil était Éclaireurs de BP avec les ajustements des divers commissaires successifs.
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De façon générale pour la branche moyenne, le fil était Éclaireurs de BP avec les ajustements des divers commissaires successifs.
  
 
=== Les autres camps ===
 
=== Les autres camps ===

Version du 9 juillet 2015 à 12:13

Pour les articles homonymes, voir Chamarande Disambig.svg


Chamarande (camp école)

Blason scout de Chamarande
Blason scout de Chamarande

BP head.svg Lieu historique
Nuvola apps ksig.png Centre de formation
Flag of France.svg Lieu situé en France

Centre de formation des Scouts de France de 1922 à 1951
Évènements
1922 : Premier camp national SDF
1951 : Départ des SDF pour Jambville
{{{évènement 3}}}
48° 30' 36", 2° 12' 36"

Le parc du château de Chamarande fut le centre de formation des Scouts de France durant une trentaine d'années et ce lieu a marqué l'ensemble du scoutisme en France. C'est un nom qui résonne encore dans de nombreuses têtes de chefs, cheftaines, commissaires ou aumôniers français car, comme toute belle histoire, Chamarande ne vieillira jamais.

Histoire d'un camp-école

Suite au camp de La Croix St Ouen du 30 juillet au 6 août 1921 réunissant les chefs des 3 grandes associations de Scoutisme Français de l'époque (EDF, EUF et SDF), les chefs des Scouts de France (sous l'impulsion du père Sevin) comprennent l'importance de la formation et décident de se mettre à la recherche de leur propre centre de formation.

Les Scouts de France cherchent un lieu central en France, proche de Paris. Grâce aux relations du Chanoine Cornette (aumônier général), le docteur Laurent Amodru, propriétaire du château de Chamarande et de son parc de 92 hectares, autorise les Scouts de France à utiliser son domaine pour le premier Camp National de 1922. Ils occuperont de 20 à 30 hectares suivant les périodes.

La commune de Chamarande se situe dans l'Essonne dans la vallée de la Juine, non loin de Paris avec une gare toute proche, c'est un lieu idéal ! De Paris on prenait le train à la gare d'Orsay (musée d'Orsay aujourd'hui), la gare de Cham' est toute proche du château, les communications étaient donc aisées. De plus, la commune de Chamarande était réputée dès les années 1930 pour ses sites d'escalade, la beauté réelle du site mais aussi l'originalité de la méthode venue de Gilwell tout cela accrut l'aura du camp.

Le Père Sevin rentré de Gilwell Park avec son diplôme de Deputy Camp Chief (DCC) lui permettant d'encadrer des camp-écoles de chefs éclaireurs, tient le premier camp-école SDF de Chamarande à Pâques 1923. Ce n'est que le premier d'une longue lignée : formations pour chefs éclaireurs, cheftaines et chefs louveteaux, commissaires et aumôniers se succèdent jusqu'à la guerre.

En 1948, Mme André-Thome décède et les héritiers ne tiennent plus à laisser les Scouts de France utiliser la propriété, l'ensemble du domaine sera vendu.

Après la guerre Michel Menu avait dirigé plusieurs camps destinés aux chefs éclaireurs au château de Pontchevron dans le Loiret. Lors de l'Assemblée générale de 1951, tenue à Chamarande, il est décidé d'acheter un camp national afin de remplacer Chamarande : ce sera Jambville ! Mais ceci est déjà une autre histoire.

Le camp national de 1922

Du 31 juillet au 10 août 1922 se tient le premier camp national qui réunit à Chamarande 600 garçons pendant toute une semaine. Il y a même une trentaine de louveteaux. C'est l'occasion de confronter les méthodes, les tenues et les techniques encore très variées. Ce camp représente un pas supplémentaire vers l'unité du scoutisme catholique en France, mais ce n'est pas un camp de formation.

Les troupes suivantes étaient représentées : Aix-en-Provence, 1re Amiens, 2e Amiens, 3e Amiens, 4e Amiens, Amiens (louveteaux), Asnières, Condé-sur-Escaut, Colmar, Compiègne, Cuts, 1re Creusot, Croix, Dijon, Gournay-en-Bray, 1re Le Havre, Île-Saint-Denis, La Neuville-de-Raon-l’Étape, Haguenau, 2e Lille, 3e Lille, 4e Lille, 5e Lille, 7e Lille, 8e Lille avec louveteaux, Monaco, Montluçon, Morangis (louveteaux), Mouscron (troupe honoraire SDF), Neuilly-Saint-Front, 1re Nice, 2e Nice, 3e Nice, Noisy-le-Sec, 1re Paris, 2e Paris, 3e Paris, 4e Paris, 5e Paris (avec louveteaux), 6e Paris (avec louveteaux), 8e Paris, 10e Paris (scouts-marins), 11e Paris, 12e Paris, 14e Paris, Pontarlier, Pont-à-Mousson, 1re Roubaix, Saint-Aubin-sur-Mer (louveteaux), Saint-Mihiel, Saint-Quentin, 1re Strasbourg, 2e Strasbourg, Tillières-sur-Avre, Verneuil-sur-Avre, Versailles, ainsi que quelques troupes étrangères :2e Anvers (Belgique),1re Louvain (Belgique), Copenhague (Danemark) et Oxford (Angleterre). Le Nord (Flandre), la Picardie et la région parisienne sont donc fortement présentes.


