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Histoire du scoutisme en France

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Bien que le scoutisme soit né en Grande-Bretagne, la France a eu dès le début du 20ème siècle une réelle influence sur le développement et la diffusion du scoutisme mondial à travers les colonies qu'elle possédait et par la qualité particulière de son scoutisme. Le jamboree de la Paix organisé à Moisson près de Paris en 1947 reste dans la mémoire scoute mondiale comme le temps fort du scoutisme "à la française" d'après-guerre.

Par la suite, les mouvements scouts français (et d'autres mouvements scouts en Europe : Belgique, Suisse, Italie, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, ...) rénoveront en profondeur leur projet éducatif. Ces réformes pédagogiques, notamment le choix de la co-éducation (éducation concertée des garçons et des filles) et de nouvelles propositions pour les adolescents et les aînés bouleverseront en profondeur le paysage scout mondial.

Sommaire

Les débuts du Scoutisme en France

Les découvreurs du scoutisme en France

Depuis les années 1870, en réaction à l'industrialisation et à l'exode rural, avait émergé partout en Europe un besoin d'activités de pleine nature. Cela n'anticipait pas la méthode scoute à proprement parler mais en fixait le lieu privilégié et l'un des moteurs.

Les premiers en France à s'intéresser à cette méthode inventée par Lord Baden Powell sont des journalistes. Le 23 mai [1909], Paul Charpentier présente les boy-scouts anglais aux lecteurs du Journal des Voyages. Au mois de juillet, André Chéradame publie un article sur le même sujet dans le Petit Journal. Cette innovation éveilla immédiatement l'intérêt des éducateurs et surtout des militaires.



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L'impossible unité

Ces pionniers de la méthode scoute ont d'abord tenté, à l'instar des britanniques, de créer un mouvement unique. Ils y sont presque parvenus avec la création en 1911 de la Ligue d'éducation nationale autour de la très médiatique personnalité du baron Pierre de Coubertin. Mais cette tentative était mort-née même si l'Armée et la Marine ont en sous-main appuyé la naissance su scoutisme en France.


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C'est ainsi que 1911 verra la création des trois premières associations (EF, EDF, EU).

En 1913, un rallye scout a lieu à Birmingham en Angleterre et rassemble 30 000 éclaireurs dont des EDF et des EU. Le 11 mai de la même année à Saint-Cyr, les éclaireurs organisent un grand rassemblement où sont observées des méthodes assez modernes de campement. De fait l'armée à fournit du matériel et un général vient inspecter.

Les premiers scouts catholiques

Dès 1911 l'abbé d'Andreis lance une première association : les "Eclaireurs des Alpes". N'existent alors en France que des essais d'adaptation isolés. Quand le Chanoine Cornette, vicaire à St Honoré d'Eylau (Paris), rencontre à Meudon une troupe d'Éclaireurs de France dont la plupart sont catholiques, il s'en inquiète et s'attire la réponse suivante d'un jeune chef de patrouille : « C'est de votre faute ! Pourquoi n'y a-t-il pas de scouts catholiques ? » Il faudra attendre 1920 pour voir démarrer la Fédération des Scouts de France, donc le Père Jacques Sevin rédigera les premiers textes fondamentaux.


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Les scouts pendant la Première Guerre Mondiale (1914-1918)

Durant la guerre 14-18, les EDF et EU rendent de nombreux services : estaffettes dans les gares, les hôpitaux, accueil des blessés dans les rangs de la Croix Rouge, renseignements dans les lignes ennemies, garde-côtes pour les scouts marins ; toujours au péril de leur vie. Nicolas Benoit, officier de marine à l'origine des EDF, meurt au champ d'honneur à la tête de ses fusiliers marins le 17 décembre 1914.

