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Pierre Sainderichin

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Pierre Sainderichin
Pierre Sainderichin en 1939
Pierre Sainderichin en 1939
Commissaire provincial des EDF.
23 mars 1918 · 14 avril 2012

Écrivain

Écrivain.

Personnalité éclaireurs de France

Éclaireurs de France.

Personnalité française

France.

Pierre Sainderichin, totémisé Kangourou Naïf, né le 23 mars 1918 à Stockholm (Suède) et décédé le 14 avril 2012 à Levallois-Perret (Haut-de-Seine), fut un pilier des éclaireurs de France, avec son frère jumeau Sven, en particulier pendant la seconde guerre mondiale.

Il fut, de 1930 à 1939, éclaireur, routier et chef de troupe des éclaireurs de France à Paris, avant de devenir commissaire provincial.

C’est dans ce cadre qu’il découvre sa vocation pour le journalisme, en rédigeant des articles, souvent humoristiques, dans L’Éclaireur de France (périodique du mouvement des EDF jusqu’à la fin des années 1940) : voir ci-dessous un exemple de son trait de plume, illustré par Sven.


La Résistance

La Falaise du Monde perdu, roman scout de Pierre et dessins de Sven

Dès la débâcle de 1940, il s’engage dans la Résistance. Il y fondera et dirigera, avec son frère Sven, Forces Françaises, organe clandestin de l’Armée secrète en Dordogne puis organe officiel des forces françaises du front de l’Atlantique (1943-1944).

Il est, à ce titre, titulaire de la Médaille de la Résistance et de la Croix du Combattant.

En 1944, il rédigera Troupe vivante, un manuel du chef de troupe. Il est également l’auteur d’un roman scout, paru en feuilleton et malheureusement inachevé La Falaise du Monde perdu, encore une fois illustré par Sven.

Il est rédacteur en chef du Jamboree France, quotidien du Jamboree de 1947 à Moisson.

En 1946, il basculera dans le journalisme professionnel de temps de paix en entrant à Sud-Ouest où il finira chef des services politiques dans les années 1960, avant de devenir directeur des services politiques de France Soir dans les années 1970, jusqu’en 1985.

Il finira sa carrière comme éditorialiste à La Lettre des médias de 1987 à 1997.

Liens externes

Une plume humoristique mais sans concession

Non ! Non et Non ! les Scouts n’ont pas assez d’insignes.

Quand on voit ces malheureux se promener le dimanche, vêtus d’une chemise qui est parée :

  • d’un insigne brodé de la Fédération cousu sur la poche gauche, à hauteur du cœur,
  • d’un nœud d’épaule aux couleurs de la patrouille à l’épaule gauche,
  • d’une cordelière blanche,
  • d’un foulard aux couleurs de la troupe,
  • d’étoiles d’ancienneté au-dessus de la poche gauche, sur fond vert,
  • d’un badge de classe au bras gauche,
  • de badges de spécialités au bras droit (sans compter ceux qui se portent aux deux bras)
  • d’une bande de troupe à l’épaule droite,
  • d’un insigne régional à la même épaule droite,

on ne peut que déplorer une telle pénurie d’insignes sur un uniforme qui nous sied si bien…

Mais « les scouts de 2ème classe peuvent se spécialiser parmi 69 brevets de spécialité ». C’est le « Livre des Brevets » qui le dit. (…)

Et, quand même, ne trouvez-vous pas que ceux qui, à cause d’une intelligence et de capacités insuffisantes, ne sont pas aptes à passer toutes les épreuves d’un brevet, méritent mieux qu’un dédain indifférent ?

Aussi, ne serait-il pas courtois de créer pour eux les Badges d’Incapacité ?… et le dernier petit pied-tendre, très tendre, pourrait dire : « Je suis breveté Pas-Campeur », fièrement. On pourrait à la rigueur créer le Brevet d’incapacité Notoire, qui serait d’ordre général.

Et puis, il n’y a pas que les Brevets de Spécialité. Il y aussi ce que nos manuels dénomment les Brevets de Classe. Un insigne spécial est de toute nécessité pour indiquer les travailleurs qui, ayant terminé leur aspirant, préparent avec ardeur leur degré de 2ème classe – il se mettrait au bras gauche.

Un autre insigne indiquerait ceux qui sont entre la 2ème et la 1ère classe.

Et pour les 1ères classes qui essayent de mériter Chevalier, ne serait-il pas généreux d’étaler leur effort sur un nouvel insigne, sur le bras gauche naturellement.

C’est très bien d’avoir un nœud d’épaule, un « scalp », pour indiquer que vous faites partie de la patrouille des Semnopithèques, mais ce n’est pas très rationnel. Il est évident que lorsque vous êtes des Semnopithèques, vous avez le scalp ocre et indigo à l’épaule gauche.

Mais cela ne suffit pas : il faut aussi montrer que vous ne faites pas partie des 18 autres patrouilles de la troupe. Pour cela, il n’y a qu’à porter les 18 scalps des 18 autres patrouilles à l’épaule droite. Cela fera un beau mélange de vert, de rouge, de jaune, de bleu, de sépia, d’orange, de blanc, de terre de sienne brûlée, de grenat, d’émeraude, de brun, de violet, de marron, de gris, de mauve, de kaki, de pourpre, de carmin, de vermillon, etc, etc…

Dire qu’il faut attendre un an pour avoir une étoile d’ancienneté ! Il en faudrait une par trimestre. Ça meublerait un peu. (…)

… et au moins, ainsi, la chemise servirait à quelque chose …

Article de 1935 dans L’Éclaireur de France texte de Pierre et dessins de Sven