Monique Maunoury
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| 12 octobre 1915 · 29 octobre 1975 | ||
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Monique Manoury née le 12 octobre 1915 à Orléans est petite fille du Maréchal de France Maunoury. Cheftaine (elle prononcera sa promesse le 18 avril 1936[1]) elle emmène en 1940 ses louveteaux jouer sur les forfis de Paris.
A la suite de la dissolution de sa meute, elle monte à Ivry un petit patronage. Très rapidement elle entre en contact avec l'équipe de la Mission ouvrière de Paris et avec le groupe de Madeleine Delbrel. Toutefois, sa vocation ne la porte pas directement vers la classe ouvrière, mais vers les enfants de la "zone", ce dédale de baraques faites de bric et de broc où vivent gitans, ferrailleurs et chiffonniers. A la demande de l'un d'entre eux, elle décide de tout quitter pour s'y installer en pleine guerre, en juin 1943. Bientôt la rejoignent d'autres jeunes femmes issues de la JOC et du guidisme. Baptisée paix et Joie, leur baraque devient un havre où viennent se réfugier des enfants comme des adultes à la recherche d'une nouvelle famille.
Mais les conditions de vie dans la zone sont si dures, la précarité si usante, qu'en 1952, privée du soutien du cardinal Suhard qui vient de disparaître, son équipe se disperse. Monique M. doit travailler en usine pour nourrir les enfants dont elle a désormais seule la charge. Elle traverse alors une nuit morale et spirituelle dont elle ne sortira qu'avec l'aide des Petits Frères de Jésus ; tout en restant laïque, elle s'inscrit dans le sillage de Charles de Foucauld et de sa spiritualité de l'abandon. Elue déléguée CFDT par ses camarades d'usine, elle est licenciée pour son activité et meurt prématurément le 29 octobre 1975 à Ivry surseine, entourée de tous ceux qui étaient devenus les siens. C'est une figure exemplaire du christianisme dans le Quart-Monde.
Notes et références
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