Fédération du scoutisme français

De Scoutopedia
(Redirigé depuis SF)
Aller à : navigation, rechercher
Fédération du Scoutisme Français

Fédération du Scoutisme Français


Fondation : 1941
Disparition : {{{disparition}}}
Fondateurs : FFE, GDF, EDF, EIF, EUF, SDF.
Président : Michel Payen
Commissaire général : {{{commissaire}}}
Commissaire Général Scout: {{{commissairescout}}}
Commissaire Générale Guide: {{{commissaireguide}}}
Siège : 65, rue de la Glacière, 75013 Paris
Site web : http://www.scoutisme-francais.org
E-mail : {{{mail}}}
Effectifs : {{{effectif total}}} membres.
Effectifs : ~ 86 924 jeunes.
~ 23 878 responsables.

Organisation mondiale du mouvement scout Organisation mondiale du mouvement scout
Association mondiale des guides et des éclaireuses Association mondiale des guides et des éclaireuses

Le Scoutisme Français fédère cinq mouvements de scoutisme. Cette fédération est membre fondateur de l'Organisation mondiale du mouvement Scout (OMMS) et de l'Association Mondiale des Guides et Eclaireuses (AMGE). ‎

Le Scoutisme Français : le défi de la diversité française

Cinq mouvements appartiennent à la fédération Le Scoutisme Français :

Insigne du SF pour le centenaire du scoutisme
.

Le Scoutisme Français rassemble plus de 111 000 jeunes et responsables autour d’une proposition éducative porteuse de valeurs citoyennes, solidaires et spirituelles. En tant qu’associations de jeunesse et d’éducation populaire, ces mouvements sont agréés par le Ministère de la Jeunesse et des Sports, et les EEDF, EEUdF, EEIF et SGDF sont reconnus d’utilité publique.

Ces cinq associations se veulent réellement représentatives de la société nationale, tant par leurs origines que par les valeurs qu’elles transmettent. Elles s'enracinent dans une histoire commune, notamment une solidarité forgée dans la lutte contre l'occupant lors de la seconde guerre mondiale (à l'exception des SMF, fondés plus tard).

Néanmoins, la progression de l'effectif des mouvements non membres du SF (environ 40% en 2007), les tensions internes liées aux différences pédagogiques mais aussi idéologiques et son activité réduite mettent en cause sa légitimité. Une réflexion discrète s'est engagée en 2008 pour définir les conditions du dialogue à ouvrir avec d'autres mouvements scouts, et notamment avec les quatre autres mouvements de scoutisme agréés par les pouvoirs publics. La déclaration du 24 mai 2012 officialise cette démarche.

Préambule : aux sources du scoutisme français (avant 1914)

Nicolas Benoit, le découvreur français du scoutisme

Henri Viaux, dans son livre intitulé "Aux sources du scoutisme français" (Éditions du Scorpion, 1961), donne des précisions sur l'enquête menée par le lieutenant de vaisseau Nicolas Benoit en Grande-Bretagne, action qui montre que Benoit a été avec Georges Bertier et Pierre de Coubertin l’un des promoteurs du Scoutisme en France.

1911 - Les premiers Éclaireurs Français

De par sa notoriété, Pierre de Coubertin, rénovateur des Jeux Olympiques modernes, a aussi joué un rôle considérable dans l'introduction du scoutisme dans notre pays qu'il considère comme un moyen de régénération de la jeunesse au même titre que le sport. De grandes associations comme le Touring Club de France appuient ce projet commun qui s'insère dans l'ambiance patriotique de l'époque. Henri Viaux raconte l'unité initiale du scoutisme de France, une unité qui sera de bien courte durée (ndlr : 5 jours !) avant que l'œuvre n'éclate en trois associations :

La désunion provenait moins de questions liés à laïcité comme on le croit souvent que du désir différent des Éclaireurs de France (EDF) et des Éclaireurs Français (EF) de se démarquer plus ou moins fortement du scoutisme anglais, et le choix fait par les Éclaireurs Unionistes (EU) de puiser leurs sources directement dans l'Évangile. Mais les EUF n'en resteront pas moins d’excellents partenaires des EDF, notamment à partir de 1923 avec les camps-écoles communs aux chefs EDF et EU encadrés en commun ou à tour de rôle à Cappy et une revue commune.

