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Ordre scout

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Années 1931 – 1941
{{voir homonymes|ordre scout (homonymie)}}
La notion d'Ordre peut s'entendre [http://riaumont.eu/IMG/pdf/extrait_livre-2.pdf analogiquement ] dans plusieurs sens (ordre naturel, ordre chevaleresque, ordres religieux etc...). Certains la refusent en l'opposant dialectiquement à la notion de mouvement de jeunesse. Il est vrai aussi que cette notion d'Ordre Scout est liée à la reconnaissance d'une spiritualité [[Spiritualité]] scoute, qui suscite encore des débats.
== Historique du côté du Père Sevin==
L'idée originelle du [[Jacques Sevin|Père Sevin]] était de "sanctifier et maintenir", permettant ainsi à d'anciens scouts de continuer à vivre dans la spiritualité du scoutisme et son idéal chevaleresque. Dans ce but, il a écrit plusieurs projets, cherchant à en définir les principes, les règles et la spiritualité de ce que pourrait être cet Ordre Scout. Des interdictions ecclésiastiques ont empêché le Père Sevin de développer sa branche masculine. Mais la branche féminine, la Congrégation de la [[Sainte Croix de Jérusalem]], a été fondée de son vivant et s'est développée jusqu'à aujourd'hui. [[Jean Rupp|Mgr Rupp]] et le le P. [[Albert Revet]] lancèrent également l'[[Institut Sainte Croix de Riaumont]].
Historiquement on distingue clairement trois ou quatre périodes dans l'évolution des projets du P. Sevin.
=== Années 1920 - 1931==Dès le départ le Père Sevin, en rédigeant le règlement de la future Fédération des Scouts de France, pensait déjà à l’organisation d’un Ordre Scout pour les chefs - comme l’a montré le livre du P. Manaranche (S.J.) - afin de "''sanctifier et maintenir''" le scoutisme à la hauteur de sa mission surnaturelle. L’idée que le scoutisme pouvait amener à un "Plus haut Service" et que la Loi Scoute pleinement vécue imprégnée évangile, pouvait être un chemin de sainteté, lui était venue après la rencontre en Belgique d’un Commissaire scout qui voulait fonder dans l’Association belge une sorte de chevalerie mariale, vers 1918-1919.=
{{citation|— " fonder à l’intérieur Dès le départ le Père Sevin, en rédigeant le règlement de la future Fédération des [[Scouts de France une sorte de Tiers ]], pensait déjà à l’organisation d’un Ordre ayant Scout pour but de former des scoutmestres d’éliteles chefs - comme l’a montré le [[Jacques Sevin, la scoumaîtrise étant œuvre d’apostolatune identité|livre du P. Manaranche]] (S.</br>— accessible aux hommes mariés, donc deux catégories prévuesJ.</br> — divers degrés suivant ) - afin de "''sanctifier et maintenir''" le scoutisme à la rigueur des obligations (Promesse ou vœu) sur quatre vertus : humilité, obéissance, pauvreté, chasteté.</br>— sorte hauteur de noviciat ou temps d’essaisa mission surnaturelle. </br>— grande valeur professionnelle dans L’idée que le scoutisme, vie intérieure profonde, ascétisme chevaleresque.</br>— pas de nom décidé, mais une certitude sur l’allure pouvait amener à un "Plus haut Service" et le but : beaucoup de désintéressementque la Loi Scoute pleinement vécue imprégnée évangile, pouvait être un chemin de détachementsainteté, de mortification intérieure, pratiques de piété non multipliées, mais sérieuses, de lui était venue après la souplesse rencontre en Belgique d’un Commissaire scout qui voulait fonder dans la rigueur l’Association belge une sorte de l’ascétismechevalerie mariale, mais de la générosité à plein cœur pour l’amour de Notre Seigneur, de Notrevers 1918-Dame et des âmes d’enfants que nous, chefs, nous devons former…" <ref> lettre du P1919. Sevin à Jean Rupp, 30 septembre 1921 </ref>}}
