The MobileFrontend should be working again on the ScoutWikis

Chronologie des éclaireuses et éclaireurs israélites de France

De Scoutopedia
Aller à : navigation, rechercher

Cet article liste la chronologie des Éclaireuses et éclaireurs israélites de France.

Chronologie

Les premières années

Insigne du patronage B.L.E.
Déclaration de constitution de l'association "les Éclaireurs Israélites de France, 1re Troupe de Paris"
article de l'univers israélite du 3 avril 1936
Premier insigne de promesse EIF
  • 4 février 1923 : première sortie du « groupe scout » avec Robert Gamzon (Castor Soucieux) comme chef de patrouille. Cette patrouille est créée au sein du patronage B.L.E. (Boursiers & Lauréats des Écoles).
  • 27 mai 1923 : à la fin d'une sortie du patronage B.L.E. au château de Versailles, pendant que les autres jeunes se restaurent, les sept premiers éclaireurs israélites de France de la patrouille des Bluets et leurs chefs Robert Gamzon (Castor soucieux) et André Kisler-Rosenwald (Cignogne souriante) font leur promesse dans la synagogue de Versailles en présence du grand rabbin Maurice Liber.
  • 21 février 1924 : constitution de l'association "les Éclaireurs Israélites de France, 1re Troupe de Paris" : la troupe David (Roland Mossé président et chef religieux, Georges Hergès secrétaire et chef technique, Robert Gamzon trésorier et chef délégué).
Premier insigne louveteaux EIF
  • 1926 : Première section d'éclaireuses Suffren-Déborah. Création de la troupe Samuel, 2e Paris. Naissance du groupe local de Tunis.
  • 1927 : Création juridique du mouvement. Élaboration des statuts qui resteront en vigueur jusqu'en 1946.
  • 1928 : Premier Conseil National à Heiligenberg. Accueil des éclaireuses israélites au sein de la Fédération française des éclaireuses (F.F.E.) avec la création de la section I (pour israélite), en plus des sections U (pour unioniste = protestante) et N (neutre). Naissance du groupe local de Strasbourg.
  • 19301940 : Aide à l'insertion des immigrants juifs d'Allemagne et d'Europe de l'Est en leur apprenant un métier dans des ateliers professionnels (reliure, menuiserie, cuir...).
  • 1931 : Les E.I.F. sont agréés par le Ministère de l'Instruction Publique. Camp mondial de la jeunesse juive à Colleville.
  • 1932 : 3e Conseil National à Moosch (Vosges) — Définition du minimum commun d'éducation juive qui inspire encore aujourd'hui l'action et les pratiques religieuses des E.E.I.F.
  • 1933 : Création de la troupe-école de Montserval (programme sur deux ans de formation permanente toutes branches pendant l'année et camp d'été de chefs).
  • 1934 : 4e Conseil National « Avoda » (travail).
  • 1935 : Inauguration de la Cité de la rue Vital à Paris : première maison de jeunesse EI.
  • 1935 : Robert Gamzon propose à Edmond Fleg d'être le président des E.I.F. Celui-ci accepte en déclarant : « tous les enfants juifs, quelle que soit leur éducation familiale et juive, doivent pouvoir être E.I. Aucun cloisonnement n'est admissible.» (cité par Isaac Pougatch dans "Un bâtisseur Robert Gamzon" - édition STE Paris, 1971). Chef Fleg sera président des E.I.F. jusqu'en 1949.
  • 1937 : Pour la première fois, une délégation E.I.F. participe à un jamboree mondial, celui de Vogelenzang (Pays-Bas).
  • Octobre 1938 : Ouverture de la Cité Ségur et de l'atelier coopératif de menuiserie.

Les années noires (1940-1945)