Mort de Nicolas Benoit et Maximilien Bayer

Né le 15 octobre 1875, Nicolas Benoit est tué au combat le 17 décembre 1914 sur l'Yser, à Nieuport-Steenstraete (Belgique).

Triste hasard des guerres, le 25 octobre 1917 à Nomeny (Meurthe et Moselle), un officier allemand commandant le 259e régiment d'infanterie allemande est tué au combat. C'est Maximilian Bayer, premier président dès 1911 de la Deutsche Pfadfinderbund et l'un des fondateurs du scoutisme en Allemagne.

Les allemands ont tué l'un des fondateurs du scoutisme en France, et vice-versa.

L'organisation des scouts en France : les premières années (de 1920 à 1939)

Les réalités culturelles et religieuses françaises n'ont pas permis la création d'un mouvement scout unifié comme dans la plupart des pays de tradition anglo-saxonne. Entre 1911 et 1923, sept associations scoutes se créent en France :

1909 - Les premières "girl scouts" britanniques

Tandis que les associations scoutes masculines se forment selon des clivages religieux, la FFE va constituer un mouvement extrêmement original avec ses trois sections neutre, israélite et unioniste (protestant). La FFE est ainsi plus fidèle au modèle britannique d’association unique ouverte à toutes les tendances de la société que les mouvements scouts masculins. Ce mouvement reste une expérience unique dans le paysage associatif français et un témoignage que d’autres chemins sont possibles.

L'ouverture d'esprit de la FFE et la prise en compte des réalités communautaires permet par exemple aux éclaireuses israélites d'être acceptées dès 1928 au sein de la FFE et créer la section "I" (Israélite), tout en étant membres des EIF, partageant groupes locaux et formations.


Importance de la formation scoute

1921 - B-P accueilli au camp de La Croix Saint-Ouen

Sous impulsion du CARD le premier camp de formation scoute est organisé en France en 1921 à La Croix St Ouen sur les bords de l'Oise en forêt de Compiègne. On y rencontre ensemble les chefs des EDF et des EUF, mais aussi le Père Jacques Sevin, un des fondateurs des SDF. Ce premier camp reçoit la visite de Baden-Powell, fondateur du scoutisme.

Ce camp de formation est ouvert aux jeunes garçons, scouts ou non, et se propose de les initier au scoutisme. Un premier camp regroupe du 30 juillet au 6 août des chefs des trois mouvements pour mieux faire connaissance et préparer ensemble les trois camps de formation qui suivent : du 8 au 18 août pour les Éclaireurs Unionistes, du 20 au 30 août pour les Éclaireurs de France, et du 1er au 10 septembre pour les Scouts de France.

Le camp de La Croix Saint-Ouen fait apparaître l'importance de la formation des chefs scouts dans le développement du mouvement scout en France. Cette priorité à la formation scoute se traduit par la création de deux centres de formation scoute dès 1923 : Cappy (Oise) pour les EDF, EUF, puis EIF, et Chamarande (Essonne) pour les SDF. En 1933, les EIF auront leur propre centre de formation à la Chapelle-en-Serval (Oise).


Création de l'Internationale scoute

1922 - Congrès scout mondial de Paris

En 1922, le congrès scout mondial organisé à l'initiative de Baden-Powell à la Sorbonne à Paris fonde les bases de ce qui deviendra plus tard l'Organisation Mondiale du Mouvement Scout (OMMS) : une organisation mondiale de jeunesse œuvrant pour la Paix et la Fraternité entre les hommes après les horreurs de la Première Guerre Mondiale, aux idéaux proches de ceux de la Société des Nations. Les scouts français participent activement aux jamborees, grands rendez-vous de cette internationale pacifique et joyeuse de la jeunesse.

Deux organismes de concertation sont alors créés en 1923 pour assurer une représentation commune des scouts français au sein du scoutisme mondial :

  • le Bureau Inter-Fédéral (BIF) - pour le scoutisme masculin - regroupe les Éclaireurs de France (EDF), Éclaireurs unionistes (EUF) et Scouts de France (SDF) ;
  • le Comité de Liaison - pour le scoutisme féminin - regroupe la Fédération Française des Éclaireuses (FFE) et les Guides de France (GDF).

