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Veillée lecture

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La veillée «lecture » peut s’adapter à des objectifs très variés : faire connaître un milieu humain, une civilisation ou une époque, une tradition ou un folklore, une œuvre littéraire...

Principe

Les participants divisés en plusieurs groupes de petite taille reçoivent une partie du texte (surtout pas la totalité pour laisser une part de surprise). Ils doivent préparer une lecture dynamique et enrichie (par des objets confectionnés, des costumes, des bruits, des sons…) du texte qui leur a été remis.

Préparation

Le texte est remis la veille pour permettre à chacun de se l’approprier. On se répartit les lectures (passer au stabilo les passages à lire) et on répète en patrouille ou en équipe, en tenant compte des conseils de base. On soigne la mise en scène.

Déroulement

La veillée fait s’enchaîner les lectures de chacun (on peut couper par un ou deux chants, mais pas trop, proposer une vidéo reprenant une partie du texte…). On peut terminer la soirée en demandant à chacun d’inventer une suite de l’histoire.

Après la lecture d’une nouvelle, on peut engager la discussion, compléter les informations s’il y a lieu ou donner des précisions sur l’auteur ou son œuvre (Attention toutefois : Les jeunes ne sont pas en classe. Ce n’est pas un cours de français !).

N.B.: Plus tard, les équipes ou patrouilles pourront faire une enquête sur le pays, les métiers... dont il est question dans l’histoire. On peut aussi imaginer une course au trésor dans le but de rechercher les objets (prêtés ou donnés) dont il est question dans l’histoire pour les ramener au coin veillée.

Matériel

  • Une nouvelle extraite d’un livre au choix, photocopié en plusieurs exemplaires (Voir par exemple les nouvelles de Maupassant, Mérimé, Daudet…). Attention de lire la nouvelle soit même avant !
  • De quoi assurer un éclairage important et constat (bougies, « pot au feu », torches au sable/kerdane…)

Conseils pour la lecture

  • Étudier le texte en mettant des repères pour le couper par des silences, en soulignant les passages qui devraient être accentués, en barrant les longueurs, en remplaçant les mots trop abstraits par des mots plus simples, en plaçant à la fin de chaque mot une petite flèche en haut, en bas ou à l’horizontale selon l’inflexion de voix désirée, en notant les liaisons difficiles.
  • Raconter ou lire lentement. Nous avons presque toujours un débit trop rapide. Le récit n’est pas la conversation. Il nécessite de la part des auditeurs une grande attention pour ne pas perdre un mot de chaque phrase. Il est bon de s’arrêter le temps de compter jusqu’à 3 pour un point, jusqu’à 2 pour un point virgule, jusqu’à 1 pour un point. La puissance de la voix ne sera pas forcement identique.
  • Bien utiliser sa voix pour donner du rythme. Chaque voix à sa propre tonalité (son « médium » autour duquel on peut monter ou descendre). On peut donc envoyer sa voix à différentes distances, suivant la force d’émission. Cette « projection » dépendra de l’ampleur de l’assemblée, du local, du texte lui-même. On utilisera une tonalité plus légère (dans les aigus en général) pour les textes légers, humoristiques, plus grave (dans les basses) pour les textes sérieux, la méditation. De façon générale, on essaiera de parler avec son registre naturel correspondant à une impression de confort durant l’émission des sons.
  • Jouer sur la puissance de voix (Attention : Ne pas confondre puissance et timbre de voix). La puissance est donnée par le volume d’air plus ou moins important passant à travers les cordes vocales. Il s’agit d’ouvrir plus ou moins la bouche et non de « monter le ton ». La puissance doit permettre d’attirer l’attention sur certains mots (Garder toujours une réserve de puissance pour mettre de tels effets).

Pour un conte, on commencera toujours très doucement (Cela force l’intérêt et oblige l’assemblée à faire silence) mais en articulant très bien, en augmentant ensuite la puissance progressivement mais sans crier. Cependant certains passages auront intérêt à être presque murmurés pour donner une impression de mystère.

  • Éviter de lire. Si l’on raconte, le contact avec le autres doit être assuré par le regard. c’est le meilleur moyen de faire passer l’histoire et d’apprécier les réactions du public (A la fin de certaines phrases, le lecteur doit reprendre un contact visuel avec le public. Le regard se lève du texte, se pose tranquillement sur l’assistance pour la prendre à témoin et pour recueillir ses réactions. Pour cela, s’efforcer de rencontrer les yeux de tous les auditeurs sans avoir à déplacer la tête).

Pour aller plus loin

  • Bien utiliser la voix en fonction du rythme du texte. C’est le texte qui commande le relief sonore que l’on va donner à la lecture. L’impression vocale consiste à faire ressortir tous les aspects d’un texte en fonction d’une certaine sensibilité que le lecteur s’efforce de faire partager au public.

Quelques règles:

  • Bien respecter, intelligemment, la ponctuation, qui révèle la première structure du texte et appelle déjà certaines pauses. (On peut compléter la ponctuation en notant les arrêts par des barres verticales).
  • Dans une phrase, c’est le verbe qui donne le sens: faire une légère pause (respiration) avant les verbes importants;
  • Les mots et les phrases importants doivent être mis, eux aussi, en relief: faire une légère pause avant ces mots clefs, ces idées;
  • On marque de même un léger arrêt avant les énumérations, et les mots charnières (ceux qui établissent un lien entre diverses propositions: « or », « mais », « en effet », « alors », etc. ...).
  • Bien articuler.
  • On articule les consonnes... avec la mâchoire (on «frappe » les consonnes); chacune à sa qualité, sifflante ou percutante, labiale ou dentale;
  • On articule les voyelles par le souffle qui leur donne leur couleur propre (et contribue à donner couleur à tout le texte);
  • Ne pas laisser tomber la fin des phrases !
  • Lire lentement: on lit toujours trop vite, or l’auditeur a besoin de temps pour entendre, assimiler, coordonner les mots et les idées qui lui parviennent en un courant ininterrompu. La lenteur vient moins du débit (trop lent, il lasse et endort) que des coupures (de différentes longueurs). Le silence de la coupure parait toujours trop long au lecteur mais il est indispensable à l’auditeur.
  • Utiliser la sonorisation, si tel est le cas.
  • Si possible, se tenir correctement devant le micro: se tenir les pieds écartés à 45°, le corps droit sans raideur, les épaules redressées pour ouvrir les poumons (s’il existe, ne pas hésiter à tenir les mains posées sur les bords du pupitre. Cela facilite le dégagement de la poitrine), la tête relevée (le visage face au public), en regardant plutôt vers le fond de l’assemblée.
  • Parler plus ou moins près du micro suivant le ton de la lecture, la force de projection de la voix.
  • Zone de confidence (aux alentours de 5 cm);
  • Zone de la conversation (10-20 cm): comme on parle dans un petit groupe;
  • Zone de la proclamation, de l’enseignement (30 cm et plus) où l’on parle comme si l’on ne disposait pas de micro.
  • Vérifier la puissance de restitution (ne pas mettre l’amplificateur à pleine puissance).
  • Éviter de placer le texte trop loin du micro (le simple fait de baisser la tête étouffe les sons).

Attention : Si le micro permet des nuances que la proclamation libre rend difficile, il exige une articulation impeccable.


Lien

  • Veillée d’aujourd’hui, les éditions du fenec – 1983. p.89 et suivantes


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