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Développement et organisation du Scoutisme en France (années 1920 et 1930)

Le scoutisme masculin

Le scoutisme éprouve des difficultés à se faire admettre par l'opinion publique ou religieuse qui ne voit en lui qu'une association paramilitaire. De fait avant 1914, certaines sociétés de tir avaient de jeunes "éclaireurs" tandis que l'autorité militaire avec le Commandant Royet eut longtemps tendance à confondre scoutisme et préparation militaire.

A force de travail sur la doctrine et de communication, les différents mouvements scouts rayonnent rapidement. De 1911 à 1923, sept associations sont fondées en France, les réalités culturelles et religieuses françaises n'ayant pas permis la création d'un mouvement scout unifié comme dans la plupart des pays de tradition anglo-saxonne.

Dès août 1920, les différentes associations existantes (EDF, EU, SDF) se rassemblent au camp de Francport. L'idée d'un Scoutisme Français est déjà dans certains esprits, il ne verra le jour que bien plus tard..Par ailleurs au lendemain de la guerre les milieux militaires se désintéressent du scoutisme.

Au lendemain de la Grande Guerre, le jamboree d'Olympia à Londres, en 1920, permet d'oublier les séquelles des combats et la fraternité triomphe. La délégation française compte 125 participants : 75 EU, 50 EDF et 15 SDF.

Le scoutisme féminin

Tandis que les associations scoutes masculines se forment selon des clivages religieux, la Fédération française des éclaireuses va constituer un mouvement extrêmement original avec ses trois sections neutre, israélite et unioniste (protestant).

La FFE est ainsi plus fidèle au modèle britannique d’association unique ouverte à toutes les tendances de la société que les mouvements scouts masculins. Ce mouvement reste une expérience unique dans le paysage associatif français et un témoignage que d’autres chemins sont possibles.

L'ouverture d'esprit de la FFE et la prise en compte des réalités communautaires permettent par exemple aux éclaireuses israélites d'être acceptées dès 1928 au sein de la FFE et créer la section "I" (Israélite), tout en étant membres des EIF, partageant groupes locaux et formations.

Importance de la formation dans le développement du mouvement scout

Le premier camp de formation scoute est organisé en France en 1921 à la Croix Saint-Ouen sur les bords de l'Oise en forêt de Compiègne. On y rencontre ensemble les chefs des EDF et des EUF, mais aussi Jacques Sevin, un des fondateurs des SDF. Ce premier camp reçoit la visite de Baden-Powell, fondateur du scoutisme.


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St Ouen.jpg

Création de l'Internationale scoute

Le congrès scout mondial tenu à Paris en 1922 proclame Baden-Powell Chef-scout du monde et installe le mouvement dans la philosophie de la Société des Nations.

Les Français participent activement aux jamborees, grands rendez-vous de cette internationale pacifique et joyeuse de la jeunesse.

En 1923, les mouvements français établissent deux organismes de concertation :

Ces deux organismes favorisent la multiplication des activités inter-mouvements au plan international et donnent naissance à un état d'esprit de scoutisme fédéral.

Les mouvements se développent avec la création des branches cadettes et aînées ; les éclaireurs sont rejoints par des louveteaux et des routiers.

En 1924, 126 français des différents mouvements participent au jamboree d'Ermelunden à Copenhague.

Le Maréchal Lyautey devient Président d'honneur de toutes les associations scoutes de France en 1928. Il sera présent au jamboree de Birkenhead en 1929 en Angleterre où 2.400 scouts français ont répondu présent. Ce Jamboree est marqué par une pluie incessante qui transforme le sol en un tapis de boue et par une Tour Eiffel de 16 mètres de haut réalisée par la 28e et la 5e Paris SDF avec 750 bâtons scouts.

En 1936, les unionistes et les "éclés" fêtent ensemble leurs 25 ans lors de la Cérémonie de la Sobonne. Le mouvement des "Scouts de France" est endeuillé par le décès du Général de Salins et du Chanoine Cornette. Le Général Lafont succède au Général de Salins La même année, on compte 12 000 EDF, 10 000 EU et 62 000 SDF.