En 1939, les Éclaireurs Israélites de France sont officiellement admis au sein du Bureau Inter-Fédéral du scoutisme (BIF), après avoir été refusés par deux fois : en 1928 et 1937, à la différence des éclaireuses israélites accueillies dès 1928 au sein de la Fédération Française des Éclaireuses (FFE).

Le Scoutisme Français : les années noires (de 1940 à 1945)

Création de la fédération Le Scoutisme Français

Après la défaite militaire du printemps 1940, le Bureau Inter-Fédéral du scoutisme (BIF) réunit le 5 août 1940 à Vichy les directions des différents mouvements pour étudier les conditions d'un rapprochement des associations scoutes sur la base de l’équivalence des formations de cadres et des pratiques pédagogiques, chaque association conservant sa ligne spirituelle.

Historiquement, les relations entre EDF et SDF étaient difficiles en raison d'une différence d'approche du fait religieux ; pour les SDF en effet, le scoutisme ne pouvait être que religieux. Mais les conditions nationales de 1940 obligent les mouvements à plus d'entraide et de solidarités au service de la jeunesse de France, et un camp de chefs est prévu en septembre 1940 pour travailler à la création du Scoutisme Français. Ce camp de chefs se déroule au château de l'Oradou près de Clermont-Ferrand du 24 au 26 septembre 1940. La Charte de l'Oradou définit les rapports entre les associations. Le dépôt des statuts de la fédération "Le Scoutisme Français" est effectué le 24 décembre 1940 à la sous-préfecture de La Palisse.

C'est aussi l'époque du scoutisme de catastrophe.

Dissolution des Éclaireurs Israélites de France

1940 - Maison d'enfants EIF

Par une loi du 29 novembre 1941 du gouvernement de Vichy, le mouvement des Éclaireurs Israélites de France est dissout comme toutes les organisations juives non cultuelles. Le président du Scoutisme Français, le général Joseph Lafont, obtient des autorités de Vichy que les EIF, bien que ne faisant plus officiellement partie du Scoutisme Français, puissent continuer leurs activités scoutes sous le contrôle du Scoutisme Français.

Le 5 janvier 1943, par un simple courrier adressé au directeur de l'UGIF, Louis Darquier de Pellepoix, Commissaire général aux questions juives, ordonne "d'assurer une dissolution effective et immédiate des EIF et d'interdire leur regroupement sous une forme quelconque" (souligné dans le document original). Cette dissolution ne fait qu’accélérer le passage de ce mouvement à la clandestinité.

Le Scoutisme Français et l'État français

Pétain en voyage officiel à Montauban le 7 novembre 1940.

L’État Français entend faire du Scoutisme un pilier de sa politique de jeunesse. Cette intégration accorde au Scoutisme une audience et des moyens inédits. Le Scoutisme Français est le premier mouvement de jeunesse agréé le 24 juillet 1941. Cet agrément sera toutefois retiré en juin 1943.

Fondée sur l’ambivalence du retour à une société d’autorité, elle n’empêche pas un décrochage progressif vis-à-vis du régime, entamé dans la seconde moitié de 1942. Les contacts se nouent courant 1943 avec le Gouvernement provisoire installé à Alger qui possède sa politique éducative.


Le Scoutisme Français et la France Libre

une réception est organisée à Londres par le Commissaire International du SF en l’honneur du Général de Gaulle, Président d’Honneur et de Lady Baden-Powell.

En mars 1943 en Grande-Bretagne est décidé la fusion du Scoutisme Français en Angleterre (les Éclaireurs français de Grande Bretagne créés en 1940 dont le Général de Gaulle est le président d'honneur) avec celui d'Afrique. C'est le Médecin Général Adolphe Sicé, rallié dès 1940 à la France Libre au Cameroun et l'un des artisans du ralliement de la colonie au Général de Gaulle, qui en prend la direction. Adolphe Sicé fait partie du mouvement des éclaireurs unionistes. Un Conseil d'Empire du Scoutisme Français est alors créé à Alger, capitale de la France Libre.

19 juin 1943  : création des Éclaireurs israélites de France pour la région de l'Afrique du Nord, siège à Alger chez M. Moatti, 3, rue Dumont d'Urville[1].