{{citation|— " fonder à l’intérieur des Scouts de France une sorte de Tiers Ordre ayant pour but de former des scoutmestres d’élite, la scoumaîtrise étant œuvre d’apostolat.<br/>*accessible aux hommes mariés, donc deux catégories prévues.<br/>*divers degrés suivant la rigueur des obligations (Promesse ou vœu) sur quatre vertus : humilité, obéissance, pauvreté, chasteté.<br/>*sorte de noviciat ou temps d’essai. <br/>*grande valeur professionnelle dans le scoutisme, vie intérieure profonde, ascétisme chevaleresque.<br/>*pas de nom décidé, mais une certitude sur l’allure et le but : beaucoup de désintéressement, de détachement, de mortification intérieure, pratiques de piété non multipliées, mais sérieuses, de la souplesse dans la rigueur de l’ascétisme, mais de la générosité à plein cœur pour l’amour de Notre Seigneur, de Notre-Dame et des âmes d’enfants que nous, chefs, nous devons former…"|lettre du P. Sevin à Jean Rupp, 30 septembre 1921}}  Dès la fin du 1er 1{{er}} Cours de à [[Chamarande (camp école)|Chamarande]] (Pâques [[1923]]), et surtout à Noël [[1923]], au cours de la retraite de chefs, il réunit les huit ou dix chefs au courant du projet. Il leur expose le plan un peu plus en détails, leur remet une image-souvenir : la communion du Chevalier (une sculpture en la cathédrale de Reims). Mais certains aumôniers s’inquiétaient de l’influence du Père Sevin sur les chefs à Chamarande allant jusqu’à l’accuser d’y avoir suscité une organisation occulte "les chevaliers de St Georges"… Au milieu de janvier 1924, vives réactions de l’abbé [[Henri Cosson]] (curé de Saint-Jean-Baptiste de la Salle à Paris et membre du Comité Directeur SDF). Son rapport cite «''la première critique vise la confrérie, sorte de T O.S. [Tiers-Ordre Scout], organisée au moins à titre d’essai, à Chamarande, par le R.P. Sevin C. G.''». Le Chef scout [[Arthur Guyot de Salins|Général de Salins]] estimait dangereux de créer une élite spirituelle qui eût divisé les cadres en deux classes : les membres de l’Ordre et les autres.
Mais certains aumôniers s’inquiétaient de l’influence du Père Sevin sur les chefs à Chamarande allant jusqu’à l’accuser d’y avoir suscité une organisation occulte "Les chevaliers de St Georges"… Au milieu de janvier 1924, vives réactions de l’abbé Cosson (curé de Saint-Jean-Baptiste de la Salle à Paris et membre du Comité Directeur SDF). Son rapport cite «''La première critique vise la confrérie, sorte de T O.S. [Tiers-Ordre Scout], organisée au moins à titre d’essai, à Chamarande, par le R.P. Sevin C. G.''». Le Chef scout [[Arthur Guyot de Salins|Général de Salins]] estimait dangereux de créer une élite spirituelle qui eût divisé les cadres en deux classes: les membres de l’Ordre et les autres.
C'est aussi à la suite de ces difficultés, que démissionna le P. Sevin de son poste de [[Liste des commissaires généraux des scouts de France|Commissaire Général]] en 1924. La lutte d’influence commencée en 1921 se poursuivait et ne s’achèvera même pas lorsqu’en 1933 il sera déchargé de toutes ses fonctions.
En Décembre [[1925]], le [[Chanoine Cornette]] (), convaincu d’une baisse spirituelle chez les chefs, encourage pourtant le père P. Sevin à reprendre son projet. Et le [[31 décembre]], une messe dans la crypte de Saint-Bénigne à la fin du Congrès de chefs (Dijon) est organisée spécialement pour eux, avec l'Aumônier général. Mais à nouveau l’intervention brutale Le RP [[Alphonse Plazenet]] lance sa confrérie scoute de curés de Paris (Abbé Cosson) fait reculer le projet : en janvier 1926 le Vieux Loup le supplie de renoncer à son projet, le Général Guyot de Salins lui ayant déclaré : « ''Si le père Sevin n’arrête pas, je donne ma démission dans les 24 heures'' »Saint Bernard.