Pendant cette période on note l'existence de mouvements scouts étrangers en France ou imitant le scoutisme.

Le Scoutisme Français : les années noires (de 1940 à 1945)

Après la défaite de 1940 et l'occupation de la partie nord de la France, les allemands interdisent immédiatement le scoutisme dans la zone qu'ils occupent mais celui-ci se poursuit sous diverses formes de camouflage. L'histoire du S.F en zone non occupée est complexe et douloureuse.

Création de la Fédération du Scoutisme Français

Après la défaite militaire du printemps 1940, le Bureau Inter-Fédéral du scoutisme (BIF) réunit le 5 août 1940 à Vichy les directions des différents mouvements pour étudier les conditions d'un rapprochement des associations scoutes sur la base de l’équivalence des formations de cadres et des pratiques pédagogiques, chaque association conservant sa ligne spirituelle.


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Dissolution des Éclaireurs israélites de France

Par une loi du 29 novembre 1941 du gouvernement de Vichy, le mouvement des Eclaireurs Israélites de France est dissout comme toutes les organisations juives non cultuelles.


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1940 EIF maison enfants.jpg

Le Scoutisme Français et l'État français

L’État Français entend faire du Scoutisme un pilier de sa politique de jeunesse. Cette intégration accorde au Scoutisme une audience et des moyens inédits.


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Le Scoutisme Français et la France Libre

En mars 1943 en Grande-Bretagne est décidé la fusion du Scoutisme Français en Angleterre (les Éclaireurs français de Grande Bretagne créés en 1940 dont le Général de Gaulle est le président d'honneur) avec celui d'Afrique.


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Le Scoutisme Français : les années fédérales (de 1945 à 1964)

A sa création et jusqu’au début des années 1960, le Scoutisme Français joue un rôle dynamique et fédérateur ; les programmes et surtout les pratiques scoutes des différents mouvements sont très proches, ce qui facilite le travail en commun et permet des échanges fructueux.

A l’époque, il existe des programmes, pratiques et uniformes normalisés, des unités fédérales et des structures facilitant la pratique en commun de certaines activités comme les collèges locaux, les unités communes (dites fédérales) dans les écoles militaires, dans certains pays lointains ou dans la zone française d’occupation en Allemagne. Au plan local la Saint Georges ou le Challenge annuel réunissent les différents mouvements.

Premier exemple de l'implication politique des associations membres du SF : en Algérie le 20 novembre 1954 (trois semaines après le début de la guerre d’Algérie), une lettre ouverte au gouverneur général d’Algérie signée par les représentants locaux des mouvements membres du Scoutisme Français et de 15 autres mouvements de jeunesse dénonce la situation d’oppression. Cette lettre fera un véritable scandale.

Jamboree de la Paix à Moisson

En 1947, dans une période de restrictions et grâce à une mobilisation exceptionnelle de tous les acteurs concernés, le Scoutisme Français est ainsi capable d’organiser le Jamboree mondial de 1947 à Moisson près de Paris, dit Jamboree de la Paix, qui rassemble des scouts du monde entier après des années de guerre et d’interdictions.


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Le Scoutisme Français et l'enfance défavorisée

Le Scoutisme Français œuvre au service de l’enfance défavorisée handicapés physiques, mentaux et jeunes pré-délinquants). Dès 1947, des sessions de formations de chefs inter-mouvements ont lieu sur ce thème à Marly-le-Roi. Jusqu’au début des années 1960, le Scoutisme Français organise à Paris les conférences du Méridien à l’initiative d’Henri Joubrel, commissaire EDF à l’enfance défavorisée.

Création des Éclaireurs Neutres de France

Au lendemain du Jamboree de 1947, une nouvelle association voit le jour (ce n'est que la première d'une longue série) sous l'impulsion de Marcel Lepage : Les Eclaireurs Neutres de France (ENF). Marcel Lepage juge semble-t-il que les EDF ne répondent plus aux besoins de la jeunesse. Georges Bertier, un des deux membres fondateurs des EDF, rejoint les ENF en 1952 en tant que président.