  • Mars 1939 : Création de la ferme-école de Saumur. À la déclaration de guerre, ouverture des centres d'évacuation d'où sortiront les maisons d'enfants et le centre professionnel de Moissac.
  • Août 1940 : Malgré l'occupation du pays par les nazis, les E.I.F. se rassemblent à Viarose et proclament le maintien des activités du mouvement.
  • En zone nord, sous la direction de Fernand Musnik (qui sera arrêté à son poste et déporté en 1943), la province de la Seine est active malgré les interdictions de la Gestatpo et les déportations.
  • Janvier 1941 : les « défricheurs » de Viarose déménagent à Lautrec jusqu'en 1943, date où ils se transformeront en compagnie Marc Haguenau (maquis EIF)
Insigne EIF en 1940
  • 29 novembre 1941 : par une loi du gouvernement de Vichy, le mouvement des éclaireurs israélites de France est dissout comme toutes les organisations juives non cultuelles. Le président du scoutisme français, le général Joseph Lafont, obtient des autorités de Vichy que les EIF, bien que ne faisant plus officiellement partie du scoutisme français, puissent continuer leurs activités scoutes sous le contrôle du scoutisme français.
  • Bravant la dissolution, dix chantiers ruraux réunissent 300 « défricheurs ».
  • Avril 1941 : Camp des chefs à Beauvallon (Var)
  • Mai 1941 : Ouverture du groupe rural de Talluyers (Rhône) dirigé par Chameau...
  • 1942 : Camp de formation de chefs à Lautrec.
  • Septembre 1942 : La « Sixième », organisation clandestine de sécurité, d'auto-défense, de planquage et de fabrication de faux papiers sauve des jeunes juifs par milliers.
  • 5 janvier 1943 : par un simple courrier adressé au directeur de l'UGIF, Louis Darquier de Pellepoix, Commissaire général aux questions juives, ordonne « d'assurer une dissolution effective et immédiate des EIF et d'interdire leur regroupement sous une forme quelconque » (souligné dans le document original). Cette dissolution ne fait qu’accélérer le passage de ce mouvement à la clandestinité. Samy Klein, aumônier de la jeunesse est fusillé parmi d'autres. Cent dix chefs et commissaires ne reviendront pas de déportation ou tomberont dans les combats de la Libération.
  • 19 juin 1943  : création des Éclaireurs israélites de France pour la région de l'Afrique du Nord, siège à Alger chez M. Moatti, 3, rue Dumont d'Urville[1].
  • Été 1943 : Quatre camps de formation de chefs au lieu-dit "Dieulidou", commune d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), (dont la quasi-totalité de sa population sera fusillée ou immolée par le feu dans l'église le 10 Juin 1944 par des éléments de la division SS "Das Reich", remontant vers le front de Normandie).
  • Mars 1944 : le 7e Conseil national de Die interrompt ses travaux pour fuir dans la montagne, menacé par l'arrivée d'un détachement allemand dans la région.
  • Aînés et chefs se regroupent dans le maquis de la montagne Noire (Tarn). Castor prend le commandement de la compagnie Marc Haguenau (Secrétaire général du mouvement fusillé par les Allemands). Gilbert Bloch et huit autres de ses camarades sont tués lors de l'attaque du maquis le 8 août 1944. La compagnie participe à la libération de Mazamet et de Castres, est intégrée à la Première armée et prend part, jusqu'au lac de Constance, aux combats de la Libération.

La reconstruction d'une communauté décimée

  • Juillet 1945 : le camp national du Chant nouveau au Chambon-sur-Lignon regroupe 2000 EI.
  • Août 1947 : Montée en Israël de cadres du mouvement (dont deux anciens de Lautrec Maurice et Annette Bernsohn) qui partent pour aider à la construction de l'état. Sur une colline dominant la route d'accès à Jérusalem près d'Abu Gosh, ils créent un début de kibboutz Neve Ilan.
  • Juillet 1953 : Camp national du 30e anniversaire à la Baraque-en-Vercors. Le camp des Sept Ponts réunit routiers et chefs uniquement. « Sept Ponts » parce que le terrain de camp est jalonné de sept ponts, des constructions dans la plus pure tradition scoute. Il y eut aussi pour tous dans les Arènes de Lutèce à Paris un Grand Jeu dramatique, un spectacle de mimes et de foulards.
  • Création de l'école Gilbert Bloch à Orsay pour former les futurs cadres d'une communauté décimée. Cette école est dirigée par Robert Gamzon, puis Jacob Gordin, enfin Léon Ashkénazi (Manitou).
  • Création du Service social des Jeunes (SSJ) pour l'aide à la recherche d'emplois.
  • Création de l'Association des Maisons d'Enfants (AME à Moissac/Laversine).
  • 19501960 : Participation à l'accueil des jeunes et aide à l'intégration des Juifs d'Afrique du Nord. — Actions en faveur du Tiers-monde (voyages humanitaires, collectes d'argent, envois de vêtements et de médicaments au Sénégal, Cameroun…).
  • 1963 : création du DEJJ en France, à l'instigation des EIF. Camp National du 40e anniversaire avec les Mifalim (ateliers) et la RLCCCP rampe de lancement des Cheftaines de clans et Chefs de patrouilles.
  • 1964 : Lancement de la Promotion nationale des Cadres. Départ de la 1re promotion : les Harichonim; suivront les Bâtisseurs, puis les Kéfirim.
  • 1966: Conseil National difficile à Verberie (Cappy)
  • 1968 : Lancement d'une nouvelle proposition pour les 15-17 ans : « les Perspectives ».
Insigne EEIF en 1970