Janvier Mais à nouveau l’intervention brutale de curés de Paris (Abbé Cosson) fait reculer le projet et en janvier 1926 le [[1929Chanoine Cornette |Vieux Loup]], le supplie de renoncer à la suite d’une conversation avec le Vieux Loup, le P. Sevin reprend le son projet enfoui depuis trois ans. Et ce sera la première réunion officielle de spiritualité qui eut lieu, pour les chefs, le [[14 février]] [[1929]] en l’église St Leu - St Gilles à Paris (église capitulaire des Chevaliers Arthur Guyot de l’Ordre du St Sépulcre) en présence d’une dizaine Salins|Général de chefs. [[Edouard de MacedoSalins]], lors de cette réunion en vue de l’Ordre Scout , présidée par lui ayant déclaré : « ''Si le chanoine Cornettepère Sevin n’arrête pas, tint à être présent pour pouvoir en cas de difficultés officielles, se porter garant " je donne ma démission dans les 24 heures''de notre loyalisme et de notre esprit''" ».. Cette veillée d’armes et adoration fut suivie d’une réunion tous les 15 jours (une fois, adoration à Saint-Leu -Saint-Gilles, et l’autre fois conférence spirituelle).
Le but du Janvier [[1929]], suite à une nouvelle conversation avec le [[Chanoine Cornette]], le P. Sevin reprend le projet resté enfoui depuis trois ans. Et ce sera la '''première réunion''' officielle de spiritualité qui eut lieu, pour les chefs, le [[14 février]] [[1929 peut se résumer ]] en ceci :{{citation|— « Fournir l’église St Leu - St Gilles à l’Association Paris (église capitulaire des Scouts Chevaliers de l’Ordre du St Sépulcre) en présence d’une dizaine de Francechefs (dont [[Jacques Astruc]], et éventuellement à d’autres[[Pierre de Montjamont]], des chefs et des cheftaines stables[[François de Brétizel]]). [[Edouard de Macedo]], d’une vertu et d’un dévouement à toute épreuvelors de cette réunion en vue de l’Ordre Scout, d’un loyalisme absoluprésidée par le chanoine Cornette, tint à qui l’Association peut tout demander...</br>— Donner à ceux qui le désireraient le moyen être présent pour pouvoir en cas de réaliser leurs désirs difficultés officielles, se porter garant "de vie religieuse dans le cadre notre loyalisme et de l’apostolat scoutnotre esprit".</br>— Promouvoir l’esprit Cette veillée d’armes et adoration fut suivie d’une réunion tous les méthodes d’éducation du scoutisme...</br>Pour atteindre ce but15 jours (une fois, trois branches possible : prêtresadoration à Saint-Leu -Saint-Gilles, chefs et cheftaines. Pour ces derniers, deux possibilités : Ordre et Tiers Ordre. En résumé, vocation active et apostolique (..l’autre fois conférence spirituelle).) <ref> Pour former des chefs, l’Ordre Scout, 1929</ref>}}
Le ''but du projet de 1929'' peut se résumer en ceci :{{citation|— « Fournir à l’Association des Scouts de France, et éventuellement à d’autres, des chefs et des cheftaines stables, d’une vertu et d’un dévouement à toute épreuve, d’un loyalisme absolu, à qui l’Association peut tout demander...*Donner à ceux qui le désireraient le moyen de réaliser leurs désirs de vie religieuse dans le cadre de l’apostolat scout.*Promouvoir l’esprit et les méthodes d’éducation du scoutisme...<br/>Pour atteindre ce but, trois branches possible : prêtres, chefs et cheftaines. Pour ces derniers, deux possibilités : Ordre et Tiers Ordre. En résumé, vocation active et apostolique (...) |Pour former des chefs, l’Ordre Scout, 1929}}  Pour éviter les critiques, le chanoine Cornette fit examiner le projet par l’[[André de Grangeneuve|abbé de Grangeneuve]] (au départ plutôt réticent) qui conclut son rapport en disant que l’Association des Scouts de France n’avait pas le droit de s’opposer à cette fondation qui répondait de toute évidence à un besoin des âmes.
En septembre 1929, bénédiction du premier fanion par le chanoine Cornette : fanion blanc frappé de la croix potencée écarlate de Jérusalem avec, au centre, une fleur de lys d’or cantonnée de quatre fleurs de lys (voir aussi son premier drapeau du P. Sevin pour les "Guides" de Mouscron). Puis retraite à Valloire, où le Père Sevin présenta la règle provisoire de l’Ordre des Chevaliers de la sainte Croix de Jérusalem. 
 
Ce qu’on appelait alors l’O.S. (Ordre Scout) prévoyait d’associer :
 
* les chevaliers d'alliance (des laïcs mariés),
* les chevaliers francs (des consacrés),
Les chapelains auraient uniquement été des accompagnateurs spirituels des chevaliers d'alliance. Ils n'auraient donc pas été liés à l'Ordre Scout par des vœux et seraient restés avec leurs charges diocésaines.