Scouts de France : la proposition "Raiders"

Au sortir de la guerre, on sent au sein des Scouts de France un ralentissement des ambitions et de la progression chez les éclaireurs. Michel Menu, alors Commissaire National Eclaireurs (CNE), mène l'enquête et propose des activités revigorées tout en respectant la méthode préconisée par BP.

Il propose alors des techniques utilisant les nouvelles techniques (parachutisme, judo, radios...) et une étape d'engagement supplémentaire pour 1re classe qu'il appela "Raiders".

Le style des nouvelles troupes raiders (dont un béret vert et un insigne métallique particulier les distinguaient des troupes normales) sera plus tard critiqué pour leur coté "commando" et "élitiste" par certains chefs du mouvement. Mais pour les jeunes, c'est un véritable engouement : les rallyes nationaux raiders sont là pour le confirmer (700 raiders pour le rallye de Combrit en 1951, 5 000 raiders pour celui de la Banne d'Ordanche en 1956). On peut noter que l'engouement pour le raiderisme dépasse les frontières du mouvement Scouts de France, puisque qu'il y aura également quelques raiders Eclaireurs de France (cette proposition est ensuite interdite aux EDF).


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Entre tradition, évolution et révolution : les choix des associations (de 1964 à 1989)

Les rénovations pédagogiques initiées dans les années 1960-1970, non concertées entre les différents mouvements scouts, entraînent un repli sur les programmes et pratiques des associations au détriment d’une pratique fédérale, commune et partageable. C’est notamment le choix de la co-éducation et la création de propositions pédagogiques spécifiques aux adolescents.

L'année 1964 avec le lancement de la réforme de François Lebouteux chez les SDF aux conséquences alors insoupçonnables et l'auto-dissolution de la FFE est cruciale.

Scouts de France : la proposition "Pionniers-Rangers"

L'expérience "Raider" étant un franc succès, les cadres Scouts de France sont persuadés que le scoutisme doit aller plus loin et proposer une pédagogie spécifique aux plus âgés des troupes.


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Le choix de la co-éducation : dissolution de la FFE

Dans les années 1960, trois associations font le choix de la co-éducation, éducation concertée entre garçons et filles. La Fédération française de éclaireuses (FFE) s'auto-dissout en 1964 ; sa section neutre rejoint les EDF pour créer les EEDF, la section israélite rejoint les EIF en 1969 pour créer les EEIF et la section unioniste (protestante) se fédère en 1970 avec les EUF pour créer la FEEUF.

Le rassemblement des cadres Scouts de France et Guides de France à La Trivalle en 1973 donne à penser que ces deux mouvements vont faire, eux aussi, le choix du partenariat et de la co-éducation. Il n'en sera rien en raison du refus des Guides de France. Les Scouts de France font alors seuls le choix de la co-éducation dans leur projet éducatif et ouvrent leurs unités aux filles.

Il faudra attendre 2004 pour que les Scouts de France et les Guides de France fusionnent dans un même mouvement : les Scouts et guides de France (SGDF).

Création des Scouts unitaires de France

Les innovations pédagogiques proposées chez les Scouts de France ne sont pas acceptées dans tous leurs groupes locaux.


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Le refus de mettre en oeuvre cette réforme pédagogique entraîne le départ de groupes locaux et de chefs qui permettront l'essor de deux mouvements nationaux (SUF et Scouts d'Europe) ainsi que de nombreux groupes autonomes (Scouts saint Georges, Scouts de Riaumont, Scouts Baden-Powell, Scouts de Caen, Scouts d'Artois...) reflétant parfois les différentes tendances sociologiques du catholicisme français.

Il est intéressant de souligner que dans d’autres pays (notamment chez les scouts américains, ou belges), ces différentes propositions pédagogiques cohabitent et se complètent, enrichissant l’offre faite aux jeunes et à leurs familles par le mouvement scout.