C'est à Alger que le Scoutisme Français écrit la règlementation des activités de jeunesse qui est toujours en vigueur. L'ordonnance du 2 octobre 1943 qui fonde jusqu'à aujourd'hui la base légale des activités des mouvements de jeunesse est en effet largement écrite par Pierre de Chelles, commissaire des Éclaireurs unionistes, nommé en mars 1943 responsable du Scoutisme français pour toute l’Afrique du Nord.

En novembre 1944 et malgré l’hostilité de l’administration, le collège algérien du Scoutisme Français accueille les Scouts Musulmans Algériens en son sein. En mai 1945, cette participation est remise en cause après les massacres de Sétif car les SMA sont accusés d'être complices ; la direction du SF tiendra bon.

A la Libération, le Scoutisme Français est installé comme partenaire du jeune ministère de la Jeunesse et des Sports.

1945 - Défilé de la Saint-Georges sur les Champs-Élysées

Proposition de Loi unique

Dans le but d'unifier le scoutisme des associations, le Scoutisme Français a élaboré un projet de loi unique :

  • Le Scout n'a qu'une parole
  • Le Scout est loyal
  • Le Scout se rend utile à son prochain
  • Le Scout est l'ami de tous et le frère de tout autre scout
  • Le Scout est courtois et chevaleresque
  • Le Scout est bon pour les animaux et respecte les plantes; il voit l’œuvre de Dieu dans la nature
  • Le Scout sait obéir
  • Le Scout sourit dans les difficultés
  • Le Scout est courageux et ne fait rien à moitié
  • Le Scout est propre dans son corps, ses pensées et ses actes

Ce texte ne fut pas accepté par les Scouts de France. Il apparut que son niveau spirituel ne correspondait pas aux buts du scoutisme catholique et qu'il s'écartait de la Loi de Baden-Powell.

Le Scoutisme Français : comment répondre aux défis et enjeux du monde moderne

Les années fédérales

1947 - Jamboree de le Paix à Moisson
1964 - Délégation SF au jamboree de Marathon (Grèce)

A sa création et jusqu'au début des années 1960, le Scoutisme Français joue un rôle dynamique et fédérateur ; les programmes et pratiques scouts des différents mouvements sont très proches, ce qui facilite le travail en commun et permet des échanges fructueux.

En 1947, dans une période de restrictions et grâce à une mobilisation exceptionnelle de tous les acteurs concernés mais aussi de l'État, le Scoutisme Français est ainsi capable d'organiser le Jamboree mondial de 1947 à Moisson, près de Paris, dit "Jamboree de la Paix", qui rassemble des scouts du monde entier après des années de guerre et d'interdictions.

A l'époque, il existe des programmes, pratiques, brevets, des uniformes normalisés par des commissions de branche. Et aussi des unités fédérales et des structures facilitant la pratique en commun de certaines activités comme les Collèges locaux ou les instructeurs nationaux. Il existe ainsi des unités communes (dites fédérales) dans les écoles militaires, dans certains pays lointains ou dans la zone française d'occupation en Allemagne. Le scoutisme aérien est également pratiqué dans le cadre fédéral.

Bien perçu par la grande majorité de la société française les mouvements du Scoutisme Français œuvrent au service de l'enfance défavorisée (handicapés physiques, mentaux et jeunes pré-délinquants, voir Extension). Dès 1947, des sessions de formations de chefs inter-mouvements ont lieu sur ce thème à Marly-le-Roi. Jusqu'au début des années 1960, le Scoutisme Français organise à Paris les conférences du Méridien à l'initiative d'Henri Joubrel, commissaire EDF à l'enfance défavorisée.

En Algérie, le 20 novembre 1954 (trois semaines après le début de la guerre d'Algérie), une lettre ouverte au gouverneur général d'Algérie signée par le Scoutisme Français en Algérie et 15 autres mouvements de jeunesse locaux critique la situation d'oppression. Bien que rédigée en termes modérés cette lettre fera un véritable scandale.