Pour ouvrir l’année [[1931]], dans son éditorial d'année de la revue [[Le Chef]], le père Sevin publie son fameux : « '''''[http://www.riaumont.eu/spip.php?article59 Vers un Ordre Scout]''''' ».
{{citation|L’Ordre scout, c’est la hiérarchie des choses telle que le scoutisme la suppose, la veut ou la fait. Le scoutisme n’est pas une philosophie, mais une éducation, et comme toute éducation, il implique une philosophie. II suppose une certaine conception de ce que doit être l’homme vraiment homme, la vie vraiment vie.
 
(…) Il y a donc bien place, en ce sens-là, pour un certain «ordre» scout qui a pour seule originalité de vouloir être chrétien à fond, et de croire que c’est possible.
 
Famille spirituelle, j’ai prononcé le mot.}}
Et le [[31 mars]] [[1931]], l’expérience des chefs ayant réussi, le moment semblait venu de tenter la même expérience près des cheftaines. La première réunion regroupa dix ou douze cheftaines autour du père Sevin et du chanoine Cornette qui dit tout ce qu’il attendait de cette nouvelle fondation, pour le bien du scoutisme.  
À la Pentecôte, l’Aumônier Général accompagna même le père Sevin à Valloires pour étudier sur place la fondation du noviciat féminin.
=== Années 1931 – 1941=== Mais bientôt la cabale repris, avec certains ecclésiastiques séculiers (comme le Chanoine [[Henri Cosson]] ) et religieux (dont les Dominicains), le directeur des œuvres de Versailles l'[[Paul Richaud |abbé Richaud]] <ref> lettre de Mgr Richaud à Mgr Courb (1947) : "''Je me rappelle fort bien que c’est cette initiative du père Sevin qui a fait prendre par l’Assemblée des Archevêques la décision de l’éloigner du scoutisme. Il a paru, en effet, inadmissible qu’une association pareille à un Tiers-ordre ou Ordre, destinée à des éléments scouts, en tant que scouts, et s’appuyant sur les principes d’éducation du scoutisme, puisse être fondée et dirigée en dehors et à l’insu de l’autorité diocésaine déléguée par l’évêque pour la direction spirituelle du scoutisme''"</ref>, et le Chef scout [[Arthur Guyot de Salins|Guyot de Salins ]] menaça à nouveau le chanoine Cornette de donner sa démission si le père Sevin ne cessait pas immédiatement cette activité.
On se plaignit au supérieur du P. Sevin, le père Thoyer qui demanda un rapport sur la question et (sans l’attendre, sans envoyer aucun document au T.R.P. général des Jésuites), émit pour des raisons de difficultés extérieures une opinion défavorable, ce qui provoqua une réponse négative. Cette réponse fut communiquée a père Sevin le [[31 juillet]] [[1931]], en la fête de saint Ignace : L’O.S., en tant qu’Ordre, ne pouvait exister; un simple Cercle spirituel, sans avenir, était tout ce qui pouvait survivre. Le père Thoyer avouait cependant au père Sevin: «''Vous publieriez ce règlement, il prendrait comme la poudre''»...
Le Cette réponse fut communiquée a père Sevin s’inclina et sans amertume se contenta, comme on le lui demandait[[31 juillet]] [[1931]], d’un en la fête de saint Ignace : L’O.S. en tant qu’Ordre ne pouvait exister ; un simple Cercle spirituel, que chacun s’attendait à voir disparaîtreconsidéré comme sans avenir, était tout ce qui pouvait survivre. Pour le Jésuite très obéissant ( Le père Thoyer avouait cependant au père Sevin : «''perinde ac cadaver'') que restera toujours le P. SevinVous publieriez ce règlement, cette décision crucifiante marque il prendrait comme la fin dpoudre'une époque... et le début d'une autre ! On ne pouvait plus parler de l’O».S. en tant qu’Ordre.
