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Couteau

De Scoutopedia
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Le couteau est l'un des outils les plus utilisés chez les scouts, pour son côté pratique et polyvalent, ainsi que pour son faible coût.

Fabrication

L’acier

L’acier est un alliage constitué (au moins) de fer et de carbone. Le carbone rend l'acier plus facile à travailler et plus solide. Lorsqu’elle est nouvelle, une lame en acier a généralement un fini brillant qui ne tardera pas à se ternir. Le ternissement n’affecte d’aucune façon la lame, ni les taches qui recouvrent souvent le métal.

La lame d'acier est facile à affûter et son tranchant ne s’émousse pas aisément.

L’acier inoxydable

La lame d’acier inoxydable est plus difficile à affûter et plus cassante que celle d’acier conventionnel. Les tout derniers couteaux en acier inoxydable sont toutefois moins difficiles à aiguiser, et moins fragiles que ceux en acier conventionnel.

La trempe

Tremper l’acier signifie chauffer le métal et le refroidir rapidement afin d’obtenir certaines qualités. Un des indices de qualité d’un couteau est déterminé par le degré de trempe de l’acier. S’il est trop mou, la lame s’affûte facilement, mais son tranchant s’émousse rapidement. S’il est trop dur, il résistera aux pierres d’affûtage et sera peut-être même cassant au point de s’ébrécher facilement.

L’émoulage

Lame évidée

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Une lame évidée à plein ressemble à une aiguille très fine n’ayant presque pas d’embase, donc trop fragile pour l’usage que fait un campeur de son couteau.

Lame semi-évidée

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Une lame semi-évidée perd pendant l’émoulage une partie de son embase, il en reste suffisamment pour stabiliser le tranchant lorsqu’il est soumis à des pressions excessives.

Lames “pleines”

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Les lames “pleines” , moulues à plat, se terminent en pointe et sont généralement plus lourdes et plus robustes que les lames évidées ou semi-évidées. Elles résistent même aux traitements les plus abusifs. Toutefois, leur affilage étant plus difficile (il faut toujours maintenir l’angle de l’émoulage original), elles ne conviennent pas tellement aux travaux délicats qui exigent une certaine précision.

La lame

Différents types de couteaux

Il est très difficile de manier habilement un couteau à lame large et à poignée pesante lorsque le travail exige un doigté délicat et adroit. Une lame mince et courte mesurant plus de 12 centimètres de long ou plus de 2 centimètres de large est difficile à manier. Une des lames les plus populaires est la “griffe” dont les variations (la griffe californienne et la griffe B) sont toutes deux minces, effilées et munies d’une fine pointe, donc idéales pour tout travail délicat et précis.

Les chasseurs de gros gibiers préfèrent une lame plus solide, telle celle en pointe de lance, qui est plus large et épaisse que la griffe, donc plus robuste. La lame en pied-de-mouton est la préférée des marins et des jardiniers, mais elle convient, grâce à son tranchant relativement plat et sa solide pointe, à n’importe quel usage de plein air. Généralement plus courte, la lame Spey ressemble à un scalpel de chirurgien. Appréciée surtout par les fermiers et les bouviers, elle est probablement de toutes les lames à usage général la moins pratique, à moins que le couteau de poche n’en comporte une ou deux autres. La lame ordinaire est moins utilisée que la griffe ou la lance, mais son embase relativement épaisse lui confère beaucoup de robustesse. Conçue spécialement pour les gros travaux, elle laisse toutefois beaucoup à désirer lorsque vient le moment de dépiauter le gibier ou de tailler des copeaux. Enfin, rien de mieux pour le nettoyage des poissons que le couteau à filet dont la lame longue, mince et assez flexible est, à l’encontre de toutes les autres, toujours faite d’acier inoxydable.

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Les couteaux de poche

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Le couteau de poche offre une (ou plusieurs) lame qui est protégée lorsqu’on ne s’en sert pas. Ainsi, non seulement peut-on toujours garder le couteau de poche dans une poche de pantalon ou dans un étui à la ceinture, mais ses lames excellent à n’importe quelle coupe, même celle fort délicate du dépiautage et du dépeçage. La plupart des couteaux de poche présentent un désavantage mineur: on a besoin, pour les ouvrir, de ses deux mains.

Un couteau de poche consiste généralement en un certain nombre de plats à 1 ou 2 ressorts (tout dépendant du nombre de lames qui y sont attachées) qui en forment l’armature, de lames et, enfin, de 2 châsses latérales qui enserrent l’assemblage de plats et de lames, le tout maintenu par des goupilles en forme de rivet, celles des extrémités faisant aussi office de pivots pour les lames. Le plus souvent, on recouvre les châsses de coquilles décoratives, coiffant aussi les extrémités de renforts pour en augmenter la solidité et l’équilibre. Bon nombre de couteaux de poche de qualité supérieure conçus pour le grand air sont aussi pourvus d’une lame à cran d’arrêt, dont le dispositif de sûreté barre automatiquement la lame aussitôt qu’on la relève, l’empêchant ainsi de se refermer accidentellement. Les modèles grand format de ces couteaux à arrêt de sûreté (connus aussi comme “chasseurs pliants”) sont aussi solides et sûrs que les couteaux à gaine.