Tradition, évolution, révolution : les choix des associations

1973 - Rassemblement des cadres SDF et GDF à La Trivalle

Les rénovations pédagogiques initiées dans les années 1960-1970, non concertées entre les différents mouvements scouts, entraînent un repli sur les programmes et pratiques des associations au détriment d'une pratique fédérale, commune et partageable. C'est notamment le choix de la co-éducation et la création de propositions pédagogiques spécifiques aux adolescents. L'année 1964 marque ainsi le début d'une dissociation mais aussi d'une recomposition. Tous les aspects juridiques, administratifs, pédagogiques sont concernés.

La Fédération française de éclaireuses (FFE) s'auto-dissout en 1964,sa section neutre rejoint les EDF pour créer les EEDF, la section israélite rejoint les EIF en 1969 pour créer les EEIF et la section unioniste (protestante) se fédère en 1970 avec les EUF pour créer la FEEUF. En 2004, les Scouts de France et les Guides de France fusionnent dans un même mouvement : les Scouts et Guides de France (SGDF).

Ces innovations pédagogiques ne sont pas acceptées par certains ; des mouvements scouts se développent qui entendent rester fidèles à la méthode scoute d'origine : distinction éducative et matérielle des unités de filles et de garçons, maintien d'une branche "éclaireur" unitaire visant à favoriser l'autonomie et la vie d'équipes de jeunes âgés de 12 à 17 ans.

Il est intéressant de souligner que dans d'autres pays (notamment chez les scouts américains), ces différentes propositions pédagogiques cohabitent et se complètent, enrichissant l'offre faite aux jeunes et à leurs familles par le mouvement scout.

Le Scoutisme Français : évolution et actualité

Création des Scouts Musulmans de France

9 février 1991 - Signature du partenariat entre les Scouts de France et les Scouts Musulmans de France

Le 9 février 1991, en pleine guerre du Golfe, les Scouts de France et les Scouts Musulmans de France, sous l’impulsion du Cheïkh Khaled Bentounés, signent un protocole de partenariat en présence des représentants des régions arabe et européenne de l’OMMS. En février 1992, le Scoutisme Français accueille les Scouts Musulmans de France comme membres associés, puis comme membres à part entière le 1er janvier 1994, ce qui permet aux SMF d'être membres à la fois de l’OMMS et de l’AMGE. Le 10 août 1992, les Scouts Musulmans de France ont obtenu leur agrément en tant qu'association nationale de jeunesse et d’éducation populaire. Les SMF tirent leur origine des réflexions et pratiques d’animation et de formation de la jeunesse de culture musulmane par des croyants, engagés dans une action éducative.

Aujourd'hui

Le Scoutisme Français participe aux programmes et activités de l'OMMS et de l'AMGE.

Le Scoutisme fédéral a évolué depuis les années 1950 et ne réunit plus les jeunes dans des actions, camps ou unités spécifiques. Aujourd'hui, une association peut inviter les autres associations membres du SF à participer à l'un de ses projets ou programmes sans créer de structures particulières. Une action fédérale ne réunit pas obligatoirement l'ensemble des membres du SF mais seulement celles intéressés par le projet ou le programme proposé (exemples : commission marine, brevet scouts du monde, ...).

La fédération du Scoutisme français met aujourd'hui l'accent sur la valorisation et la protection réglementaire du périmètre éducatif des pratiques de scoutisme. Elle est partenaire de l'administration française en matière d'élaboration des formations et des règlementations des camps et activités de scoutisme. Depuis 2012, la Fédération du Scoutisme Français incite les groupes des différentes associations qui la composent à se rencontrer, notamment grâce à une carte détaillée des groupes du Scoutisme Français et à la démarche Vis mon camp (échanges de jeunes sur une journée pendant les camps d'été).

La fédération a par ailleurs accepté la création de la Commission nationale du scoutisme marin qui réunit les associations scoutes ayant une proposition de scoutisme marin, qu'elles soient membres ou non du Scoutisme Français.

Lors de l'année du centenaire du scoutisme en 2007, une réflexion s'est engagée entre les membres de la fédération pour actualiser les statuts et pratiques afin de prendre en compte les réalités du scoutisme en France et définir le périmètre d'un éventuel dialogue à ouvrir avec d'autres mouvements scouts, et notamment avec les quatre autres mouvements de scoutisme agréés par les pouvoirs publics, à savoir l'association des guides et scouts d'Europe (AGSE), les éclaireurs neutres de France (ENF), la fédération des éclaireuses et éclaireurs (FEE) et les scouts unitaires de France (SUF).