Il faut remarquer Le [[Jacques Sevin|P. Sevin]] s’inclina et sans amertume se contenta, comme on le lui demandait, d’un simple Cercle spirituel, que chacun s’attendait à voir disparaître. Pour le besoin spirituel est toujours présent au niveau de lJésuite très obéissant (''perinde ac cadaver'encadrement des Scouts de France. C'est par exemple à cette même époque (début 1932) que restera toujours le Père Plazenet fonde avec quelques Scouts-Routiers de P. Sevin, cette décision crucifiante marque la Réunion des Étudiants fin d'une association spirituelle sous époque... et le nom de début d''Compagnie Scoute une autre ! Il ne pouvait plus parler de Saint Bernard''l’O. Ces chefs y renouvelleront leur promesse, et s’engagent en outre "à travailler de toutes mes forces à ma sanctification personnelle et celle de mes frères scouts"S.D'ailleurs il faut noter que ce n'est pas qu'en France que le scoutisme catholique ressent ce besoin, on trouvera ainsi à Sumatra (Indonésie) au début des années 1950 un Institut religieux "''Gezellen Van Sint Joris''" (Compagnons de St Georges) consacré aux œuvres de jeunesse et plus spécialement dans les rangs du Scoutismetant qu’Ordre.
Après avoir dû finalement, par obéissance, abandonner en 1933 ses fonctions de Commissaire à la Formation des Chefs à Chamarande (mais également [[Conférence internationale catholique de scoutisme|l’Office International des Scouts Catholiques ]] et la revue "[[Le Chef" ]] qu’il avait fondés), le Père Sevin n’avait plus eu le droit que d’animer un cercle spirituel (voir par exemple dans la lettre du cercle n°6 du 1er juin 1936 son article : "Le Scoutisme est-il ou a-t-il une Spiritualité ?") et de prêcher quelques retraites.
Ses contacts avec les Chefs furent dès lors sévèrement surveillés (et même dénoncés). Les interdictions ecclésiastiques empêcheront jusqu'à sa mort de développer la branche masculine. En novembre [[1935]], quatre chefs viennent ainsi demander au père Sevin de fonder un ''couvent scout''. Mais le P. Sevin se veut fidèle et loyal à l’interdiction de 1931, et il refuse.
Il oriente alors certains jeunes qui voulaient s'y consacrer (comme Lucien-Marie Dorne<ref>cf. témoignages du fondateur de la famille missionanire ND des Neiges sur https://fmnd.org/presentation.php?id_texte=9</ref>) vers le séminaire d'Issy-les-Moulineaux où [[Marc Lallier]] est professeur.
 
 
Le besoin spirituel demeurant toujours présent au niveau de l'encadrement des Scouts de France, c'esty à cette même époque (début 1932) que le [[Alphonse Plazenet| Père Plazenet]] fonde avec quelques Scouts-Routiers de la Réunion des Étudiants, le '''[[104]]''') une association spirituelle sous le nom de ''Compagnie Scoute de Saint Bernard''. Ces chefs y renouvelleront leur promesse, et s’engagent en outre "à travailler de toutes mes forces à ma sanctification personnelle et celle de mes frères scouts".
 
On peut noter d’ailleurs qu'il n'y a pas qu'en France que le scoutisme catholique ressentit ce besoin. Par exemple à Sumatra (Indonésie) au début des années 1950, on trouvera aussi un Institut religieux "''Gezellen Van Sint Joris''" (Compagnons de St Georges) consacré aux œuvres de jeunesse et plus spécialement dans les rangs du Scoutisme.
 
 
Toujours est-il qu'après cette interdiction ce furent surtout d’anciennes cheftaines et les Guides de France qui profitèrent de l'enseignement du P. Sevin. Le Cercle de cheftaines continua, tout en subissant de profondes modifications.
 
« ''Bien que prévenues que seul un "Cercle" est possible et autorisé en ce moment, elles ne renoncent pas à l’espoir de réaliser une vocation proprement dite, dans le cadre de l’O.S. qu’elles, envisagent pour elles-mêmes comme surtout contemplatif ; ces âmes sont décidées à attendre autant qu’il le faudra'' ».
Du coup ce furent surtout d’anciennes cheftaines et les Guides de France qui profitèrent de son enseignement. Le Cercle de cheftaines a continué, tout en subissant de profondes modifications.« Bien que prévenues que seul un "Cercle" est possible et autorisé en ce moment, elles ne renoncent pas à l’espoir de réaliser une vocation proprement dite, dans le cadre de l’O.S. qu’elles, envisagent pour elles-mêmes comme surtout contemplatif ; ces âmes sont décidées à attendre autant qu’il le faudra ». Toutes celles de 1931 l'ont quitté quittèrent le Cercle ; certaines sont parties, découragées, ne voyant pas l’aboutissement de leur désir. Mais en 1935, ce Cercle spirituel prend un nouvel essor avec l’arrivée de [[Jacqueline Brière]].