Le défi et les enjeux contemporains : entre tradition et modernité (1969-2009)

  • 1969 : Les éclaireurs israélites de France deviennent les éclaireuses & éclaireurs israélites de France lors du Conseil national de Port Mort. Officialisation de la nouvelle branche moyenne co-éduquée (12/15 ans) séparée de la branche Perspectives (15/17 ans) ; nouveau texte de Loi, de Promesse et nouvel uniforme.
  • 19601970 : Actions en faveur d'handicapés (intégration d'un groupe d'aveugles au sein des E.E.I.F.). Actions sociales, culturelles et éducatives en Israël et travail dans des villes de développement.
  • Octobre 1973 : Conseil National très agité au château d'Herbeys près de Grenoble, les traditionnalistes et pro-sionistes affrontent une tendance plutôt libertaire et a-sioniste.
Insigne EEIF en 1980
  • 19801990 : Actions pour les communautés juives en péril (URSS, Syrie, Éthiopie et Yougoslavie).
  • 1982 : Lancement de l'opération 'Hag Sameah le Pessa'h (confection et distribution de colis de nourriture pour aider les familles juives en difficulté à passer dignement la Pâque juive). Création du groupe Arc-en-ciel (Keshet) pour l'intégration de handicapés physiques et mentaux aux EEIF.
  • 2000 : Partenariat avec l'association « Little Dream » pour l'accueil d'enfants de familles nécessiteuses pendant les activités et les camps.
  • 2002 : Mise en place de visites régulières aux personnes âgées au moment des fêtes juives (Chabat, Sédèr de Pessa'h et de Roch Hachana, 'Hanouka, ...).
  • 2003 :
    • Partenariat avec l'association « Les Rendez-vous du cœur » à Jérusalem (soutien aux enfants des quartiers défavorisés de Jérusalem).
    • Création d'une Branche Aînée.
    • Les 80 ans du mouvement E.E.I.F. : un colloque sur l'engagement, un gala et un grand rassemblement national à Périgueux qui a réuni plus de 4000 EI de toutes les générations.
Logo de l'IFJS
  • 2007 : Au Jamboree mondial en Grande-Bretagne, participation d'EI à l'équipe d'animation IFJS de l'espace « judaïsme » dans la zone « Foi et croyances ».
  • 2008 : Une réflexion s'est engagée pour adapter le projet éducatif EEIF aux demandes des familles et des communautés : régionalisation, branche aînée, place des adultes dans l'association...
  • 2009 : Conseil National aux Baraques-en-Vercors « Éclairons notre avenir ». Réaffirmation des valeurs portées par les EI depuis leur création et de la centralité de la méthode scoute pour assurer leur transmission.

« Que la jeunesse créatrice de l'Éternel habite chacun de vos instants... Que jamais ni dans les pratiques de la religion, ni dans celle de la famille ou de l'amitié, ni dans l'accomplissement de vos devoirs de citoyens ou d'hommes, ni dans le plus humble travail, ni dans le plus humble plaisir, les froids mécanismes de l'habitude n'éteignent en vous l'étincelle créatrice qu'y alluma le reflet de la divinité. »

Chef Fleg


Ouvrages historiques


Éclaireuses et éclaireurs israélites de France Cet article fait partie de la série
Éclaireuses et éclaireurs israélites de France
Éclaireuses et éclaireurs israélites de France
Président : Jérémie Haddad
Commissaire général : Karen Allali
Commissaire2 : (aucun)
Tranches d'âge : Bâtisseurs (8/12 ans)Éclaireuses et éclaireurs (12/15 ans)Perspectives (15/17 ans)Compagnons (+18 ans)Aînés (... jusqu'à 120 ans !)
Organes : {{{organes}}}
Évènements : {{{évènements}}}
Centres : La Chapelle-en-ServalViarose
Publications :
Histoire : ChronologieDistinction
Associations adhérentes : {{{adhérents}}}
Personnalités : PrésidentsCommissaires GénérauxAutres personnalités...
Lois, promesses et engagementProgressions des branchesUniformeProjet éducatif

Notes et références


  1. Annonce parue dans l'édition du 1er juillet 1943 du Journal officiel de la République française qui parait à ce moment à Alger.