Développement des Scouts d'Europe

Cette association est caractérisée par une dimension catholique, fédérale et européenne. Sa sensibilité religieuse est celle de certains courants religieux catholiques soucieux de rénover et retrouver au niveau européen un scoutisme catholique missionnaire.


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Création de la Fédération des Éclaireuses et Éclaireurs

Les réformes initiées chez les EEDF, notamment l'abandon de la plupart des signes et symboles du scoutisme historique, donnent également naissance à de nombreux petits groupes attachés aux traditions scoutes ; ils se fédèrent en 1989 pour créer la Fédération des Éclaireuses et Éclaireurs (FEE).

Aujourd'hui pour demain

Création des Scouts musulmans de France

Le 9 février 1991, en pleine guerre du Golfe, les Scouts de France et les Scouts Musulmans de France, sous l’impulsion du Cheïkh Khaled Bentounès, signent un protocole de partenariat en présence des représentants des régions arabe et européenne de l’OMMS.


Searchtool.svg Voir l’article détaillé : Création des Scouts musulmans de France (1991)



État des lieux : Le Scoutisme Français

Rien n'a vraiment changé depuis les années 1970 ; on peut facilement recenser une cinquantaine d'associations dites scoutes en France.

Le Scoutisme Français est membre fondateur de l’Organisation mondiale du mouvement scout (OMMS) et de l’Association mondiale des guides et éclaireuses (AMGE). Cette fédération rassemble plus de 80.000 jeunes et responsables autour d’une proposition éducative porteuse de valeurs citoyennes, solidaires et spirituelles. En tant qu’associations de jeunesse et d’éducation populaire, ces mouvements sont agréés par le Ministère de la Jeunesse et des Sports, et les EEDF, EEUdF, EEIF et SGDF sont reconnus d’utilité publique.

Ces cinq associations se veulent réellement représentatives de la société nationale, tant par leurs origines que par les valeurs qu’elles transmettent. Elles s’enracinent dans leur histoire commune, notamment une solidarité forgée dans la lutte contre l’occupant nazi lors de la seconde guerre mondiale (à l’exception des SMF, fondés plus tard).

État des lieux : les neuf mouvements scouts agréés par l'État

A la différence du Mouvement Sportif et de ce qui se passe dans de nombreux autres pays, la pratique du Scoutisme n'est pas protégée règlementairement en France : n'importe qui peut créer une association dite "de scoutisme" mais l "accueil de scoutisme" est désormais règlementé.

L'État (Ministère de la Jeunesse et des Sports) a agréé neuf associations scoutes comme mouvement de jeunesse et d'éducation populaire.

En plus des cinq associations membres de la fédération du Scoutisme Français, ce sont quatre mouvements qui regroupent près de 50 000 jeunes et responsables : l'Association des guides et scouts d'Europe (mouvement catholique), les Éclaireurs neutres de France (mouvement neutre), la Fédération des éclaireuses et éclaireurs (mouvement laïque) et les Scouts unitaires de France (mouvement catholique).


Il existe des antagonismes anciens entre les mouvements reconnus par l'état et pendant des décennies l'opposition a été nette, parfois violente, entre certaines associations. Toutefois en 2002-2003 le scoutisme faisant l'objet de mesures règlementaires très préjudiciables et grace à l'Amicale du scoutisme parlementaire une démarche commune et ostensible des 10 (alors) mouvements reconnus par l'état est faite auprès du ministre. Le décret est alors retiré.

Le centenaire du scoutisme en 2007 : un nouveau chemin ?

Plusieurs des manifestations commémorant en France le centenaire du Scoutisme en 2007 ont été l'occasion pour les responsables de ces différents mouvements de se rencontrer et de se parler officiellement ou officieusement. Néanmoins la Déclaration du 24 mai 2012 est restée pour l'instant sans lendemain.

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Notes et références