En 1938, le [[Jacques Sevin|P. Sevin ]] commence la rédaction du commentaire des ''Positions Spirituelles'' et d'un "Mémoire n°1" (complété par le "Mémoire n°2" en janvier 1941), afin que cet «Ordre scout» puisse un jour prendre corps, même s'il venait à disparaître. Il envisage donc, suivant son plan:<br/>Branche une branche sacerdotale,<br/>Branche une branche pour les chefs,<br/>Branche une branche pour les cheftaines.<br/>
Dans ce Mémoire n°2 apparaissent clairement les différences entre l’Ordre Scout de 1931 et le Cercle spirituel qui va suivre, seul autorisé jusqu'en 1951.
=== Années 1941 – 1951==C'est en novembre [[1941]] que Jacqueline Brière prend la direction du groupe qui s’achemine vers une vie religieuse. Ce seront les "Dames de [[la Sainte Croix de Jérusalem]]" dont elle sera la cofondatrice, et qui commencent leur vie communautaire le [[15 janvier]] [[1944]].=
En 1947 et 1948, le père Forestier <ref> Ce nC'est qu'au moment de en novembre [[1941]] que Jacqueline Brière prend la reconnaissance officielle de la congrégation par l'Église en 1963 qu'direction du groupe qui s’achemine vers une lettre du père Forestier ovie religieuse.p., donnera l'explication «''Je n’ai reçu qu’une directive. Qu’une consigne: ne pas permettre qu’un ordre religieux se présentât comme issu Ce seront les "Dames de l’Association des Scouts de France, ou comme son aboutissement normal. Une défense formelle venait, me disait-on. en haut lieu, d’être intimée dans ce sens à un religieux. Je ne devais absolument pas faire état la [[Sainte Croix de cette consigneJérusalem]]" dont elle sera la cofondatrice, ce en quoi je me trouvai bien ennuyé… Ces directives m’avaient été transmises par deux prélats et qui sont encore en commencent leur vie''» </ref> -qui avait reçu de l’Assemblée des Archevêques et Cardinaux dès 1936 la consigne secrète de s’opposer à tout ordre religieux issu du scoutisme- se plaint à l’Action Catholique de cette fondation et du fait que communautaire le père Sevin en parle. Mais en juin [[194915 janvier]] [[1944]], l’évêque de Beauvais, Mgr Rœder, accepte Sainte Croix de Jérusalem comme « pieuse union » de droit diocésain qui s’installe à Boran-sur-Oise.
Ce rappel à Dieu du P. Sevin, En 1947 et l’interdiction qu’on lui avait fait de grouper des aumôniers scouts ou anciens scout1948, n’ont pas permis le lancement [[Marcel Forestier|Père Forestier]] Aumônier Général SDF - qui avait reçu de son vivant l’Assemblée des Frères Archevêques et des Pères pour lequel il avait commencé à adapté ses "Positions" Sacerdotales. " Cardinaux dès 1936 la consigne secrète de s’opposer<ref> Ce n'est qu'au moment de la reconnaissance officielle de la congrégation par l'Église en 1963 qu'Actuellement 3 Prêtres (2 une lettre du diocèse d’Arraspère Forestier o.p., 1 du diocèse donnera l'explication «''Je n’ai reçu qu’une directive. Qu’une consigne : ne pas permettre qu’un ordre religieux se présentât comme issu de l’Association des Scouts de Luçon) demandent "France, ou comme son aboutissement normal. Une défense formelle venait, me disait-on, en haut lieu, d’être intimée dans ce sens à commencer un religieux. Je ne devais absolumentpas faire état de cette consigne, ce en quoi je me trouvai bien ennuyé… Ces directives m’avaient été transmises par deux prélats qui sont encore en vie''" » . </ref> à tout ordre religieux issu du scoutisme - se plaint à l’Action Catholique de cette année fondation et du fait que le père Sevin en parle. Mais en juin [[19501949]] ". Le Père Sevin avait fait part , l’évêque de Beauvais, Mgr Rœder, accepte Sainte Croix de ses projets d’Ordre scout au [[Albert Revet |Père Revet]] lors d’une brève rencontre au pèlerinage Jérusalem comme « pieuse union » de Vézelay en 1946 (lettre du 13 décembre) "droit diocésain qui s’installe à Boran-sur-Oise.
