Groupe AGSE 5e Saint-Brieuc - Saint-Etienne

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LOGO MINIS ENJ.svg    En France, ce groupe fait partie d'un des neuf mouvements pratiquant officiellement l'accueil de scoutisme.
5e Saint-Brieuc - Saint-Étienne

Fondation : 1941
Fondateurs : L'abbé LE COAT & cheftaine Bourget
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Chef(s) actuel(s) :
Coordonnées
Adresse : Saint-Brieuc
Téléphone :
E-mail :
[mailto: ]
Site web :
https://sites.google.com/site/5emesaintbrieuc/

48° 31' 10.56" N, 2° 45' 57.60" W




Le groupe Saint-Etienne de la ville de Saint-Brieuc est un groupe de l'Association des guides et scouts d'Europe, originaire des Scouts de France.

Histoire

Le groupe a été créé au sein d'une manécanterie en 1941, il a ensuite rejoint l'association des scouts d'Europe en 1971.'
Le texte ci-dessous raconte la création et les premières années de ce groupe scout manécante, il est issus d'un petit journal qui s'appelait " la voix de la Cathédrale".


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Fondation de la manécanterie

Abbé Le Coat, fondateur de la troupe

La manécanterie des petits chanteurs de la cathédrale fut fondée en 1934 par monsieur l'abbé Métayer alors maître de chapelle. En 1936, un essai de scoutisme est entrepris. la première promesse à alors lieu le 5 avril 1936. La Mané porte alors le nom de 3e Saint-Brieuc - troupe Beaumanoir. En septembre 1938, changement de directeur, monsieur l'abbé Métayer, étant donné son état de santé, quitte la Mané et est remplacé par l'abbé Le Coat qui tâtonne pendant un an pour savoir quelle direction il doit donner à la manécanterie. Le scoutisme semble être le meilleur moyen de formation. Le 28 août 1939, au camp de l'Anse Cochat qui n'était pas un véritable camp scout, le directeur est mobilisé. Les enfants sont un peu laissés à eux-mêmes d'août 1939 à août 1940. Le directeur revient le 23 août 1940. Reprise des activités.

La manécanterie pendant l'occupation

Le 23 août 1940, après la démobilisation du directeur, les activités reprennent. Il faut alors trouver une méthode d'éducation cadrant avec la manécanterie. Le scoutisme est adopté. Or le scoutisme est interdit par les allemands; raison de plus pour l'introduire à la Manécanterie. En octobre 1940, un embryon de troupe est fondé. La Mané fait sa B.A. de Noël en chantant à l’hôpital pour les prisonniers malades...

En mars 1941, la fondation de la meute des louveteaux est envisagée. La question des petits devenait angoissante... Un jour, on annonce au Directeur, qui depuis décembre cherchait une cheftaine... qu'une cheftaine de louveteaux venant d'Amiens voulait reprendre du service. Ceci se passait vers la mi-mars 1941. Après entente entre le directeur de la Mané et la cheftaine qui n'est autre que cheftaine Bourget, la première réunion de Meute a lieu le 3 avril 1941. Seule pendant cinq mois, Cheftaine Bourget a fait marcher sa meute. Une assistante faisait de courtes apparitions de temps en temps. Les réunions avaient lieu régulièrement chaque jeudi et le dimanche la cheftaine formait des sizeniers et seconds et passait des épreuves.

De son coté, la troupe se réunissait régulièrement chaque jeudi au local, en plein milieu des Allemands, à la Duguesclin, rue Saint-Benoit. Plusieurs fois, ceux-ci ont pénétré dans le local, volant outils de menuiserie et tout ce qu'ils trouvaient, mettant tout en désordre et brisant tout. Les scouts se remettaient à l'ouvrage, essayant de récupérer chez l'ennemi ce que celui-ci avait pu leur voler. À chaque réunion et avant chaque sortie, les honneurs étaient rendus au drapeau français.

L’aumônier et les chefs, voulant donner à leurs garçons une formation sérieuse, imaginèrent de partir cantonner aux vacances de Pâques à l'anse Cochat en Plouha, baptisée depuis Plage Bonaparte. Que de souvenirs ! En août 1939, n'avions nous pas trouvé dans ce nid d'aigle et ses alentours notre vocation scoute ? Le 17 avril, nous eûmes notre dernière veillée de prières. Quelle ne fut pas notre stupeur quelques minutes après, alors que les garçons venaient de s'étendre sur les paillasses, de voir apparaître trois allemands casqués et armés, se demandant si, de ce coin perdu, des petits Français n'avaient pas l'audace de s'embarquer pour l'Angleterre... Les présentations furent rapides, les échanges d'idées aussi, et bientôt les allemands  disparurent dans la nuit. Le lendemain, dans l'après-midi, nous avions nos promesses scoutes. Nous avons eu l'audace de déployer sur la plage le drapeau français et c'est sur les trois couleurs, à défaut d'étendard, que les quatre premiers scouts de la Mané ont promis sur leur honneur de servir fidèlement Dieu, l’Église et la patrie, d'aider leur prochain en toutes circonstances et d'observer la loi scoute.