Chamarande-1922.jpg

Au 3e rang : Lucien Goualle (Secrétaire Général Adjoint, SM 3e Paris), Alphonse Vix (Commissaire de Province d'Alsace), Édouard de Macedo (Secrétaire Général, Commissaire de Province d'Île de France), Maurice Barrier (SM 11e Paris puis Commissaire de District de Versailles), Mmes Convert et Maugart (chargées du service de La Hutte), Louis Maugard (Commissaire de Province de Picardie), Abbé Joyeux (Aumônier 1re Aix en Provence).

2e rang : RP Jacques Sevin SJ (Commissaire Général et Mestre de Camp), Mme André-Thome, Général Arthur Guyot d'Asnières de Salins (Chef Scout), Chanoine Antoine Cornette (Aumônier Général), Mlle Dalraux de Bécourt, Docteur Bouniol, Mlle Vigneron.

1er rang : Jean Renard (SM 1re Strasbourg), Étienne Van Hoof (Commissaire International des Baden Powell Belgian Boy and Sea Scouts), Jean Lefebvre (Commissaire de District de Dijon), Hubert Verley (fondateur de la Hutte, SM 12e Paris).

Les deux infirmières portent l'insigne en drap du camp (un feu de camp).

Le premier camp d'avril 1923

Officiellement dénommé "Centre National d'Entrainement", il eut lieu du samedi saint au lundi de Quasimodo, soit pendant presque 8 jours. Suivant l'exemple de Gilwell les 22 chefs venus de la France entière furent répartis dans 4 patrouilles : les Coucous, les Corbeaux et les Coqs et les Ramiers. Une partie du parc avait été aménagée pour reproduire la physionomie de Gilwell : même disposition semi-circulaire, dispersion des patrouilles avec chacune sa cuisine et sa popote-abri, même lieu de feu de camp servant aussi de lieu d'instruction. Le Mestre de camp était le Père Sevin et ses deux assistants, Paul Coze, chef de la 1re Paris et Michel Blanchon, chef de la 8e Paris (Troupe Ernest Psichari). Les impétrants furent visités par le général Guyot de Salins et le chanoine Cornette. Le jeune scoutisme alsacien était bien représenté.

Site de Chamarande

Visite

Le parc se visite librement tous les jours mais le scoutisme n'y a laissé que peu quelques traces visibles.

Une petite recherche sur la Toile permettra à un groupe d'anciens ou un groupe de maîtrise férus de "scoutologie" et de "Chamarande" de trouver un guide commentateur du passé scout du parc.

Lieux typiques

Beaucoup de ces lieux étaient inspirées des installations de Gilwell Park.

Vue aérienne et localisation

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Vie, méthode et organisation

Encadrement

Dans le langage courant de l'époque, un chef qui partait suivre le Camp-école dit qu'il fait son "Cham" (point à vérifier). Breveté, il devenait "Chamarandais" et membre de la 1re Chamarande.

Les scoutmestres étaient instruits par des formateurs ayant suivi une formation de 3e degré. Ces formateurs portaient la badge de bois (2 buchettes), le foulard rose à tartan Mac Laren de Gilwell et une bague de cuir rond à 2 torons (à la place des bagues de cuir carré à 3 torons).

Pour former les formateurs de scoutmestres et être à la tête du camp national de formation, il fallait être Deputy Camp Chief (DCC) de Gilwell en Angleterre : on devenait alors "Mestre de Camp". Les DCC portaient le foulard de Gilwell, la bague à 2 torons et 4 buchettes.

Le gardien du camp de Chamarande était Roland Pierre, il était assisté dans sa tâche d'une patrouille de service : les lévriers. La patrouille des Lévriers portait le foulard noir et était composée exceptionnellement de Chevaliers de France. Une chanson a d'ailleurs été écrite sur cette célèbre patrouille : les Foulards noirs.

Les Mestres de camp successifs furent le Père Jacques Sevin et Pierre Delsuc.

Organisation des camps nationaux d'entrainement

Chaque Camp national d'entrainement SdF durait de 7 à 10 jours et comportait une alternance de travaux pratiques variés, de commentaires et quelques conférences. Il semble qu'au début le programme de Gilwell Park ait été suivi scrupuleusement, notamment pour la partie pratique. Elle était formée de cours touchant quatre domaines, soient à peu près 1. cérémonial et campisme ; 2. activités pratiques sur le terrain, orientation, topographie ; 3. installations, petit travail du bois et jeux scouts ; 4. empreintes, pistes, trackodrome.