Peu avant la mort Ce rappel à Dieu du Père P. Sevin, [[Jean Rupp|Mgr Rupp]], ancien Assistant et l’interdiction qu’on lui avait fait de Chamarande devenu évêque auxiliaire de Parisgrouper des aumôniers scouts ou anciens scout, reçut du fondateur la mission n’ont pas permis le lancement de continuer son œuvre vivant des Frères et des Pères pour lequel il avait commencé à adapté ses "Positions" Sacerdotales". ''plusieurs jeunes étaient prêts Actuellement 3 Prêtres (2 du diocèse d’Arras, 1 du diocèse de Luçon) demandent "à s’offrircommencer absolument''" (Semaine religieuse de Paris 25 août 1951). C’est lui qui, le cette année [[12 octobre1950]] ". Le Père Sevin avait fait part de ses projets d’Ordre scout au [[1952Albert Revet |Père Revet]] sera appelé pour la bénédiction du monument érigé sur la tombe du P. Sevin. Et lors d’une brève rencontre au Jubilé pèlerinage de la Sainte Croix de Jérusalem [[Vézelay]] en 1959, le Père H. Vanderhaghen rappelait encore  : " ''Mgr Rupp qui célèbre la Messe au milieu de nous ce soir, c’est à lui qu’avant de mourir le Père avait confié ses filles…'' 1946 (lettre du 13 décembre)".
==1951-1991==C’est ainsi que Peu avant la mort du Père Sevin, [[Jean Rupp|Mgr Rupp]] devint le premier Supérieur , ancien Assistant de la branche masculine de l’Ordre [[Chamarande (camp école)|Chamarande]] devenu évêque auxiliaire de Paris, reçut du fondateur la Sainte Croix mission de Jérusalem, qui ne pouvait prendre corps qucontinuer son œuvre "''plusieurs jeunes étaient prêts à s’offrir''après la mort du religieux encore interdit ! Sous forme d’une " pieuse union " elle va d'abord être érigée canoniquement dans les diocèses d’Arras et de Monaco (des ordinations Semaine religieuse de prêtres ont eut lieu à ce titreParis 25 août 1951).En C’est lui qui, le [[12 octobre]] [[19591952]] le Père Revet participera à une retraite à Boran, et des religieuses sera appelé pour la bénédiction du monument érigé sur la tombe du P. Sevin. Et au Jubilé de la Sainte Croix viendront l’aider à des campsde Jérusalem en [[1959]], le Père H. Mais les liens vont se distendreVanderhaghen rappellera encore : " ''Mgr Rupp qui célèbre la Messe au milieu de nous ce soir, et des problèmes c’est à lui qu’avant de personnes surgirent également, qui finirent par couper tout contact.mourir le Père avait confié ses filles…'' "
A partir de [[1963]] les membres de la branche masculine se regroupèrent sous la forme nouvelle d’Institut Séculier. En 1968 un chapitre général de la Sainte Croix de Jérusalem se tient à Lens où le Père Albert Revet présenta une conférence sur la spiritualité scoute.=== Années 1951-1991 ===
Il revient aux sœurs C’est ainsi que [[Jean Rupp|Mgr Rupp]] devint le premier Supérieur de la branche masculine de l’Ordre de la Sainte Croix de Jérusalem l’honneur d’avoir fait ouvrir le procès de béatification , qui ne pouvait prendre corps qu'après la mort du Preligieux encore interdit. Jacques SevinSous forme d’une " pieuse union "elle va d'abord être érigée canoniquement dans les diocèses d’Arras et de Monaco (des ordinations de prêtres ont eut lieu à ce titre).
l’Institut En [[1959]] le Père Revet participera à une retraite à Boran, et des religieuses de la Sainte Croix viendront l’aider à des camps. Mais les liens vont se distendre, et des problèmes de Riaumont fut érigé canoniquement personnes surgirent également, qui finirent par Rome en 1991, et deux ans plus tard le cardinal Mayer vint à Liévin procéder à l’ordination du R.P. Alain Hocquemiller (actuel Prieur)couper tout contact.