À vérifier à l'achat: Vérifiez les châsses et les renforts: s’ils sont le moindrement lâches ou desserrés, passez au couteau suivant. Les châsses d’un bon couteau devraient être en cuivre, en nickel ou en acier inoxydable. On se sert aussi du Micarta (m.d.) dans la fabrication de couteaux légers. Les châsses des couteaux de poche bon marché sont soit en acier plaqué, soit en acier de carbone. Quant aux renforts, les meilleurs sont faits de cuivre, quoiqu’on utilise assez souvent le nickel, l’argent et l’acier inoxydable. Les renforts des couteaux bon marché sont parfois faits d’un métal mince fort enclin à rouiller et à s’ébrécher.

Les bons couteaux sont munis à une extrémité d’un anneau de cuivre qui passe à travers toute l’épaisseur de l’armature. La majorité des sportifs chevronnés préfèrent garder leur couteau dans un étui accroché à la ceinture ou dans leur poche, de préférence une poche fermée par un rabat à bouton. Toutefois, la boucle d’amarrage est fort commode pour ceux qui se promènent en canot, car elle leur évitera de laisser échapper le couteau par-dessus bord.

Les couteaux à gaine

Les couteaux à gaine (ou craft) ont un avantage: lorsque les doigts sont engourdis par le froid, ils sont faciles à utiliser et on peut s’en servir aussitôt qu’on les retire de leur étui. Ils sont plus durables et plus faciles à nettoyer. Leur seul inconvénient est qu'ils n’offrent qu’une seule lame.

La majorité des couteaux à gaine sont munis d’une garde: une saillie métallique fixée à la base de la lame pour empêcher les doigts de glisser sur le tranchant.

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L’émoulage de la lame doit être, bien entendu, lisse et propre, et on doit vérifier la façon dont cette dernière est attachée à la poignée; par exemple, sa soie (partie de la lame qui est située dans la poignée) doit traverser la poignée d’un bout à l’autre et s’emboîter fermement dans le pommeau. La garde devrait être absolument rigide.

Certaines gaines ne logent que la lame, maintenant la poignée en place à l’aide d’une boucle de cuir et d’un bouton-pression. Si ce dernier se détache facilement, on risque de perdre son couteau. Les gaines de type scandinave logent aussi bien la poignée que la lame. Mais quelle que soit la gaine, il faut d’abord s'assurer que le couteau s’y loge fermement, tout comme un revolver dans son étui.

L’usage et la sécurité

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Il est important de maintenir le couteau bien affûté afin que la coupe se fasse régulièrement, sans à-coup. Un couteau dont la lame ne coupe pas est dangereux car il va glisser plutôt que couper et il va falloir mettre plus de force pour couper. Un couteau bien affûté peut aussi blesser. En règle générale, il faut couper en partant de soi pour aller vers l’extérieur. Ainsi, un couteau qui glisse ne blessera pas. Il faut éviter de diriger le couteau vers soi, ou de se servir de son pouce pour bloquer un petit objet à couper.

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Lors de déplacement, le couteau doit être replié ou placé dans sa gaine. Il est déconseillé de lancer un couteau car le choc risque de le briser en plus du danger de le perdre. On ne devrait jamais le planter dans le sol car le tranchant de la lame s’abîmera.

Lorsqu’on passe un couteau à une autre personne, il ne faut jamais le présenter la lame en avant car il y a danger de blessure pour l’autre personne. Il faut tendre le couteau, la poignée vers l’autre, en le tenant par la lame, sans mettre les doigts sur le tranchant et en faisant attention à ne pas se couper soi-même.

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L’entretien et l’affûtage

L’affûtage des couteaux est simple; inutile de chercher des solutions faciles.

Abstenez-vous des affûteuses électriques sèches; quoique rapides, elles abîment le tranchant en quelques secondes en le surchauffant. Moins dangereuse, la meulière est toutefois trop grossière pour une lame fine. Une lime ne convient pas davantage. Il ne reste, pour bien aiguiser votre couteau, qu’à trouver la pierre à affilage qui lui convient.

Si vous aimez prendre bien soin de vos outils, procurez-vous 1 ou 2 pierres Washita faites de novaculite, une roche siliceuse et granulée. Il serait préférable d’utiliser pour l’affûtage initial une pierre Arkansas douce et de polir ensuite la lame avec une pierre Arkansas à gros grains. Toutes les pierres Washita exigent que leur surface soit huilée, alors que l’eau suffit pour mouiller celle des pierres synthétiques.

Moins dispendieuses, les pierres synthétiques ont une face à grains moyens pour les lames très maltraitées et une autre à grains doux pour le polissage du tranchant.

Chaque pierre implique une technique d'affûtage qui lui est plus ou moins particulière. Pour une pierre de poche: mouillez-la, puis frottez-y la lame en la maintenant à un angle d'environ 15 degrés et toujours dans un mouvement de rotation, changeant occasionnellement la lame de face. Si le tranchant est légèrement encoché ou ébréché, commencez l'affûtage avec une pierre à gros grains et servez-vous ensuite du côté doux lorsque le tranchant sera suffisamment aiguisé.

Dans le cas d'une pierre Washita, imbibez-la de 2 ou 3 gouttes d'huile, puis faites glisser le tranchant en travers de la surface de la pierre, en le tirant vers vous depuis la garde jusqu'à la pointe comme si vous essayiez de couper une tranche mince dans la pierre. Tournez la lame de côté et répétez, en poussant cette fois dans le sens inverse. Si vous possédez une trousse à 2 pierres, commencez avec celle à gros grains, puis terminez l'affûtage avec la pierre douce.

Des barres de céramiques ou un fouet de métal (queue-de-rat) peuvent permettre de maintenir un tranchant adéquat.

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