La Déclaration du 24 mai 2012 parait marquer un pas timide vers cette ouverture tandis que la fédération étudie également l'accueil d'une association bouddhiste.

Fonctionnement du Scoutisme français en 2010

Plusieurs instances font aujourd'hui vivre le Scoutisme français :

L'Assemblée Générale

D'après les statuts elle comprend 5 délégations de 10 personnes de chacune des 5 associations-membre mais une seule personne par délégation est porteuse du mandat, ce qui permet de respecter le principe une association/une voix. Le CA se réunit annuellement.

Le Conseil d'administration

Composés de membres élus.

Le Conseil national

Composé des Délégués généraux et Commissaires généraux des cinq mouvements membres.

Les Commissions

Les Commissions sont des groupes de travail opérationnels composés de membres nommés par les différentes associations. La présidence de ces commissions est tournante tous les trois ans entre les associations.

  • Commission des Relations Internationales des Associations Membres de l'OMMS (CRIAMO). Cette commission est en charge du lien avec l'Organisation mondiale du mouvement scout.
  • Commission des Relations Internationales des Associations Membres de l'AMGE (CRIAMA). Cette commission est en charge du lien avec l'Association mondiale des guides et éclaireuses.
  • Commission des Relations Internationales des Associations Membres de l'OMMS et de l'AMGE (CRIAMIXTE). Cette commission est en charge du lien avec les deux organisations mondiales. Depuis la création des Scouts et Guides de France, tous les membres du SF font partie de l'OMMS et de l'AMGE. La CRIAMO et la CRIAMA ont donc peu de réunions séparées.
  • Commission Formation (COFO). A l'origine concernée uniquement par la question de la cohérence des parcours de formation, cette Commission est aujourd'hui également en charge du lien avec le ministère en charge de la Jeunesse, notamment sur l'évolution des questions réglementaires.

Plan local

Les collèges du Scoutisme Français sont des regroupements des responsables des associations sur le plan régional ou départemental, dans le but d’échanger sur les pratiques du scoutisme, de mutualiser des moyens, de se rapprocher des services déconcentrés de l’Etat et des collectivités locales.

Liens internes


Liens externes



Scoutisme Français Cet article fait partie de la série
Scoutisme Français
Scoutisme Français
Président : Michel Payen (SGDF)
Commissaire : (aucun)
Commissaire2 : (aucun)
Tranches d'âge : {{{branches}}}
Organes : Collèges • Conseil d'administration • Conseil national • Commissions : CRIAMO, CRIAMA, CRIAMIXTE, COFO
Évènements : {{{évènements}}}
Centres : {{{centres}}}
Publications : {{{publications}}}
Histoire : Charte de l'OradouDéclaration du 24 mai 2012
Associations adhérentes : {{{adhérents}}}
Personnalités : PrésidentsAutres personnalités...
Insignes : AppartenanceProgressionPromesseResponsabilité


Mouvements scouts Les mouvements de scoutisme en France Drapeau français
Mouvements agréés par l'État :
Le scoutisme français :
Éclaireuses et éclaireurs de FranceÉclaireuses et éclaireurs unionistes de FranceScouts et guides de FranceÉclaireuses et éclaireurs israélites de FranceScouts musulmans de France

Conférence française de scoutisme :
Éclaireurs neutres de France (Adhérents : Riaumont · Europa · St Louis) • Fédération des éclaireuses et éclaireursAssociation des guides et scouts d'Europe

Indépendant : Scouts unitaires de France

Mouvements non agréés par l'État :
Catholiques : Scouts de DoranScouts Godefroy de BouillonFédération ordre scoutScouts de ClusesScouts Saint BenoîtÉcuyers de St MichelScoutisme pour tous

Protestants : Éclaireurs évangéliques de FrancePorteurs de FlambeauxFlambeaux et Claires FlammesJeunesse AdventisteRoyal ranger

Autres : Éclaireurs neutres européensRandscouts

Autres petits mouvementsgroupes indépendants

Notes et références

  1. Annonce parue dans l'édition du 1er juillet 1943 du Journal officiel de la République française qui parait à ce moment à Alger.