A partir de [[1963]] les membres de la branche masculine se regroupèrent sous la forme nouvelle d’Institut Séculier. En [[1968]] un chapitre général des prêtres de la Sainte Croix de Jérusalem se tient à Lens où le Père Albert Revet présenta une conférence sur la spiritualité scoute.
= Autres projets d'ordres scouts =Il revient aux sœurs de la [[Sainte Croix de Jérusalem]] l’honneur d’avoir fait ouvrir le procès de béatification du P. Jacques Sevin.
* Citons encorel’Institut Sainte Croix de [[Riaumont]] fut érigé canoniquement par Rome en 1991, parce qu'ils se réclament du même scoutisme catholique, les ''Servi Jesu et Mariae'' - deux ans plus tard le cardinal Mayer vint à ne pas confondre, avec ceux d’Ourscamp - comme autres " cousins germains". Il furent fondés par le Père Hönisch (jésuite allemand, aumônier Liévin procéder à l’origine de la Kl’ordination du R.P.E., c’est à dire de la branche catholique des Scouts d’Europe allemandsAlain Hocquemiller (actuel Prieur), et sont actuellement implantés en Autriche, en Bavière, ainsi qu'au diocèse de Toulon.
== Autres projets d'ordres scouts == * En Belgique Citons encore, parce qu'ils se réclament du même scoutisme catholique, les ''Servi Jesu et Mariae'' - à ne pas confondre, avec ceux d’Ourscamp - comme autres " cousins germains". Il furent fondés par le Père [[Andreas Hönisch]] (jésuite allemand, aumônier à l’origine de la [[Fédération des scouts catholiquesKatholische Pfadfinderschaft Europas|K.P.E.]] Belges avait développée une "route , branche catholique des Hommes" avec charte du Routier-Maître se rapprochant assez Scouts d’Europe allemands), et sont actuellement implantés en Autriche, en Bavière, ainsi qu'au diocèse de cette notion d'Ordre ScoutToulon.
* "''Entre donc en Routier dans l'Ordre Scout''" disent certains [[Cérémonial du départ routier (Riaumont - Doran)]] , et de fait la communauté des RS représente un peu cela dans certains mouvements.
* De même les En Belgique la [[RaidersFédération des scouts catholiques]] sont vus Belges à partir de 1943 une [[Route des Hommes]], avec charte du ''Routier-Maître'' incluant une forte dimension spirituelle, mais qui va évoluer plus vers le social, avec "Fraternité de Route" en 1958. * Le scoutisme peut aussi être considéré en tant que tel comme un peu pareilordre de chevalerie, et c'est l'option dès 1911 de l'[[Order of world scouts]], et de certaines associations traditionnelles comme la [[Fédération ordre scout]].
* Le scoutisme peut aussi être considéré en tant que tel comme un ordre de chevalerie, et c'est De même l'option dès 1913 esprit de l'corps des [[Order of world scoutsRaiders]]s'en rapproche, avec une dimension volontariste et plus moderne.
* D'autres projets d'organisation apparaissent parfois sur internet comme [http://ordrescout.fr.gd ici] ou [http://paratiwww.fraternite.net/framechevscoutforum/voirtopic.htm php?topic=6505&forum=13 là], ou aujourd'hui [https://scoutrembarre.olympe.in/?p=1714 autour du GHR].
* Enfin les diverses organisations de [[Scoutisme d’adulte]] témoignent de ce soucis récurrent à travers le monde de proposer plus qu'une simple association d'anciens à des scouts et guides adultes qui veulent vivre en "Scouts... toujours !"
== Voir aussi ==
* [[Chevalerie#Scouts_de_France| Chevalerie]]
* [[Chevalier de France]]
* [[Spiritualité]]
* [[Scoutisme d’adulte]]
=== Liens externes ===* [http://www.soeurs-scjboran.fr/ Article-les-pionnieres-166.html Les Sœurs de la Sainte Croix de Jérusalem] - branche féminine (religieuses) fondée par le P. Sevin.
* Jalons historiques de [http://riaumont.eu/spip.php?article60 l'Ordre Scout] sur le site de Riaumont.
* Site allemand de la [[http://www.sjm-congregation.org/abouthtdocs/jacques%20sevingeschichte_vorgeschichte.html congrégation des Serviteurs de Jésus et de Marie]].
{{références}}
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