Cahierdechamaranderupp.jpg

Les chefs ou cheftaines stagiaires étaient répartis en patrouilles et ils (ré)apprenaient les éléments essentiels de la méthode scoute (animation,campisme, techniques, [[cérémonial] par le concret, en le faisant comme leurs futurs scouts. Les points essentiels étaient commentés après l'exercice et repris le soir avec prise de notes recommandée. D'où l'intérêt du carnet ou cahier de Chamarande que devait détenir chaque chef formé. Cet épais cahier avec couverture imprimée servait à prendre des notes. A la fin du stage pratique, les stagiaires recevaient un sujet écrit d'épreuve théorique à rendre quelques mois après. Il pouvait y avoir de 15 à 40 participants. De façon générale pour la branche moyenne, le fil était Éclaireurs de BP avec les ajustements des divers commissaires successifs.

Les autres camps

Sous l'impulsion du P.Sevin, commissaire national à la formation, se mirent en place progressivement des sessions par branche ou fonction :

    1. Camp national d’entraînement pour les éclaireurs, en fait le prototype des autres, voir plus haut.
    2. Louvetisme,
    3. Route,
    4. Commissaires,
    5. Perfectionnement,
    6. Maîtrise,
    7. ACDL-ACPrL
    8. Aumôniers

Le premier camp de Louvetisme s'ouvrit le 15 septembre 1923. avec le concours de Vera Barclay. Des louvetiers et des cheftaines y participaient et cette mixité nécessita une lettre d’autorisation de l'archevêché de Paris.

Avec la rapide expansion du scoutisme en France et l'harmonisation de la méthode les SDF (et aussi les EDF et et EUF) utilisèrent les CEP camps-écoles préparatoires qui, organisé par chaque province ou région, permettait une décentralisation de la formation.

En 1927, le Père Sevin inaugura le premier cours pour les commissaires qui reçut l'approbation de BP.

Chanson des chefs chamarandais

Les chefs brevetés de Chamarande appelés chamarandais apprenaient cette chanson lors de leur camp-école et ils formaient la 1re Chamarande.



Searchtool.svg Voir l’article détaillé : Chamarande (chant)



Autres évènements SDF

Pendant toute la période 1922-1951, il y eut bien entendu à Chamarande des rallyes de provinces ou de districts, des camps de louveteaux.

Un chef, Bernard Naudin, témoigne : "Quand nous sommes revenus pour un camp-école scout à Chamarande en 1947, il nous semblait qu’il manquait quelque chose. Nous avons réalisé qu’il n’y avait plus de moustiques : les américains avait mis du DDT dans tous les étangs mais il n’y avait plus de poissons non plus'."

Assemblée générale de 1948 : 10 et 11 juillet, le projet "Raiders" est en route.

Chamarande après les Scouts de France

En 1950, le premier rassemblement des chorales A Cœur Joie a lieu à Chamarande, avant de devenir le Festival des choralies à Vaison-la-Romaine.

Le château du XVIIe siècle et son parc ont été inscrits aux monuments historiques le 23 février 1955 puis classé le 23 juillet 1981.

En 1957, le dernier propriétaire privé est Auguste Mione, directeur d'une grande entreprise de travaux publics, avant le rachat du domaine, en 1978, par le conseil général de l'Essonne.

Les Scouts unitaires de France

Chamarande et la force morale que comportent ce nom vont jouer un rôle dans la crise qui voit naitre les Scouts unitaires de France. De fait le bureau et les statuts de la nouvelle association sont déposés en préfecture le 6 avril 1971, la première assemblée générale se tient le 30 et 31 mai 1971 dans l'ancienne propriété SDF de Chamarande, louée pour l'occasion. C'est un symbole, le lieu où ont été formé des générations de chefs-scouts depuis le Père Sevin, un enracinement et une filiation directe qui sont clairement exprimés par ce choix.

La mission Chamarande

En 1993 - 1994, une Mission Chamarande fut chargée de restaurer ce lieu devenu un domaine départemental de l'Essonne. Certains de ces membres ont tenté d'y créer un petit musée de "l'identité scoute" mais cela n'a pas abouti. Aujourd'hui, à part une salle Roland Pierre, il n'y reste plus trace du scoutisme.

Les Scouts catholiques de France

En 1992, les Scouts catholiques de France y organisèrent leur camp école annuel (CEP / BAFA).

Les festivités du centenaire du scoutisme

Chamarande.jpg

Pour les festivités en Essonne du centenaire du scoutisme, c'est naturellement le site de Chamarande qui a été retenu. C'est sur une initiative de Pascal Monet que le 1er mai 2007 tous les scouts de l'Essonne : Éclaireuses et éclaireurs israélites de France, Scouts musulmans de France, Scouts et guides de France, Guides et scouts d'Europe et Scouts unitaires de France se sont retrouvés pour une journée de rencontres et de jeux sur la même pelouse que nos anciens.


Autres activités

Certains artistes invités par le Département de l'Essonne et en résidence à Chamarande réalisent parfois des œuvres dont l'inspiration évoque des activités scoutes. On a pu voir ainsi le fauteuil du mestre de camp mais aussi un pont suspendu[1].

Voir aussi

Lien interne

Liens externes


Notes et références


  1. Nouvelle production pour le Domaine de Chamarande sur chamarande.essonne.fr, 2013. Consulté le 20 octobre 2014