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Patrouille libre

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Une patrouille libre (ou PL) est une patrouille entièrement autonome et détachée de toute unité locale. Cependant, une patrouille libre n’est pas laissée à elle-même, mais placée sous l’autorité d’un permanent du mouvement, dans le cas du réseau national, ou d’un chef bénévole mais éloigné dans le cas de certains réseaux locaux (assez rares).

Patrouille libre du Chamois au camp 2005 du Réseau de l'Araignée.

Histoire

"Patrouilles libres", de Michel Menu

En France, l'idée de patrouilles libres est apparue à la fin des années 1940 sur une idée d'Eugène Dary remontant à juillet 1944 qui relançait l'idée de patrouille isolée des débuts du scoutisme.

Le lancement des Raiders-Scouts par Michel Menu chez les Scouts de France permet de multiplier ces projets. En effet, pour devenir Raiders, les candidats à l'investiture devaient obtenir le badge "Missionnaire" qui devait les encourager à répandre l'Évangile et le scoutisme autour d'eux.

Une fois le candidat investi "raider", après une année de Chef de Patrouille au sein d'une troupe raider, le Chef de Troupe lui lançait un dernier défi : partir créer sa propre patrouille hors de la Troupe, dans un village des environs avec les jeunes du coin ! C'était le dernier acte de bravoure du vrai raider avant sa montée au Clan.

Pris dans l'enthousiasme général, des centaines de patrouilles se sont ainsi fondées dans les quatre coins de France et ont largement contribué à la hausse historique des effectifs des SDF de 1951 à 1963 : elles étaient autonomes grâce à l'expérience du CP, souvent un raider qui organisait seul son année. Ces patrouilles s'auto-géraient, avec l'appui matériel d'une troupe voisine : on les appela les patrouilles libres.

Toutes les PL n'avaient pas des raiders à leur tête (ce n'était pas une obligation) : certaines ont été créées par des bandes de copains dont l'un des membres avait été scout, par exemple. La combinaison raider et patrouille libre permit au scoutisme de se répandre dans des milieux plus populaires et/ou plus ruraux mais échoua dans les grands ensembles.

Les scouts des patrouilles libres SDF portaient tous un foulard noir, couleur des corsaires, des flibustiers scouts comme aimait le rappeler Michel Menu. Ce Foulard noir fut très vite connu et reconnu : les patrouilles libres étaient de qualité grâce notamment à un esprit de bande très développé. Des camps nationaux eurent lieu dans les années 1950 et permirent de regrouper les patrouilles libres ne pouvant partir en camp ou se rattacher à une troupe structurée.

En 1954, le camp de Combrit rassembla 1000 foulards noirs. Plusieurs patrouilles libres sur une région formaient un "réseau" qui se réunissait pour partir en camp.

Les Éclaireurs de France (EDF) connurent une initiative analogue, les foulards verts[1]. Il y eut aussi le réseau Bayard et les patrouilles isolées des Éclaireurs unionistes, les cravates vertes des Guides de France (lancées à partir de 1954, les équipes libres des GDF sont plus de 400 en 1960[2]) et les clans libres de la Fédération française des éclaireuses (FFE). Voir aussi : Lone Scout.

Réseaux actuels

Un réseau relie, au plan local ou national, les PL d'une région ou d'un mouvement. Un responsable spécialisé à la charge de les suivre.

Ainsi, l'AGSE a le Réseau de l'Araignée et l' Alauda qui regroupent toutes les patrouilles libres de France (respectivement éclaireurs et guides). Chez les SUF, la notion de patrouilles libres existe également, elles sont reliées et animées par le "Détonateur patrouille libre". En 2012, il y a 18 patrouilles libres référencées.

Fonctionnement d'un réseau

De façon pratique la désignation d'un adulte, tuteur ou référent géographiquement proche de la PL en formation est indispensable. Celui-ci, à la création d'une patrouille libre, prend contact avec le mouvement et "suit" le petit groupe au démarrage

Exemple de l'AGSE : Le fonctionnement est nécessairement adapté mais c'est le Chef de réseau de l'Araignée qui est le CT et est donc l'interlocuteur privilégié du CP. Celui-ci fait le point de la progression de chaque scout avec le Chef de l'Araignée comme avec un C.T. Une grille de programme avec objectifs à suivre est donnée fournie au CP. les activités de patrouille sont préparées en détail par le CP qui tient le Chef de réseau informé. Celui-ci peut intervenir et recadrer si nécessaire. Après l'activité, le CP lui en envoie le compte rendu. La distance géographique impose d'être plus carré en terme de préparation, d'anticipation, etc.

Organisé par le réseau, il y a un camp de Haute-patrouille (HP) à la Toussaint, un camp en février, puis les camps de Pâques et d'été pour la patrouille. La progression Cime est ouverte aux PL dans le cadre de l'Araignée.

Ce type de fonctionnement est indispensable pour éviter le « départ en vrille » d'un CP ou d'une patrouille.

Pour l'aspect pratique voir : Création d'une patrouille libre

Voir aussi

Liens externes


Notes et références


  1. Voir notamment la Bibliothèque de travail (BT) n°391, 22 janvier 1958.
  2. Jean Peyrade dans Scouts et guides de France, éditions Fayard, 1961. Page 155.
  • [1] Le site officiel des patrouilles libres - AGSE - Réseau Araignée