Le lendemain, à 1h30 du matin, les Allemand revenaient. Ils interrogèrent l’aumônier et les chefs pendant une demi heure et ne repartirent que quand l’aumônier eut réussi à les persuader qu'ils avaient affaire au curé de la cathédrale. Le lendemain 19, nous reprenions le chemin de Saint-Brieuc chantant notre joie scoute au grand scandale de certains esprits mornes et tristes ne comprenant pas que nous puissions chanter notre espoir en la résurrection de la France. La Mané avait pris son essor.

Pendant l'occupation, la Mané a eu trois grands camps de quinze jours :

  • 1941 : à Coat-an-Doc'h, chez les pères Salésiens de Don Bosco
  • 1942 : dans la forêt de Coat-an-Noz, en Belle-Isle en Terre
  • 1943 : à Rohé, dans la forêt de Boquen près de Collinée

Pendant ces jours de camps sous la tente, et malgré toutes les interdictions, les honneurs étaient rendus chaque matin et chaque soir au drapeau français qui flottait durant la journée sur notre camp. De plus, les scouts ont eu trois petits camps de formation et les louveteaux deux. Du 3 avril 1941 (date de la formation de la Meute), au 6 août 1944 (date de la libération de Saint-Brieuc), il y eu quarante promesses de louveteaux (onze cérémonies). Depuis octobre 1940 (date de la formation de la troupe), jusqu'au 6 août 1944, nous comptons quarante-six promesses scoutes (huit cérémonies).

En plus du service paroissial et du service capitulaire qui sont assurés par les Manécantes, la Manécanterie a contribué à soulager bien des misères depuis la guerre. Du 22 novembre 1941 au 6 août 1944, elle a donné à Saint-Brieuc et dans les différentes paroisses de diocèse :

  • quinze concerts au profit des prisonniers et des STO
  • six pour les arbres de Noël
  • trois pour les malades de l’hôpital
  • trois pour l'enfance malheureuse, les œuvres de jeunesse ou les conférences de Saint Vincent de Paul;
  • une dizaine d'autres auditions pour différentes œuvres, et, cela, malgré la Gestapo, et les difficultés de transports

Aussi, le lundi 7 août, au lendemain de la libération de Saint-Brieuc, la Mané au grand complet, en uniforme scout, quitte le manoir pour se rendre place de la Préfecture où se trouvait une foule enthousiaste et sympathisante. Un immense drapeau français est hissé au haut de la cathédrale, la Marseillaise à quatre voix mixtes préparée depuis plus d'un mois en plein milieu des allemands, éclate vibrante. A ces chers enfants revenait cet honneur. Ils l'ont fait bien simplement, suivant le cérémonial des scouts. La population de Saint-Brieuc en conservera longtemps le souvenir.

Après-guerre

  • 1947 : le groupe a participé au Jamboree de la paix de 1947, où la troupe et la meute, qui était présente, ont chanté pour la clôture de cet événement exceptionnel.
  • 1949 : le foulard vert

Le groupe participe à un congrès de chanteurs à Rome, il profite de cette occasion pour se recueillir sur la tombe d'un officier mort durant la campagne d'Italie et père d'un louveteau présent. Ils rencontrent alors un chef scout romain qui s'engage à venir avec ses scouts fleurir la tombe régulièrement, pour rendre service. En mémoire de cette BA, tous les ans au camp, le louveteau ayant fait le plus d'efforts la veille se voit remettre un foulard vert, identique à celui que portait ce chef scout romain.

Au sein de l'AGSE

  • 1971 : passage aux scouts d Europe
  • 1984 : participation à l’Eurojam
  • 1985, la troupe campe à Braspart
  • 1986, la troupe campe à Angers
  • 1987, la troupe campe à Soubise
  • 1988, la troupe campe à Brantome
  • 1989, la troupe campe à côté de Vannes
  • 1990, Hervé, le chef de troupe passe son Mac-Laren, la troupe participe alors au camp organisé en Ecosse pour les 20 ans de cette formation. Les patrouilles présentent et obtiennent le « cap 90 », et font parties des premières patrouilles cimes.


  • 1999, la troupe est sélectionnée pour le grand jeu national éclaireur et obtient avec brio la 7e place sur une trentaine de troupe. Elle ira à la suite du grand jeu camper en Dordogne.
  • 2000, la troupe devient la 5e troupe cime de France. La troupe effectue son camp en Bourgogne.
  • 2001, camp en Bretagne.
  • 2002, la troupe participe au camp Zodiac à Cholet et obtient de nombreuses victoires écrasantes à la sioule contre toute les troupes de France qui osent l'affronter ; la patrouille du Guépard remporte le grand jeu.
  • 2003, Dordogne : la 5e obtient la 3e place de la sélection de Bretagne pour l' EuroJam, mais a laissé sa place à la troupe de St Malo, préférant un camp de troupe en Dordogne.
  • 2004, le grand camp se déroule en Auvergne,
  • 2005, parc Soubise en Vendée,
  • 2006, Kermenguy dans le Finistère
  • 2007, Camembert en Normandie.
  • 2008, la 5e se lance un défi technique et réalise un camp d'été lacustre près de Châteauroux.
  • 2009, sud de l'Irlande.
  • 2010, la troupe participe une nouvelle fois au grand jeu national éclaireur et classe deux de ses patrouilles (le Guépard et le Castor) à la première et à la deuxième place sur 374 (l'Aigle 19e) !
  • 2011, lac de Guerlédan
  • 2012, Ploudaniel
  • 2013, La Lucerne
  • 2016, Finistère
  • 2017, Dordogne